Brahim Diaz, étincelant tout au long de la compétition, a vu son destin basculer à la 108e minute, après un temps additionnel record, lors d’un face-à-face lunaire avec le gardien sénégalais.
Une tentative lunaire
Après plus de quinze minutes d’interruption dues à la colère des joueurs sénégalais et aux heurts violents en tribunes, le milieu de terrain du Real Madrid s’est présenté au point de penalty avec le poids d’un pays sur les épaules. Au lieu de la puissance ou de la précision chirurgicale qu’on lui connaît, Diaz a tenté une panenka. Le geste, totalement dévissé et manquant cruellement de hauteur, a fini sa course directement dans les bras d’un Étienne Mendy qui n’avait même pas eu besoin de plonger pour s’emparer du ballon.
Cette tentative audacieuse, perçue par certains comme un manque de lucidité après le chaos ambiant, a immédiatement plongé le joueur dans une détresse immense. Les caméras ont capturé Brahim Diaz en larmes sitôt le coup de sifflet marquant la fin du temps réglementaire. Visiblement incapable de s’en remettre psychologiquement et marqué par la culpabilité, il a été remplacé dès l’entame des prolongations par Amine Adli sous les encouragements de Walid Regragui.
L’attente interminable dans le vestiaire puis sur la pelouse a brisé le rythme et la concentration du tireur, tandis que le climat de « scandale » dénoncé par les Lions de la Teranga a instauré une pression négative insurmontable. Ce penalty raté a finalement redonné un second souffle inespéré au Sénégal.



