![THE MIST de Frank Darabont [Critique Blu-Ray]](https://freakingeek.com/wp-content/uploads/2025/12/TheMist-Banniere.jpg)

L’adaptation de The Mist de Stephen King par Frank Darabont ressort dans une nouvelle édition collector Ultra HD + Blu-Ray chez l’Atelier D’images.
Malgré son atroce visuel digne d’un Direct To Vidéo à petit prix que nous pouvions trouver il y a quelques années dans les supermarchés, c’est bien le célèbre The Mist de Frank Darabont qui se cache dans ce boitier. Pour un film ayant pour héros un illustrateur d’affiches de films inspiré par le regretté Drew Struzan, c’est bien dommage que l’éditeur L’Atelier D’Images n’a pas réussi à obtenir les droits de la véritable affiche du film pour son édition Ultra HD. Mais comme il ne faut pas juger un livre par sa couverture, il faudra faire de même pour cette édition collector qui sort ce mardi 2 décembre 2025 car son contenu vaut largement le coup ! Elle contient en effet les versions couleurs et noir & blanc du film accompagné d’une tonne de bonus qui la rendra indispensable pour tous les fans et permettra peut être de faire découvrir le film à certains de la meilleur des façons.
Alors que cette année 2025 voit s’enchaîner les nouvelles adaptations et les ressorties entre les films Marche Ou Crève et Running Man, la nouvelle série Ça : Bienvenue à Derry et le coffret Blu-Ray des Démons Du Maïs, à la sortie au cinéma de The Mist en 2007, nous nous étonnions déjà du rythme à laquelle sortaient les adaptations des romans de Stephen King. Alors que venait à peine de sortir quelques semaines auparavant l’adaptation de Chambre 1408, Frank Darabont revenait ici avec sa troisième adaptation d’une œuvre du Maître De L’Horreur après Les Evadés en 1994 et La Ligne Verte en 1999.

Adaptation d’une nouvelle écrite en 1976 mais publiée seulement en 1980, The Mist raconte l’histoire de David Drayton, un illustrateur vivant à Bridgton dans le Maine. Alors qu’une violente tempête a fait d’importants dégâts dans la ville, David va partir avec son fils se réapprovisionner au supermarché local. Mais pendant leurs courses, une brume va recouvrir la ville et tous ceux restés à l’extérieur vont se retrouver attaqués par des créatures. Coincés avec une trentaine de clients, il leur faudra s’organiser pour tenter de survivre et trouver un moyen de s’en sortir.
Étant donné que cette nouvelle édition de The Mist nous en donne l’opportunité, c’est en Noir & Blanc qu’il faut regarder le film. S’il a été tourné en couleurs, c’est la vision que Frank Darabont désirait pour son adaptation qu’il a imaginé comme un image aux films fantastiques des années 50. Ayant changé la fin de la nouvelle pour une dernière scène beaucoup plus pessimiste, il n’y a à l’époque que le producteur Harvey Weinstein pour financer cette adaptation, sans que l’on sache à l’époque ce qu’il lui vaut aujourd’hui d’être emprisonné. Leur seule condition était de faire de The Mist une série B tournée avec un budget extrêmement réduit. Cela rend cette version Noir & Blanc encore mieux adaptée avec une très belle image entre le classique des années 50 et le film indépendant américain. En plus de rendre les effets spéciaux un peu plus réussis, cela rend de nombreuses scènes encore plus inquiétantes non pas seulement pour les passages horrifiques mais aussi pour ceux de tension entre les survivants du supermarché.

Pour vraiment apprécier The Mist, il ne faut pas s’attendre à un véritable film d’horreur. Si elles représentent les scènes les plus impressionnantes visuellement, elles ne sont au final pas si nombreuses. L’histoire inventée par Stephen King et réimaginée par Frank Darabont veut avant tout démontrer qu’au delà de la menace que représente cette brume à l’extérieur, le plus dangereux sera la relation entre les survivants dans ce supermarché, démontrant une fois de plus la vraie nature humaine en cas de détresse. Des groupes se forment rapidement et finissent par s’affronter au lieu de penser à s’unir. Ces scènes d’affrontement seront bien souvent tout aussi tendues que celles où ils devront faire face aux différentes créatures qui peuplent cette brume.
En revoyant The Mist après bien des années, nous nous rendrons compte que le film est déjà un peu les prémices de la série The Walking Dead dont Frank Darabont fut l’un des instigateurs et le premier showrunner. Nous serons tout d’abord surpris d’y découvrir Melissa McCarthy alors juste petite actrice locale venue jouer le rôle émouvant d’une mère bravant la brume avant de devenir la célèbre Carol de la série. La surprise continuera en retrouvant Laurie Holden que le réalisateur avait en fait déjà dirigé dans son précédent film The Majestic avant de lui confier le rôle de la regretté Andrea puis Jeffrery DeMunn présent dans tous les films de Frank Darabont et devenu le fameux Dale. Il n’y a pas que les acteurs en commun car les effets spéciaux physiques des créatures sont réalisés par le studio KNB qui se sont occupés de la création de tous les zombies de The Walking Dead et se sont déjà surpassés pour ce film au budget pourtant réduit. Enfin la série et The Mist partagent la même désolante constatation que l’homme peut être un loup pour l’homme et qu’il n’y a pas besoin de monstres pour que ressorte le pire en eux.

Il n’y a pas que les futurs acteurs de The Walking Dead qui sont remarquables dans The Mist. Le rôle principal est en effet tenu par Thomas Jane alors connu pour avoir incarné The Punisher au cinéma qui montre ici une facette plus sensible d’homme qui va subitement se retrouver avec la responsabilité de tenter d’aider ce groupe de survivants. Parmi les autres acteurs marquant il y a Marcia Gay Harden génialement détestable en dévote dont le discours va semer la zizanie dans le groupe ainsi que Toby Jones dans un de ses premiers rôles remarquables.
Malgré un budget très limité de série B, Frank Darabont fait des miracles avec son adaptation de The Mist. Il signe un long métrage plein de suspense et à la réalisation dynamique grâce à une manière très originale de filmer avec plusieurs caméras qui nous tiendra en haleine tout du long avant une dernière scène choc surpassant la fin imaginée par Stephen King. Si la version couleur le fait ressembler aux autres adaptations un peu cheap des œuvres du romancier, la version Noir & Blanc lui donne une autre dimension qui mérite vraiment d’être découverte.

LE BLU-RAY : Sortant tout juste au bon moment alors que Frank Darabont a réalisé deux épisodes de la cinquième saison de la série Stranger Things qui semble s’être en partie inspirée de The Mist, cette nouvelle édition Ultra HD et Blu-Ray est tout bonnement indispensable pour les fans du film. Si nous n’avons pas pu voir la version Ultra HD rien que les Blu-Ray proposent une image impeccable. Il faudra se jeter avant tout sur la version Noir & Blanc à la photographie magnifique avant de revoir le film en couleur. Mais en plus ces deux versions du film, cette édition regorge d’excellents bonus reprenant un commentaire audio du réalisateur, de nombreux reportages sur le tournage, un entretien entre Frank Darabont et Stephen King et des scènes coupées déjà présents sur la première édition DVD ainsi qu’un long entretien inédit avec le réalisateur Julien Dupuy apportant son éclairage sur le film.
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