
Le ministère de l’Éducation nationale algérien amorce une réforme profonde de l’examen du baccalauréat, dont l’application commencera dès l’année scolaire 2025/2026. Ce chantier, étalé sur quatre ans, prévoit des changements significatifs dans la structure et le contenu des épreuves. L’objectif affiché est de moderniser le système éducatif, de réduire la pression sur les élèves et d’aligner l’examen avec les standards internationaux.
Selon un article d'Echorouk, la réforme s'étendra jusqu'à la session 2029, avec une mise en œuvre graduelle pour préserver l’équilibre du système éducatif. Elle prévoit notamment de réduire la durée de l’examen, passant de cinq à trois jours, en supprimant les matières dites « non influentes », c’est-à-dire secondaires dans le parcours universitaire futur de l’élève.
Baccalauréat : recentrage sur les matières essentielles
Les élèves de terminale ne seront désormais évalués que sur les matières fondamentales de leur filière, tout en conservant des épreuves obligatoires en langue arabe, en français et en anglais. Les autres disciplines seront évaluées en cours d’année uniquement. Cette simplification vise à renforcer la concentration des candidats sur les savoirs jugés essentiels pour la suite de leur parcours.
Un nouveau baccalauréat sportif sera lancé, destiné à valoriser les talents dans le domaine physique. En parallèle, l’introduction de matières technologiques comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou la nanotechnologie est envisagée pour répondre aux évolutions du marché du travail.
L’une des innovations marquantes est l’instauration de la “carte de synthèse”, un outil destiné à prendre en compte les efforts de l’élève tout au long de l’année scolaire. Les candidats dont la moyenne du bac est entre 9,50 et 9,99/20 pourraient bénéficier de cet outil, en cas de bonnes performances au long de l'année, et ce, pour compenser légèrement leur performance à l’examen final.
Algérie : une réforme qui concerne aussi le BEM
Des ajustements sont également prévus pour le Brevet d’enseignement moyen (BEM), en Algérie. Parmi les options envisagées : prendre en compte la moyenne des quatre années du cycle moyen ou pondérer le résultat final par la moyenne annuelle.
Le système d’orientation des élèves sera numérisé et fondé sur les résultats dans les matières principales, remplaçant progressivement le système des tronc communs. Ce mécanisme ambitionne d’orienter les élèves selon leurs compétences réelles et leurs aspirations, limitant ainsi l’échec et le décrochage scolaire en Algérie. Cette réforme se veut structurante et mesurée, en réponse aux défis contemporains que rencontre l'école algérienne.
Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article !
Source : ObservAlgerie








