
<p>En France, et même ailleurs en Europe, le phénomène du squat prend de l’ampleur. Des logements, des bâtiments, des péniches, parfois même des piscines privées ou des campings, sont occupés par des personnes <strong>qui n’en sont pas propriétaires. </strong>Bien souvent, ces occupations illégales <a href="https://www.melty.fr/divers/attention-ce-type-dhabitation-attire-les-squatteurs-en-2025-2242672.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">ont lieu pendant les périodes creuses,</a> notamment lors des départs en vacances. Une réalité qui inquiète, choque parfois, et alimente de nombreux débats. Récemment, les équipes de TF1 Info ont relayé l’histoire de Gérard, un Parisien propriétaire d’une péniche amarrée au port de l’Arsenal, au pied de la Bastille. Depuis plus de quinze ans, ce bateau faisait partie de sa vie. Mais il y a quelques jours, un inconnu <strong>s’y est introduit illégalement.</strong> L’alerte a été donnée vers 5 heures du matin, lorsqu’une épaisse fumée a été aperçue s’échappant du bateau. À l’intérieur, un incendie a ravagé l’espace de vie.</p> <h2>Derrière l’illégalité, des parcours brisés : quand le squat devient une question de survie</h2> <p>Le squatteur a été interpellé par les forces de l’ordre, une procédure judiciaire est en cours, mais pour Gérard, le choc est immense. Les dégâts sont colossaux. La remise en état de la péniche coûtera plusieurs centaines de milliers d’euros.La loi est pourtant claire : ces infractions sont <a href="https://www.melty.fr/societe/expulsion-des-squats-et-prison-ferme-voici-comment-la-loi-securite-va-punir-les-mauvais-payeurs-dans-ce-pays-2286964.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">passibles de 45 000 euros d’amende et de trois ans de prison.</a> Mais <strong>tous les squats ne se ressemblent pas. </strong>Lucas (prénom modifié) a aujourd’hui 28 ans. Il s’est retrouvé à la rue en il y a quelques années, à seulement 19 ans, après avoir perdu son logement faute de moyens financiers. Sa mère était décédée quelques années plus tôt.</p> <p>Sans garant, sans épargne, <strong>impossible pour lui de louer un appartement.</strong> Il devient alors sans domicile fixe. Au départ, il dort dans la rue, puis trouve ponctuellement refuge chez des amis. Rapidement, il rejoint d’autres personnes dans la même situation. Ensemble, ils investissent <strong>des bâtiments laissés à l’abandon</strong> depuis parfois plus de dix ans : anciens hangars, locaux industriels, friches oubliées.</p> <h2>Lucas raconte la vraie vie d’un squatteur, loin des fantasmes</h2> <p>Ces lieux ne sont pas choisis au hasard. Lucas insiste sur un point essentiel : son groupe n’occupe jamais des habitations privées. <em>« Nous, <strong>on ne va pas squatter chez quelqu’un.</strong> On investit uniquement des bâtiments abandonnés qui ne servent à personne et qui sont souvent en ruine », </em>explique-t-il. La vie en squat est loin d’être confortable. Pas de chauffage, pas d’électricité au départ, parfois pas d’eau potable. L’hiver est particulièrement difficile. Le froid, l’humidité et l’insécurité font partie du quotidien. Pourtant, ces collectifs tentent de <strong>rendre les lieux vivables.</strong> Ils nettoient, réparent, aménagent.</p> <p>Dans certains quartiers, les habitants ont <strong>même remercié ces squatteurs</strong> pour avoir débarrassé des terrains vagues jonchés de verre et de déchets, où des enfants venaient jouer au risque de se blesser. Certains squats deviennent aussi des lieux de création artistique. Expositions, ateliers photo, musique : une manière de faire vivre le quartier et de recréer du lien social.</p> <h2>Lucas dénonce les clichés sur les squatteurs : « Il n’y a pas de confrontation »</h2> <p>Si la vie de Lucas <strong>est « illégale »,</strong> il ne se considère pas pour autant comme un délinquant. Il ne revendique pas un droit au squat, mais un droit à la dignité. « Trouver un appartement aujourd’hui sans garant, avec un salaire au SMIC, c’est presque impossible », constate-t-il. Avancer plusieurs mois de loyer est hors de portée. Selon la Fondation Abbé Pierre, la France comptait près de <strong>300 000 sans-domicile-fixe en 2019.</strong> Un chiffre qui a doublé depuis 2012.</p> <p>Lucas raconte que les personnes chargées de les expulser sont parfois impressionnées par le travail accompli : électricité bricolée, ateliers, espaces de vie. Mais la loi est la loi.<em> <strong>« On nous demande de partir, on part.</strong> Il n’y a pas de confrontation »</em>, assure-t-il. Ce que Lucas regrette le plus, ce sont les amalgames. Les squatteurs de résidences secondaires et ceux qui occupent des bâtiments abandonnés sont souvent mis dans le même sac. Pourtant, les situations n’ont rien de comparable. <em>« On sait que c’est mal vu. On sait que certains font n’importe quoi. Mais <strong>il ne faut pas faire de généralités.</strong> Nous, on veut juste vivre un peu décemment »</em>, explique-t-il.</p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/divers/je-suis-squatteur-je-sais-que-cest-mal-vu-je-ne-veux-pas-deranger-seulement-vivre-decemment-2290215.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/divers/je-suis-squatteur-je-sais-que-cest-mal-vu-je-ne-veux-pas-deranger-seulement-vivre-decemment-2290215.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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