Nouvelle affaire Pélicot ? 105 hommes piégés alors qu’ils étaient prêts à abuser d’une femme endormie
<p>L'affaire Pélicot a marqué la France entière. Pendant près de dix ans, <a href="https://www.closermag.fr/vecu/viols-de-mazan-il-a-envie-de-dominique-pelicot-se-confesse-depuis-sa-cellule-et-cela-va-faire-grincer-des-dents-3596309?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Dominique Pélicot a drogué son épouse</a> avant de la livrer à des dizaines d’hommes, au moins une cinquantaine identifiés lors de l’enquête, recrutés via des forums en ligne. Tous ont abusé d’elle alors qu’elle était inconsciente, sans jamais s’interroger sur son consentement.</p> <p>Dans une enquête vidéo diffusée sur Savoir média, le journaliste québécois Hugo Meunier et la réalisatrice Cloé Giroux ont exploré la question du consentement et tenté de déterminer si <a href="https://www.closermag.fr/vecu/faits_divers/viols-de-mazan-cette-nouvelle-sordide-affaire-qui-rappelle-tristement-le-calvaire-de-gisele-pelicot-3570467?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">l’affaire de Mazan</a> a réellement provoqué une prise de conscience. Dans leur documentaire "<strong><em>Prêts à coucher avec une femme endormie",</em></strong> évoqué dans Le Parisien, leur démarche repose sur une expérience en ligne visant à mesurer les réactions masculines face à une situation explicitement problématique, dans un contexte post-Mazan.</p> <h2>105 hommes intéressés par l'annonce</h2> <p>Tout commence en juillet dernier, avec la publication d’une annonce sur le site Jalf, plateforme se présentant comme un espace pour <em>« jouer avec le fantasme ».</em> Le message propose à des hommes de venir avoir un rapport sexuel avec une femme endormie, illustré par deux images de femme assoupie générées par intelligence artificielle.</p> <p data-start="1649" data-end="2065">Les réponses affluent presque immédiatement. En dix minutes à peine, les premiers messages arrivent. En 48 heures, ce sont <strong>105 hommes</strong> qui manifestent leur intérêt, selon Hugo Meunier. Pour pousser l’expérience plus loin, le journaliste décide d’introduire des conditions similaires à celles imposées par Dominique Pélicot dans l’affaire de Mazan, afin d’observer si <a href="https://www.closermag.fr/vecu/une-grosse-bourde-cette-enorme-erreur-judiciaire-qui-a-empeche-larrestation-de-dominique-pelicot-3541702?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">ce précédent judiciaire</a> suscite la moindre alerte.</p> <h2 data-start="1649" data-end="2065">Le consentement pas pris en compte</h2> <p data-start="2067" data-end="2507">Les résultats sont édifiants. Parmi l’ensemble des échanges, seules trois personnes évoquent la nécessité du consentement de l’épouse, et une seule mentionne explicitement le risque pénal, parlant de viol en cas de rapport non consenti. Lorsque le journaliste évoque l’usage de somnifères pour maintenir la femme inconsciente, certaines réponses tombent sans détour : <strong><em>« aucun problème »</em></strong>, ou encore <em>« je m’adapte le plus à ce que tu aimes »</em>.</p> <p>Face à l’ampleur des réactions, l’annonce est finalement supprimée deux semaines après sa mise en ligne, tout comme le profil créé par Hugo Meunier.</p> <meta name="original-source" content="https://www.closermag.fr/actualites/nouvelle-affaire-pelicot-105-hommes-pieges-alors-quils-etaient-prets-a-abuser-dune-femme-endormie-3612768" /><meta name="syndication-source" content="https://www.closermag.fr/actualites/nouvelle-affaire-pelicot-105-hommes-pieges-alors-quils-etaient-prets-a-abuser-dune-femme-endormie-3612768" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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