
<p>C'est via un document déposé auprès de la SEC, le régulateur américain des marchés financiers, que <a href="https://www.autojournal.fr/actu/justice-goodyear-responsable-plusieurs-accidents-mortels-382243.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown#item=1" target="_blank" rel="noopener">Goodyear</a> a choisi de communiquer sur cette restructuration. Pas de conférence de presse, pas de déclaration tonitruante : le groupe parle de <em>"plan de rationalisation"</em>, d'<em>"amélioration de la structure de coûts"</em> et de <em>"fluidification du modèle de distribution"</em>.</p> <p>Derrière ces formules, <strong>environ 600 suppressions de postes dans plusieurs pays européens</strong> (et moyen-orientaux ou africains, la zone EMEA étant large) partiellement compensées par la création de 200 nouveaux postes. Le solde net : <strong>400 emplois en moins, d'ici à 2028</strong>.</p> <p>Contacté par l'AFP pour préciser quels pays seraient concernés, Goodyear n'a pas répondu. Le groupe dispose d'installations en France, Belgique, Allemagne, Pologne, Finlande, Pays-Bas, Luxembourg, Serbie, Slovénie et Turquie. Les salariés de ces sites sont donc fondés à s'interroger.</p> <h2>Des chiffres qui expliquent la démarche</h2> <p>Le contexte financier éclaire en partie cette décision. En 2025, Goodyear a essuyé <strong>une perte nette de 1,71 milliard de dollars</strong>, contre un bénéfice de 46 millions l'année précédente. Le chiffre d'affaires global a lui aussi reculé, passant de 18,88 à 18,28 milliards. La zone EMEA fait figure d'exception relative, avec un chiffre d'affaires en légère progression à 5,55 milliards, mais cela n'a visiblement pas suffi à la mettre à l'abri des arbitrages du siège américain.</p> <p>Le groupe table sur une charge totale de 100 à 110 millions de dollars liée à cette restructuration, étalée jusqu'en 2029. En contrepartie, il anticipe un effet positif sur le bénéfice opérationnel de 35 à 40 millions dès 2028, puis environ 50 millions par an. Une logique d'investissement à moyen terme, qui ne rend pas le processus moins douloureux pour ceux qui en font les frais.</p> <h2>Un groupe sous pression dans un secteur qui se transforme</h2> <p>Goodyear n'est pas un cas isolé. L'industrie du pneumatique, <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/les-licenciements-massifs-ne-sont-pas-la-solution-pour-sauver-les-constructeurs-1422621.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">comme l'ensemble de la filière automobile</a>, traverse une période de mutations profondes : électrification des véhicules, évolution des comportements de mobilité, concurrence accrue des fabricants asiatiques. Dans ce contexte, les grands groupes occidentaux révisent régulièrement leurs organisations.</p> <p><a href="https://www.autoplus.fr/actualite/un-grand-fabricant-de-pneus-dans-le-viseur-de-la-justice-des-gommes-defectueuses-a-lorigine-daccidents-mortels-1376854.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Le fabricant américain</a> emploie encore 63 000 personnes dans le monde et exploite 49 sites de production dans 19 pays : il reste un acteur de premier plan, <strong>mais manifestement contraint d'ajuster sa voilure</strong>. Reste à savoir, pour les équipes européennes, ce que cela signifie concrètement pour leur quotidien.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/ce-fabricant-de-pneus-taille-dans-ses-effectifs-europeens-1432412.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/ce-fabricant-de-pneus-taille-dans-ses-effectifs-europeens-1432412.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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