Jeûne intermittent : perte de poids, horloge biologique, autophagie… ce que révèle la science
<p>C’est l’un des régimes les plus en vogue de la dernière décennie, porté aux nues par les influenceurs bien-être et les adeptes du biohacking. Le jeûne intermittent, notamment sous sa forme 16:8, promettrait des effets spectaculaires sur la santé et la silhouette. Mais une récente étude du DIfE, publiée dans <em>Science Translational Medicine</em>, apporte un sérieux bémol à cette image trop idyllique.</p> <p>Menée auprès de 31 femmes en surpoids ou obésité, cette expérimentation a comparé deux groupes soumis à des fenêtres alimentaires distinctes : l’un de 8 h à 16 h, l’autre de 13 h à 21 h. Les participantes mangeaient à leur faim, sans diminuer leur apport calorique. Résultat : <strong>aucun effet métabolique mesurable</strong>. <strong>Ni baisse de la glycémie</strong>, <strong>ni amélioration du cholestérol ou de la tension</strong>. Les chercheurs en concluent, selon <a href="https://www.presse-citron.net/jeune-intermittent-benefique-quon-croit/?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>Presse citron,</em></a> que <em>"les effets cardiométaboliques bénéfiques décrits précédemment pourraient être induits par la restriction calorique provoquée par le Time-Restricted Eating, et non par le raccourcissement de la fenêtre alimentaire en soi"</em>.</p> <h2>Un impact sur le rythme biologique, mais pas sur la balance</h2> <p>En réalité, les bénéfices observés du <a href="https://www.melty.fr/people/danielle-moreau-saccroche-pour-continuer-a-perdre-du-poids-avec-le-jeune-intermittent-1157002.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">jeûne intermittent</a> relèveraient moins d’une magie cellulaire que d’un simple changement comportemental. Réduire le temps de repas permettrait tout bonnement de manger moins. <a href="https://www.melty.fr/divers/perte-de-poids-ces-2-aliments-a-consommer-tous-les-jours-pour-affiner-votre-silhouette-2232806.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">C’est là que résiderait le véritable levier de perte de poids</a>.<em> "Ceux qui veulent perdre du poids ou améliorer leur métabolisme ne doivent pas seulement surveiller l’horloge, mais aussi leur bilan énergétique"</em>, souligne <strong>Olga Ramich</strong>, co-autrice de l’étude.</p> <p>Mais l’étude va plus loin : en décalant les repas, les chercheurs ont constaté un effet direct sur l’horloge biologique interne. Manger tard dans la journée, alors que le corps commence sa phase de repos, <strong>perturbe les cycles hormonaux</strong>, notamment l'interaction entre insuline et mélatonine. À l’inverse, finir de manger plus tôt permet au corps d’entrer plus vite dans sa phase de régénération nocturne. Ces données confirment l'importance de la chrono-alimentation et remettent en cause l’idée que “jeûner longtemps” suffit à faire fondre les kilos ou rajeunir ses cellules.</p> <h2>L’autophagie : le vrai bénéfice, à condition de bien comprendre</h2> <p>Tout n’est cependant pas à jeter dans le jeûne intermittent. Une autre voie, bien plus subtile, attire l’attention des scientifiques : <strong>l’autophagie</strong>. Ce mécanisme naturel de "nettoyage cellulaire" est déclenché notamment par des périodes de privation alimentaire. C’est ce processus que les chercheurs de l’<a href="https://www.pasteur.fr/fr/journal-recherche/actualites/jeune-intermittent-nettoyage-cellulaire-meilleure-sante?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown#:~:text=Le%20je%C3%BBne%20intermittent%20est%20devenu,vasculaire%20c%C3%A9r%C3%A9bral%20et%20de%20cancer." target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>Institut Pasteur</em></a> ont réussi à reproduire en laboratoire. <em>"Nous avons identifié les éléments de l’échafaudage et décodé la manière dont ils sont assemblés pour reproduire les sacs-poubelles cellulaires"</em>, explique <strong>Jagan Mohan</strong>, l’un des auteurs de la découverte.</p> <p>L'enjeu ? Mieux comprendre comment les cellules éliminent leurs déchets internes pour favoriser la santé du cerveau. <em>"Notre découverte ouvre la voie à l’identification de médicaments qui activent l’autophagie en induisant la formation de sac-poubelles"</em>, ajoute <strong>Thomas Wollert</strong>, responsable de l’équipe de recherche. À long terme, cette piste pourrait servir dans la <strong>lutte contre les maladies neurodégénératives</strong>. <em>"Nous espérons utiliser ces médicaments pour traiter des patients souffrant des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson".</em></p> <p>Des promesses, certes, mais qui ne doivent pas masquer les limites actuelles. Le jeûne intermittent ne fonctionne pas de façon miraculeuse : ses effets dépendent de ce qu’on mange, quand on mange… et surtout, de la façon dont le corps réagit. Un régime à manier avec précaution, loin des slogans simplistes qui pullulent sur les réseaux sociaux.</p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/divers/jeune-intermittent-perte-de-poids-horloge-biologique-autophagie-ce-que-revele-la-science-2289673.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/divers/jeune-intermittent-perte-de-poids-horloge-biologique-autophagie-ce-que-revele-la-science-2289673.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
Espace publicitaire · 300×250