France : 3 Algériennes sans-papiers et leurs enfants se retrouvent à la rue

Arrivées en France en 2024 avec l’objectif d’assurer une meilleure scolarité à leurs enfants, trois mères algériennes vivent aujourd’hui sans domicile fixe à Lyon. En situation administrative irrégulière, elles cherchent uniquement un hébergement stable et la possibilité de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Ces trois femmes sont algériennes et sont arrivées en France au cours de l’année 2024. Leur projet commun était de s’installer durablement afin de permettre à leurs enfants d’accéder au système scolaire français. L’une d’elles témoigne être arrivée le 23 juillet 2024, seule, accompagnée de ses deux enfants âgés de 8 et 11 ans.

À leur arrivée, aucune d’entre elles ne disposait de titre de séjour. Elles ont néanmoins scolarisé leurs enfants à Lyon, notamment dans le 9ᵉ arrondissement. Leur situation administrative les a rapidement placées dans une grande précarité, sans accès légal au logement ni à l’emploi.

Des solutions d’hébergement temporaires et instables

Faute de logement, les trois mères algériennes et leurs enfants ont été hébergés successivement dans différents lieux. Selon leur témoignage accordé, vendredi 9 janvier 2026, au média Actu Lyon, elles ont dormi dans des écoles, des gymnases, des hébergements d’urgence et parfois chez des enseignantes de leurs enfants.

L’une d’elles explique avoir été hébergée à l’école Audrey-Hepburn, dans le 9ᵉ arrondissement de Lyon, du 27 septembre 2024 au 19 décembre 2025, grâce à l’aide du collectif « Jamais sans toit » et des équipes éducatives. Pendant les vacances de Noël 2025, la mairie de Lyon lui a financé un hébergement hôtelier dans le 8ᵉ arrondissement, solution qui a pris fin après quelques jours.

Une situation administrative qui empêche l’accès au travail

En l’absence de titre de séjour, ces femmes ne peuvent pas travailler légalement en France. Selon une membre du collectif « Jamais sans toit », elles effectuent parfois de petits travaux non déclarés, mais cette option reste limitée et risquée. Cette situation les prive de revenus stables et les empêche d’accéder à un logement autonome.

« Elles n’ont qu’une envie, c’est avoir un logement et travailler », indique la militante du collectif, précisant que ces Algériennes se disent prêtes à travailler dans des métiers en tension. Sans autorisation administrative, leurs démarches restent bloquées, malgré leur volonté affichée de s’insérer professionnellement.

Des mères et des enfants dans l’attente d’une solution durable

Aujourd’hui, leur quotidien est marqué par l’incertitude. L’une des mères algériennes explique avoir dormi dans un gymnase une nuit, puis chez une enseignante la suivante, sans savoir où elle et ses enfants passeraient la nuit suivante. Elles passent leurs journées avec leurs effets personnels dans des sacs, cherchant une solution d’hébergement.

Les enfants, tous scolarisés à Lyon, continuent de se rendre à l’école malgré ces conditions. Les trois femmes demandent un logement stable afin de mettre leurs enfants à l’abri et de pouvoir entamer des démarches pour travailler légalement. En attendant, elles dépendent de la solidarité locale et des dispositifs d’urgence, sans perspective immédiate de stabilisation de leur situation.

Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article !

Source : ObservAlgerie

Espace publicitaire · 300×250