
<p>Un an après avoir quitté Matignon, Élisabeth Borne sort de sa réserve. Discrète depuis sa démission, l’ancienne Première ministre a décidé de <strong>remettre les choses à plat.</strong> Invitée de Bonjour ! La Matinale TF1 ce lundi 19 janvier, elle a livré une explication franche sur son départ du gouvernement. Et surtout, elle a envoyé un message très clair à la classe politique, alors que la présidentielle de 2027 s’invite déjà dans tous les débats. Avant d’être une figure politique exposée, Élisabeth Borne est d’abord une technicienne de l’État. Ingénieure de formation, haute fonctionnaire, elle a longtemps <strong>travaillé loin des caméras. </strong>Ministre des Transports, de la Transition écologique, puis du Travail, elle a gravi les échelons jusqu’à être nommée Première ministre par Emmanuel Macron en 2022.</p> <h2>Réformes, tensions et fatigue politique : Élisabeth Borne explique son départ</h2> <p>À Matignon, elle a porté des réformes lourdes, <strong>parfois très impopulaires. </strong>La réforme des retraites reste l’épisode le plus marquant de son passage au pouvoir. Une période tendue, marquée par une grosse opposition, des manifestations et un recours répété au fameux article 49.3. Au total, Élisabeth Borne y a eu recours 23 fois et a <strong>survécu à 31 motions de censure. </strong>Une endurance politique rare. Pendant des mois, son départ est resté entouré de non-dits.</p> <p>Ce lundi, elle a décidé d’être claire. <em>« Si je n’ai pas souhaité rester au sein du gouvernement, c’est parce que<strong> je ne savais pas exactement quel était le cap »</strong></em><strong>,</strong> a-t-elle expliqué sur TF1. Pour Élisabeth Borne, gouverner sans vision lisible n’était plus possible. Elle explique avoir eu besoin de clarté sur la direction prise par le pays. <em>« Je pense que c’est important, une fois cet épisode passé, de pouvoir se projeter vers l’avenir et de savoir où va notre pays »</em>, a-t-elle ajouté.</p> <h2>Présidentielle 2027 : l’ancienne Première ministre s’agace et appelle à « arrêter les aventures personnelles »</h2> <p>Autre message fort : <strong>son agacement face à la précipitation</strong> autour de 2027. Selon elle, le débat présidentiel a commencé beaucoup trop tôt. <em>« Il faut que chacun pense un peu moins à son aventure personnelle »,</em> a-t-elle lancé, sans citer de noms. Pourtant, dans le bloc central, les ambitions sont bien visibles. Édouard Philippe, Gabriel Attal ou encore Xavier Bertrand sont régulièrement cités comme candidats potentiels. Trop de candidatures, selon elle, <strong>pourraient affaiblir le camp présidentiel.</strong></p> <blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560"> <p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/1f5e3.png" alt="🗣" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> "Si je n’ai pas souhaité rester au gouvernement c’est parce que je ne sais pas quel est le cap. Une fois l'épisode du budget passé, il est important qu'on puisse se projeter vers l'avenir et savoir où va notre pays" : Elisabeth_Borne</p> <p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/25b6.png" alt="▶" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://twitter.com/agindre?ref_src=twsrc%5Etfw&utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">@agindre</a> <a href="https://t.co/YTZ7jKyPMd?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">pic.twitter.com/YTZ7jKyPMd</a></p> <p>— TF1Info (@TF1Info) <a href="https://twitter.com/TF1Info/status/2013150400266768733?ref_src=twsrc%5Etfw&utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">January 19, 2026</a></p></blockquote> <p>Son inquiétude est claire : un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. Un scénario qu’elle redoute ouvertement. Sur le terrain institutionnel, Élisabeth Borne reste fidèle à sa ligne. Concernant le budget 2026, elle estime <strong>qu’il faut <em>« passer à autre chose » </em></strong>et avancer rapidement.</p> <h2>49.3 : Élisabeth Borne assume et parle de « l’option la moins pire »</h2> <p>Pour elle, le recours au 49.3 n’est pas une hérésie. Bien au contraire. <a href="https://www.melty.fr/people/elisabeth-borne-la-premiere-ministre-en-couple-avec-une-femme-elle-repond-sans-detour-1027881.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Celle qui s’est confiée sur sa vie intime</a> considère même que c’est<em> « l’option la moins pire »</em>. Selon elle, passer par des ordonnances serait plus problématique démocratiquement, car cela écarterait totalement le Parlement. <strong><em>« Le 49.3 n’est pas un passage en force »,</em> </strong>insiste-t-elle. Elle y voit une solution permettant aux oppositions de ne pas voter un texte tout en laissant le pays avancer.</p> <p>Depuis sa démission, Élisabeth Borne parle peu. Mais quand elle le fait, elle choisit ses mots. À l’heure où beaucoup pensent déjà aux élections de 2027, elle appelle à ralentir, à dialoguer et à <strong>se concentrer sur l’essentiel. </strong>Une posture qui, on ne va pas se mentir, tranche avec l’agitation actuelle. Et qui montre qu’un an après son départ, Élisabeth Borne n’a pas dit son dernier mot…</p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/people/1-an-apres-sa-demission-elisabeth-borne-brise-le-silence-si-je-nai-pas-souhaite-rester-cest-parce-que-2290285.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/people/1-an-apres-sa-demission-elisabeth-borne-brise-le-silence-si-je-nai-pas-souhaite-rester-cest-parce-que-2290285.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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