
<p>Le moteur qui ronronne, la poussière qui s’élève derrière les roues, et au loin les dunes du <strong>Maroc</strong>. Pendant près de deux semaines, <strong>Alexandre Brillant</strong> et <strong>Julien Bance</strong> ont laissé de côté les amphis de l’ITII de Beauvais pour monter dans leur <strong>Renault 4L</strong> et prendre le départ du <strong>4L Trophy</strong>. Au programme : des milliers de kilomètres entre l’<strong>Oise</strong>, Biarritz, l’Espagne et le désert marocain, avec pour seul cap la boussole, le roadbook… et l’envie d’aller au bout.</p> <p>Selon <a href="https://www.lebonhommepicard.fr/4l-trophy-avrechy-voiture-maroc/?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Le Bonhomme Picard</a>, tout commence un dimanche de février à Avrechy, en mode road-trip étudiant. "Je suis parti le dimanche 15 février 2026 d'Avrechy. Avec Julien, on a rejoint un autre équipage à Gournay-en-Bray pour faire la route ensemble. C'est un équipage de notre classe. On est resté quasiment toute l'aventure ensemble", raconte Alexandre Brillant au "Bonhomme Picard". Sur le papier, l’objectif semblait simple : rallier Marrakech et rentrer avec leur 4L. Sauf que cette fois, <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/une-voiture-de-police-retournee-apres-un-accident-sur-les-quais-de-grenoble-1432328.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">rien ne s’est tout à fait passé comme prévu</a>…</p> <h2>Du départ d’Avrechy aux dunes du Maroc, un 4L Trophy plein de surprises</h2> <p>Sur la route du point de ralliement, les deux étudiants choisissent de ménager leur monture. "On a voulu prendre le temps de descendre, donc on a fait un arrêt à Ambroise puis un autre à Bordeaux. Avec le recul, <a href="https://www.autoplus.fr/destins-automobiles/renault-4l-pourquoi-elle-a-motorise-la-france-et-pourquoi-elle-revient-aujourdhui-1425100.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">on a bien fait de ménager nos 4L</a>". Direction Biarritz, où les voitures passent un contrôle complet avant le raid. "C'est aussi là que l'on dépose les denrées alimentaires pour la Croix-Rouge pour repartir un peu plus léger. Je crois qu'on avait environ 12 kilos", se souvient l’étudiant. Les mécanos repèrent déjà un point faible : "Les mécaniciens nous ont conseillé de changer 2 amortisseurs arrières pour plus de sécurité". Et comme si ça ne suffisait pas, la tempête Pedro vient chambouler le programme, le grand départ officiel est annulé et les équipages doivent filer vers l’Espagne par leurs propres moyens, avec un bivouac glacé au menu : "On a fait deux arrêts en Espagne et un petit bivouac entre nous, sous -4 °C. Les 4L étaient bien gelées". Au port d’Algésiras, nouvelle alerte sous le capot : "On tournait sur trois cylindres, on avait une grosse perte de puissance. Finalement, on a diagnostiqué une bougie qui avait lâché".</p> <p>Une fois la Méditerranée derrière eux, cap sur le désert. Après plusieurs heures de route au <strong>Maroc</strong>, Alexandre et Julien découvrent enfin le premier bivouac. "On est arrivés dans les derniers et en arrivant, on a vu des centaines de 4L. C'est impressionnant, et il n'y en a pas une qui ressemble à une autre", décrit le jeune homme. Les jours s’enchaînent entre routes de montagne, pistes caillouteuses et dunes à perte de vue, guidés par le roadbook et la boussole. La mécanique rappelle vite qu’une 4L reste une mamie : en plein hors-piste, la plaque de protection métallique se fait la malle. "On a passé la soirée à la remettre", raconte Alexandre Brillant. Le <strong>raid solidaire</strong> prend aussi tout son sens quand les équipages distribuent des fournitures scolaires aux enfants : "Il y avait des ateliers pour dessiner ou colorier avec eux. C'était très sympa". Au milieu de tout ça, un moment à part pour Alexandre : son anniversaire, le 26 février 2026, fêté loin de l’Oise dans un petit riad loué avec d’autres "trophistes", pour échapper au vent et au froid du bivouac. "L'hôte nous a raconté ses histoires, et on a mangé de la nourriture faite maison. Cet anniversaire, il est inoubliable".</p> <h2>Arrivée à Marrakech… puis le joint de culasse qui les laisse sans leur 4L</h2> <p>Au terme de cette traversée du désert, l’arche d’arrivée finit par se dresser devant eux. Le duo picard parvient à rejoindre la ligne finale à <strong>Marrakech</strong>. "On est arrivés sous la grande arche du 4L Trophy. On avait un jour et demi libre pour découvrir la ville", sourit l’étudiant. De quoi profiter un peu de la parenthèse marocaine : "Le premier soir, on est sortis, mais dès le lendemain matin, à 9h, on était dehors pour découvrir la ville, les jardins, le souk". Côté classement, pas de folie, mais ce n’était pas le sujet : l’équipage termine autour de la 500e place, avec quelques kilomètres de pénalité. "Julien avait oublié d'accrocher sa ceinture et s'est fait prendre... Mais le but était surtout de finir le <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/renault-4l-recolter-275-000-euros-cancer-1410536.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">4L Trophy</a> et de profiter. On savait que la voiture n'était pas préparée à 100 %", reconnaît Alexandre Brillant. Le contrat semble rempli, la <strong>Renault 4L</strong> a tenu jusqu’à Marrakech, le rêve de désert est coché.</p> <p>C’est sur le chemin du retour que tout bascule vraiment. En Espagne, alors que l’aventure est officiellement terminée, le <strong>joint de culasse</strong> rend les armes. "On fumait blanc, il y avait de l'huile dans le liquide de refroidissement. On n'avait pas les compétences ni les outils pour réparer". La 4L est immobilisée sur place, impossible de repartir par la route. Les deux étudiants, eux, sont rapatriés en avion, sans leur fidèle voiture. Reste maintenant à organiser son retour, car pour Alexandre, pas question de l’abandonner là-bas : "J'aimerais la garder. C'est une belle voiture de collection et on a plein de souvenirs dedans". Au-delà des kilomètres, l’expérience a laissé une marque profonde : "On sort vraiment de sa zone de confort. C'est une aventure inoubliable dont on pourra longtemps parler".</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/de-retour-du-4l-trophy-du-maroc-sans-leur-4l-1432361.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/de-retour-du-4l-trophy-du-maroc-sans-leur-4l-1432361.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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