
Par Rédaction | Sport
Andre Iguodala observe l’évolution de la NBA avec le recul de ceux qui ont tout gagné. Alors que certains évoquent déjà la fin d’un cycle à Golden State, l’ancien ailier appelle à savourer ce qu’il reste d’une ère qui a profondément marqué le basketball moderne.
Au fil des saisons, la franchise californienne est passée du statut de phénomène à celui de référence historique. Mais avec les années qui passent et une concurrence toujours plus dense à l’Ouest, le débat autour d’une dynastie sur le déclin s’est installé. Iguodala, lui, préfère rappeler à quel point ce type de domination est rare et difficile à reproduire.
Pour l’ex-MVP des Finales 2015, le public a parfois tendance à banaliser l’exploit. « Les gens oublient à quel point c’est dur de gagner. Tout le monde demande quand cette dynastie va mourir, mais combien de dynasties ont réellement existé dans le sport ? C’est extrêmement rare, et parfois on finit par la prendre pour acquise », a-t-il expliqué, soulignant que seules quelques équipes dans l’histoire peuvent revendiquer un tel héritage.
L’héritage de Stephen Curry au cœur du débat
Iguodala insiste surtout sur l’impact laissé par Stephen Curry et ses coéquipiers sur la manière même de jouer. « L’influence que cette équipe a eue sur le jeu parle d’elle-même. Steph, Klay Thompson, leur adresse a changé le basketball. Ce que Curry fait encore aujourd’hui à ce niveau, c’est impressionnant. Il faut l’apprécier tant que c’est possible », a-t-il ajouté, mettant en avant la longévité et l’aura intacte du meneur.
Sur le plan sportif, la réalité est plus contrastée. Golden State se bat cette saison au milieu du classement de la Conférence Ouest, avec une concurrence féroce incarnée par de nouvelles puissances. L’arrivée de Jimmy Butler a redonné de l’ambition, mais le noyau historique, désormais bien entamé dans la trentaine, doit composer avec le temps qui passe.
Même Steve Kerr l’a reconnu publiquement : cette équipe vit peut-être ses dernières grandes années au sommet. Entre l’émergence d’organisations comme Oklahoma City ou San Antonio et les interrogations sur l’après-Curry, l’avenir soulève de nombreuses questions à San Francisco.
Pour Iguodala, toutefois, l’essentiel est ailleurs. Il souhaite que les supporters mesurent la chance qu’ils ont eue d’assister à une telle période de domination. Une ère faite de titres, d’innovation et d’une influence durable sur toute la NBA, qui mérite d’être célébrée, même si sa fin semble peu à peu se dessiner.







