Le pétrole en forte en hausse, après plusieurs baisses successives

Après plusieurs semaines marquées par une tendance baissière, les cours du pétrole brut repartent à la hausse. Cette dynamique s’explique par une conjonction de facteurs géopolitiques et commerciaux, notamment la récente annonce américaine de sanctions contre les partenaires commerciaux de l’Iran.

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 12 janvier, que tout pays poursuivant ses échanges avec l’Iran s’exposera à des droits de douane de 25 %. Cette décision, entrée en vigueur immédiatement, cible notamment la Chine, principal client du pétrole iranien. En automne, Pékin importait environ 1,8 million de barils de pétrole par jour en provenance d’Iran, soit près de 2 % du marché mondial. Une suspension de ces livraisons aurait un effet similaire à un embargo complet, ce qui crée une pression immédiate sur l’offre globale.

Pétrole : le Brent et le WTI en nette progression

Mardi matin, vers 11h00 (heure de Paris), le baril de Brent (mer du Nord), pour livraison en mars, s’échangeait à 65,07 dollars, en hausse de 1,32 % sur la journée, selon les données publiées par Boursorama. Son équivalent américain, le WTI (West Texas Intermediate), enregistrait une progression comparable. En l’espace de cinq jours, le Brent a gagné plus de 7 %, effaçant les pertes cumulées du mois précédent. Sur un mois, la hausse dépasse 7,7 %.

Cette remontée s’inscrit dans un contexte de tension croissante entre Washington et Téhéran, qui fait craindre une contraction de l’offre disponible. il y a également le risque d'un conflit armé qui menace de stopper la production de pétrole et son introduction dans le circuit commercial.

Le gaz naturel européen également sous tension

Le gaz naturel n’est pas en reste. Le contrat à terme TTF néerlandais, référence pour l’Europe, a franchi les 31 euros/MWh, en hausse de 3,88 %. Plusieurs facteurs expliquent ce mouvement : des prévisions de froid hivernal, une baisse des réserves européennes, et la dépendance partielle de certains pays comme la Turquie au gaz iranien. En cas de suspension des importations iraniennes, la demande sur le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) pourrait s’intensifier.

Si la hausse actuelle confirme un retournement de tendance à court terme, les marchés restent exposés à une grande volatilité. Les évolutions futures dépendront de la réaction de la Chine, du maintien ou non de la trêve commerciale sino-américaine, ainsi que de l’évolution des tensions au Moyen-Orient. À moyen terme, la capacité de l’Iran à maintenir un niveau d’exportation stable reste une des inconnues majeures pour la stabilité des cours mondiaux.

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Source : ObservAlgerie

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