
On entend surtout parler de la hausse du prix de l’essence. C’est visible, immédiat, et ça fait mal au portefeuille. Mais ce serait une erreur de réduire la crise du Détroit d’Ormuz à son seul impact sur les carburants.
Ce qui se joue ici est d’une tout autre ampleur : une perturbation structurelle des chaînes d’approvisionnement mondiales, avec des effets en cascade sur des pans entiers de l’économie mondiale.
Le secteur du cycle arrive dans cette tempête dans un état déjà fragilise. Depuis 2022, le marché du vélo traverse une crise profonde, très différente de celle qui s’annonce. La différence est fondamentale : la crise 2022–2025 était une crise de la demande, avec trop de stock et pas assez d’acheteurs. La crise Ormuz est une crise de l’offre, avec des coûts de production et de logistique qui pourraient fortement augmenter.








