Quand la NASA aide Ferrari sur sa nouvelle voiture électrique
<p>Voir le nom de la <strong>NASA</strong> accolé à celui de <strong>Ferrari</strong>, ce n’est pas vraiment ce qu’on imaginait en pensant à la première <strong>voiture électrique</strong> de Maranello. Et pourtant, pour la future <strong>Ferrari Luce</strong>, la marque italienne a fait appel aux données de l’agence spatiale américaine pour travailler… la façon dont la voiture accélère. Pas pour en rajouter une couche en chiffres, mais pour que la poussée reste supportable et agréable pour un conducteur lambda, selon <a href="https://www.autonews.fr/actualite/comment-la-nasa-a-t-elle-aide-ferrari-a-resoudre-lun-des-plus-gros-problemes-de-sa-premiere-voiture-electrique-144145?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Autonews</a>.</p> <p>Car avec un crossover 4 places, 100 % batterie, doté de quatre moteurs électriques pour plus de 1 000 ch en mode boost, un 0 à 100 km/h autour de 2,5 s et une batterie d’environ 122 kWh en 880 V annoncée pour plus de 530 km d’autonomie WLTP, la Luce coche toutes les cases de l’hypercar moderne. Le risque, c’est l’"effet catapulte" que l’on connaît déjà sur certaines sportives électriques. Et c’est précisément là que la NASA entre en jeu, pour aider Ferrari à dessiner une <strong>courbe d’accélération</strong> qui remue, mais sans transformer chaque départ arrêté en test de centrifugeuse.</p> <h2>Quand la NASA s’invite chez Ferrari pour dompter l’accélération électrique</h2> <p>Au départ, les ingénieurs de Maranello sont partis d’un constat simple : une poussée trop brutale devient vite désagréable, et une accélération trop linéaire finit par être ennuyeuse. Avec le couple instantané des moteurs électriques, une pression franche sur l’accélérateur peut coller le conducteur et ses passagers au fond des sièges de façon très violente. Sur une voiture aussi puissante que la Luce, Ferrari ne voulait ni de cette brutalité permanente, ni d’un comportement mollasson qui trahirait le blason.</p> <p>La NASA, elle, dispose d’une montagne de données sur les seuils de tolérance du corps humain face aux forces d’accélération, accumulées dans des contextes bien plus extrêmes que la route. Ces informations servent à préparer les astronautes aux phases de décollage, de rentrée atmosphérique ou de manœuvres soutenues. Ferrari s’est servi de ces données pour calibrer la réponse de son groupe motopropulseur : à quel rythme la poussée doit-elle monter, combien de temps elle peut rester à un certain niveau, comment éviter qu’un conducteur soit bousculé ou déstabilisé l<a href="https://www.autoplus.fr/pratique/limitation-de-vitesse-mal-signalee-doit-on-respecter-les-regles-1429453.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">ors d’une forte accélération</a>. L’objectif est clair : garder l’effet "waouh" d’une supercar électrique, sans que le corps lâche avant le cerveau.</p> <h2>Ferrari Luce : une voiture électrique pensée autour du conducteur</h2> <p>Ce travail sur la façon dont la puissance arrive s’accompagne de choix techniques assez inédits. Sur la plupart des sportives zéro émission, les palettes derrière le volant servent à régler la récupération d’énergie au freinage, plus ou moins forte. Dans la Luce, elles n’agissent pas sur la régénération, mais sur la répartition du couple entre les roues. Le conducteur ne change plus de rapport, mais il garde un geste actif pour influencer le comportement de la voiture, en modulant directement la façon dont les quatre moteurs poussent. Une manière de retrouver un peu de la gestuelle d’une <a href="https://www.autoplus.fr/pratique/boite-automatique-consomme-t-elle-vraiment-plus-quune-boite-manuelle-1328731.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">boîte de vitesses traditionnelle</a>, alors même qu’il n’y a plus de boîte.</p> <p>Ferrari a aussi beaucoup réfléchi à ce que l’on entend à bord. Le PDG Benedetto Vigna ne veut pas d’un faux V8 ou d’un faux V12 qui hurle dans les haut-parleurs. La marque préfère travailler les fréquences naturelles du groupe motopropulseur électrique pour construire une signature sonore propre à la Luce, agréable, reconnaissable, mais assumée comme électrique. Dans l’habitacle, cette philosophie "centrée sur l’humain" se retrouve dans le travail du studio LoveFrom de Jony Ive, avec un mélange d’écrans OLED et de nombreux boutons physiques pour éviter le tout-tactile et limiter la distraction.</p> <h2>Une Ferrari électrique très puissante, mais qui s’assume imparfaite</h2> <p>Côté usage, Ferrari annonce une autonomie qui dépasse les 500 km, dans la lignée des plus de 530 km WLTP évoqués pour la batterie de 122 kWh. De quoi envisager de longs trajets sans stress, ce qui colle bien au format de crossover 4 places, plus "au quotidien" que les berlinettes thermiques radicales. Ferrari reste pourtant lucide sur <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/ferrari-chambre-lamborghini-sur-la-voiture-electrique-1429208.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">les limites de cette première électrique</a> : la Luce n’est pas conçue pour le circuit. Les contraintes liées au poids et à l’échauffement des batteries lors d’un usage intensif et répété restent bien présentes, même à ce niveau de technologie.</p> <p>Le calendrier, lui aussi, montre cette approche prudente. L’habitacle et le nom Luce ont été dévoilés le 9 février 2026, la première mondiale est annoncée pour le 25 mai 2026, une présentation technique détaillée est programmée pour le 9 octobre 2026, et la commercialisation doit suivre en 2027. Entre la NASA pour l’accélération, le design d’interface signé LoveFrom et une mécanique électrique assumée, Ferrari cherche clairement à recréer de l’émotion là où il n’y a plus de cylindres. Reste en toile de fond une question que beaucoup de passionnés se posent déjà : sans le son, les vibrations et les rapports, chacun devra décider si cette Luce est, pour lui, toujours une Ferrari.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/quand-la-nasa-aide-ferrari-sur-sa-nouvelle-voiture-electrique-1432362.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/insolite/quand-la-nasa-aide-ferrari-sur-sa-nouvelle-voiture-electrique-1432362.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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