
<p>Rebondissements dans l’affaire Pélicot. Un document de 27 pages, accablant, pointe une série de ratés et de défaillances administratives aux lourdes conséquences.</p> <p>En effet, si l’instance se montre prudente, elle reconnaît que le calvaire de Gisèle Pelicot aurait certainement pu être évité si certains éléments avaient été correctement transmis aux magistrats.</p> <h2>Affaire des viols de Mazan : ces dysfonctionnements judiciaires lourds de conséquences pour Gisèle Pélicot</h2> <p><a href="https://www.mariefrance.fr/faits-divers/proces-mazan-recit-sordide-homme-a-qui-dominique-pelicot-a-propose-gisele-pelicot-contre-jardinage-1085646.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Dominique Pelico</a>t, aujourd’hui âgé de 73 ans, a longtemps échappé à la justice. Pourtant, dès 2010, les signaux d’alerte étaient là. Le 30 juillet de cette année-là, il est interpellé en région parisienne, surpris en train de <strong>filmer sous les jupes de femmes</strong> à l’aide d’une caméra-stylo. Placé en garde à vue, il écope d’une simple amende de 100 euros. Ses empreintes sont relevées, mais l’affaire s’arrête là.</p> <p>Un détail qui n’en était pas un : ces empreintes auraient pu être rapprochées d’une trace ADN enregistrée dans le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), liée à une tentative de viol commise à Villeparisis en 1999. Un lien crucial, mais qui n’a jamais été exploité. En cause, <strong>un simple courrier</strong>, envoyé par le tribunal de Meaux, “<strong><em>adressé par lettre simple</em></strong>”. Ni trace informatique, ni accusé de réception. Résultat : le document ne sera jamais pris en compte. C’est ce qu’indique un rapport de l’Inspection générale de la Justice, qui reste toutefois mesurée dans ses conclusions.</p> <div id="attachment_1124590" class="wp-caption alignnone"><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-1124590"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1124590" itemprop="thumbnailUrl" class="size-full wp-image-1124590 img-responsive " src="https://sf.mariefrance.fr/wp-content/uploads/sites/5/2025/01/2-338.jpg" alt="Dominique Pelicot " width="1280" height="720" /></span><p id="caption-attachment-1124590" class="wp-caption-text">Dominique Pelicot, le mari de Gisèle Pelicot, qui l'a soumise chimiquement et livré à des hommes pour des actes sexuels non consentis, ne fait pas appel de sa condamnation à 20 ans de prison.</p></div> <h2>Dominique Pélicot : cette trace ADN jamais exploitée</h2> <p><em>“Il ressort de ces investigations qu’au regard du long délai écoulé entre l’extraction d’une empreinte génétique sur les lieux des faits en 1999, son rapprochement avec le profil d’un suspect en 2010 et la prise en compte judiciaire de ce rapprochement en 2022, un <strong>dysfonctionnement judiciaire</strong> ne peut être établi avec certitude”</em> peut-on lire. L’IGJ évoque même la possibilité que le courrier ait simplement été <strong>perdu</strong> lors de son acheminement.</p> <p>Pourtant, difficile de ne pas voir dans cette affaire une succession de défaillances. Le rapport souligne deux dysfonctionnements majeurs, déjà dénoncés dans la presse : une <strong>trace ADN non exploitée et l’impossibilité de localiser une partie des scellés</strong>. Deux éléments clés qui auraient pu permettre de neutraliser Dominique Pelicot bien avant qu’il ne commence à droguer son épouse <a href="https://www.mariefrance.fr/faits-divers/gisele-pelicot-maison-salie-vice-vivait-dominique-pelicot-mazan-1151710.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Gisèle</a>, pour la livrer à des dizaines d’inconnus. Un an seulement après son arrestation de 2010, les premiers viols de Gisèle Pelicot débutaient. Pendant plus d’une décennie, l’horreur se répète. Si l’IGJ refuse de parler de faute avérée, le constat reste glaçant : sans cette erreur de transmission, l’histoire aurait pu s’écrire autrement.</p> <style>.twitter-tweet{margin-left:auto;margin-right:auto;}</style>
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</blockquote> <h2>Un rapport qui fait bouger les lignes</h2> <p>Face à l’ampleur du scandale, la mission menée par l’Inspection générale de la Justice a été massive. Trente personnes ont été auditionnées et dix parquets, en dehors de celui de Meaux, ont été interrogés pour vérifier si de tels dysfonctionnements existaient encore. Verdict : au-delà de ce parquet, les conditions actuelles d’envoi, de réception et de traitement des rapports de rapprochement restent jugées <strong>insatisfaisantes</strong>.</p> <p>Le rapport formule ainsi sept recommandations pour <strong>sécuriser</strong> la réception des documents issus du FNAEG, notamment en proposant aux juridictions de s’appuyer sur des modèles d’organisation types, clairement formalisés. Dans la foulée, la Chancellerie a décidé d’agir. À partir de février 2026, la transmission des rapports de rapprochement sera généralisée par <strong>voie numérique</strong>. Une dépêche de la Direction des affaires criminelles et des grâces doit également permettre de fluidifier et de sécuriser ces échanges sensibles.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/faits-divers/proces-des-viols-de-mazan-le-calvaire-de-gisele-pelicot-aurait-il-pu-etre-evite-un-rapport-met-en-lumiere-de-troublants-dysfonctionnements-dans-laffaire-1237410.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/faits-divers/proces-des-viols-de-mazan-le-calvaire-de-gisele-pelicot-aurait-il-pu-etre-evite-un-rapport-met-en-lumiere-de-troublants-dysfonctionnements-dans-laffaire-1237410.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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