
<p>Il y a ces moments étranges où, seul dans votre salon, un simple morceau au casque suffit à faire monter les larmes. Pas de scène dramatique, personne autour, parfois même pas de paroles. Pourtant votre gorge se serre, vos yeux piquent, et vous ne sauriez pas vraiment dire si c'est de la tristesse, de la joie ou autre chose.</p> <p>Contrairement à ce que l'on croit souvent, ce genre de réaction n'a rien d'exceptionnel. Des travaux cités par le neuroscientifique américain R. Douglas Fields indiquent qu'environ 90 % des personnes ont déjà pleuré à cause d'une musique. Si vous vous surprenez à <strong>pleurer en écoutant de la musique</strong> quand personne n'est là, cette sensibilité raconte même beaucoup de choses sur votre façon de ressentir le monde.</p> <h2>Pleurer en écoutant de la musique, un phénomène courant et très humain</h2> <p>"The phenomenon of crying sparked by music is an interesting, but little-studied behavior", explique R. Douglas Fields, cité par geediting.com. Ses travaux indiquent que, parmi les personnes qui versent des larmes sur une chanson, environ 63 % parlent d'une émotion proche de la tristesse et 37 % d'un sentiment d'émerveillement. Vos larmes ne sont donc pas forcément un signe de mal-être ; elles peuvent aussi traduire un choc de beauté.</p> <p>Les recherches en neuropsychologie décrites par Séverine Samson et Delphine Dellacherie montrent que la musique active les aires auditives, le cortex frontal, l'amygdale et le striatum ventral, régions liées à la récompense. Elle peut provoquer des réactions physiques, comme le fameux <strong>frisson musical</strong>, et fait bouger deux curseurs : la valence (agréable ou désagréable) et l'intensité (calmante ou très stimulante). Quand un morceau coche ces paramètres pour vous, la larme devient presque logique.</p> <h2>Neuf traits émotionnels souvent cachés derrière ces larmes</h2> <p>Les personnes que la musique émeut aux larmes partagent fréquemment un même profil affectif. Dans la littérature scientifique et psychologique, on retrouve neuf traits qui reviennent sans cesse :</p> <ul> <li><strong>Profondeur émotionnelle</strong></li> <li><strong>Ouverture à l'expérience</strong></li> <li>Traitement par l'art</li> <li><strong>Empathie élevée</strong></li> <li>Vulnérabilité assumée en privé</li> <li>Sensibilité esthétique</li> <li>Régulation émotionnelle</li> <li>Frisson fréquent</li> <li>Sensibilité comme force et <strong>intelligence émotionnelle</strong></li> </ul> <p>Dans le corps, certaines études rapprochent les larmes de pics d'ocytocine, hormone liée au lien social, ce qui évoque une forte empathie. Le fait de chercher une chanson pour traverser une rupture ou un deuil montre aussi une capacité à utiliser la musique comme outil de régulation, pas seulement comme distraction.</p> <h2>Apprivoiser cette hypersensibilité musicale au quotidien</h2> <p>Vivre tout cela peut fatiguer quand on se sent déjà à fleur de peau. Créer des petits rituels aide souvent : choisir les moments où l'on écoute les morceaux les plus chargés en souvenirs, tenir un carnet pour noter ce qui remonte après une séance d'écoute, ou au contraire privilégier des musiques apaisantes quand la journée a été éprouvante.</p> <p>Si les larmes deviennent constantes et s'accompagnent d'un mal-être général, l'appui d'un professionnel de santé peut être utile ; en dehors de ce cas, cette intensité reste une façon parmi d'autres d'être humain. R. Douglas Fields rappelle d'ailleurs : "Music is powerful stuff". Accepter que la musique vous traverse de cette façon, c'est simplement reconnaître ce pouvoir.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre/si-vous-pleurez-en-ecoutant-de-la-musique-seul-ces-9-traits-emotionnels-en-disent-long-sur-vous-1237383.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre/si-vous-pleurez-en-ecoutant-de-la-musique-seul-ces-9-traits-emotionnels-en-disent-long-sur-vous-1237383.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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