Jordan Bardella en HLM à Saint-Denis ? Un ancien voisin balance sur sa jeunesse : "Il n'était pas du tout..."
<p>Quand <strong>Jordan Bardella</strong> évoque son enfance, il aime rappeler qu’il a grandi dans une banlieue difficile. Depuis des années, le patron du RN raconte une jeunesse passée au milieu des tours de la <strong>cité Gabriel-Péri</strong> à <strong>Saint-Denis</strong>, avec son lot de peur, d’odeurs de cannabis et de nuits agitées. Cette origine fait partie de son histoire officielle, répétée en boucle.</p> <p>Sur le terrain, d’anciens voisins et camarades nuancent pourtant ce récit. Un ancien collégien se souvient d’un garçon "très discret, toujours en chemise, jean et chaussures de ville", a-t-il raconté au journal Le Monde dans une enquête publiée le 13 avril 2024. Un autre assure qu’il "se tenait à l’écart" des bandes de la cité, loin de l’image du jeune livré à la rue.</p> <h2>Jordan Bardella et son storytelling de "cité HLM"</h2> <p>Dans ses interviews, Jordan Bardella répète : "j’ai grandi dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis". Il raconte avoir vu "trafics dans les cages d’escalier", "islamisation du quartier" et "territoires perdus de la République", qu’il compare à "notre Bronx à nous". Pour le président du Rassemblement national, ces années servent de décor à son discours sur l’insécurité et l’immigration.</p> <p>Le décor existe bien, la cité Gabriel-Péri, ses barres, son trafic et ses ascenseurs en panne. Mais la trajectoire familiale de Jordan Bardella est plus contrastée que son slogan ne le laisse entendre. Sa mère, ATSEM, vit avec lui dans un immeuble gardienné avec espaces verts, son père est dirigeant de PME, propriétaire dans le Val-d’Oise, où l’adolescent passe ses week-ends, entre appartement confortable, voyage aux États-Unis et Smart offerte à la fin de l’adolescence.</p> <h2>Cité HLM ou copropriété privée : ce que révèlent les murs</h2> <p>D’un point de vue administratif, l’immeuble où a grandi Jordan Bardella ne relève pas d’un bailleur social mais d’une <strong>copropriété privée</strong> située dans l’enceinte de la cité. Le bâtiment, plus cossu, dispose d’un gardien et d’espaces verts. Ce détail, relevé par plusieurs enquêtes, change la nature de son récit : l’adresse est la même que les tours voisines, pas le statut du logement ni le niveau de sécurité matérielle.</p> <p>Pour les habitants, la nuance est concrète. Dans un reportage, un homme lâche, "Ça fait 20 ans que j’habite ici, je n’ai jamais entendu parler de lui", un autre ajoute : "Dans la cité, on ne le connaît pas", confient-ils au site StreetPress. Bela, éducateur de la maison de jeunes, résume de son côté : "Saint-Denis, c’est son fonds de commerce, il n’avait pas de vie sociale ici".</p> <h2>"Il n’était pas du tout..." : le regard d’un ancien voisin de Saint-Denis</h2> <p>Face caméra, Mamadou, qui l’a croisé adolescent, garde l’image d’un garçon "poli, discret, qui tenait la porte". En découvrant son engagement au RN, il explique : "Il n’était pas du tout comme le RN qu’on voit à la télé" et estime que s’il était vraiment "de la zone", il aurait "aimer la population du quartier". Entre ce regard d’ancien voisin et le récit du "gamin de HLM", l’enfance de Jordan Bardella à Saint-Denis reste au cœur de la bataille politique.</p> <meta name="original-source" content="https://www.closermag.fr/politique/jordan-bardella-en-hlm-a-saint-denis-un-ancien-voisin-balance-sur-sa-jeunesse-il-netait-pas-du-tout-3612825" /><meta name="syndication-source" content="https://www.closermag.fr/politique/jordan-bardella-en-hlm-a-saint-denis-un-ancien-voisin-balance-sur-sa-jeunesse-il-netait-pas-du-tout-3612825" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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