
<p>Un orage de grêle, un vrai, pas juste quelques billes de glace sur un pare-brise. C’est ce qui est venu balayer le quotidien du garage <strong>Rapide Auto 61</strong>, à Damigny, près d’Alençon, un vendredi 13 juin 2025. En quelques minutes, ce petit acteur de la réparation auto dans l’Orne s’est retrouvé frappé de plein fouet par un <strong>sinistre de grêle</strong> qui a mis son activité à l’arrêt et plongé son dirigeant dans des mois d’incertitude, selon <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/jai-tout-perdu-ce-garage-automobile-sinistre-apres-un-episode-de-grele-met-la-cle-sous-la-porte-pres-dalencon-c65a9dd4-1bcc-11f1-a3b0-65a4a3dce1a8?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Ouest France</a>.</p> <p>Derrière l’enseigne, il y a un homme : <strong>Edgar Hakobyan</strong>, gérant, et quatre salariés qui espéraient simplement pouvoir reprendre leur travail après l’orage. "J’ai tout perdu", confie Edgar Hakobyan, cité par Ouest-France. Des mots qui résument l’issue d’une histoire où l’on croise la grêle, les assurances, le <strong>tribunal de commerce d’Alençon</strong> et, au bout de la chaîne, une <strong>liquidation judiciaire</strong> qui en dit long sur la fragilité des petits garages.</p> <h2>Un sinistre de grêle qui fait vaciller Rapide Auto 61</h2> <p>Ce vendredi 13 juin 2025, l’<strong>épisode de grêle</strong> qui frappe Damigny ne touche pas seulement les toits des maisons et les voitures des particuliers. L’entreprise Rapide Auto 61 est "touchée par un <a href="https://www.autoplus.fr/pratique/grele-comment-limiter-les-degats-sur-votre-voiture-sans-abri-ferme-1386861.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">épisode de grêle</a> en juin 2025" et, derrière cette formule, il y a des dégâts qualifiés d’"importants" dans le dossier. L’activité s’arrête, le temps de constater les dommages, de déclarer le sinistre et d’attendre les décisions des assureurs, alors que chaque jour d’inactivité pèse un peu plus sur la trésorerie.</p> <p>Dans ce type de situation, les professionnels se tournent vers leurs contrats multirisques et les garanties d’"événements climatiques" proposées par leurs assureurs, comme la <strong>Matmut</strong> ou la <strong>Macif</strong>. Les déclarations doivent en général être faites rapidement, souvent sous cinq jours, pour enclencher expertises et indemnisations. Et là, autre réalité : en 2022, selon des données relayées par <strong>France Assureurs</strong>, plus d’1 million de sinistres liés à la grêle ont été recensés en France, pour environ 4,8 milliards d’euros de dommages. Une année record qui montre à quel point ces phénomènes saturent les circuits de gestion des sinistres.</p> <h2>Quand la liquidation judiciaire d’un garage révèle la fragilité du secteur</h2> <p>Dans le cas de Rapide Auto 61, l’entreprise "n’a pas pu se relancer" après l’orage de juin 2025. Face aux dégâts, aux charges fixes qui continuent à tomber et aux rentrées d’argent qui se raréfient, Edgar Hakobyan "a demandé une liquidation judiciaire de sa société au tribunal de commerce d’Alençon en janvier 2026". <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/le-berceau-de-renault-sport-alpine-de-viry-chatillon-menace-de-fermeture-1424198.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Quatre salariés sont concernés par cette fermeture</a>. Le scénario n’a malheureusement rien d’isolé : dans le commerce et la réparation de véhicules, 73,2 % des défaillances d’entreprises se terminent par une <strong>liquidation judiciaire</strong>, contre 66,7 % en moyenne tous secteurs confondus, selon des chiffres publiés par L’Argus. Autant dire qu’un choc de ce type peut faire basculer très vite une structure déjà sous pression.</p> <p>Et encore, la grêle ne touche pas seulement les bâtiments ou le matériel. La <strong>Fédération Nationale de l’Automobile (FNA)</strong> alerte sur un autre effet boomerang : après un orage, <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/sa-voiture-est-introuvable-apres-les-inondations-son-assurance-ne-veut-pas-lindemniser-1431542.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">une partie des automobilistes est orientée par les assureurs</a> vers des plateformes ou des réseaux de réparateurs partenaires. Cela peut priver les garages de proximité, déjà sinistrés, du flux de véhicules qui aurait pu les aider à rebondir. Lors d’un épisode récent dans le sud-ouest en mai 2025, le groupe <strong>Covéa</strong> a par exemple enregistré environ 1 500 dossiers "grêle auto" en deux jours, et <strong>BCA Expertise</strong> a dû traiter près de 3 000 véhicules à expertiser. Derrière ces chiffres, ce sont des ateliers saturés, d’autres qui sont contournés, et un tissu de petites entreprises qui doit encaisser des <strong>risques climatiques</strong> appelés à se répéter : France Assureurs projette 143 milliards d’euros de sinistres liés aux événements naturels entre 2020 et 2050, soit une hausse de 93 % par rapport à 1989–2019. Une perspective qui laisse peu de marge d’erreur aux garages comme Rapide Auto 61.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/son-garage-est-place-en-liquidation-judiciaire-en-raison-de-la-grele-1432329.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/son-garage-est-place-en-liquidation-judiciaire-en-raison-de-la-grele-1432329.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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