Le Journal

Route - Warren Barguil : "Mon rôle sera plus celui d'un capitaine de route" #Barguil #Onley #PicnicPostNL #Bretagne #Video

ChatGPT Go : l’abonnement à 8 € d’OpenAI arrive en France… avec de la publicité
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Route - Marc Madiot : "Je n'ai plus le même rôle... " #Madiot #GroupamaFDJ #UAE #Video #TDF #TV

Annie Le Brun, Appel d’air (1988)

Camille de Toledo, L'internationale des rivières
Des entités naturelles s’arrachent petit à petit au monde des « objets » pour devenir des « sujets ». Nous sommes en 2030, des rivières, des lacs, des espèces végétales, animales, des phénomènes biophysiques comme les vagues, jusqu’à la Terre dans son entier, sont devenus des « personnes » dotées de « visages » et de « voix » pour exprimer leurs besoins, leurs valeurs, leurs perspectives autres qu’humaines. Dans ce « récit de l’avenir », Camille de Toledo imagine les suites de ce qu’il a nommé le « soulèvement légal terrestre ». Comment une rivière, nommée L, avec l’aide de ses avocats, va pousser plus loin ce mouvement pour les droits de la nature. Après les premiers grands bouleversements, qui ont permis à des fleuves comme l’Atrato en Colombie ou la Whanganui en Nouvelle-Zélande d’être reconnus comme des entités vivantes, dotées de droits, les avocats de L déposent une requête surprenante devant le tribunal. Ils demandent la reconnaissance du « corps travailleur » de la rivière. Cette discrète requête va déclencher des controverses, bousculer les plis de nos sociétés, et faire basculer les droits de la nature vers un droit social des entités naturelles exploitées. L, en s’affirmant comme un corps travailleur en lutte pour de meilleures conditions d’emploi, un droit de grève, et des contreparties sur les usages [...]

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Farah Zaïem (dir.), Linguistique et colonialisme cinquante ans après. Nouveaux concepts, nouvelles résistances

Michel Foucault, Raymond Roussel
Première parution en 1963 L'ombre de Raymond Roussel n'a cessé de grandir. Son ombre et son énigme. Cet homme absolument secret, soigné plusieurs fois par Janet pour sa «psychasthénie», a couvert d'un langage tendu, mat et inlassablement méticuleux, un espace où notre littérature n'a pas fini de se déployer. L'essai de Michel Foucault est la première tentative pour analyser l'ensemble de cette œuvre. Breton, et d'autres, ont pensé que Roussel était un initié : n'a-t-il pas, au moment de se suicider, révélé quelques secrets de ses étranges machineries verbales ? Mais peut-être le seul métal qu'il forgeait était-il le langage lui-même. Une lecture patiente de l'œuvre retrouve partout les mêmes formes : le jeu du double et du même, de la différence et de l'identité, du temps qui se répète et s'abolit, du mot qui glisse sur lui-même et dit autre chose que ce qu'il dit. L'œuvre de Roussel serait le premier inventaire, en forme de littérature, des pouvoirs dédoublants du langage. Un Traité de Rhétorique appliqué à la pure matière verbale : «Glossaire, j'y serre mes gloses», comme dit Michel Leiris, le plus grand des admirateurs de Roussel.

Édith Thomas, Louise Michel (postface de Michelle Perrot)
Archiviste paléographe, formée par l’École des chartes, Édith Thomas s’est fait connaître d’abord comme auteure de romans. Rapidement engagée dans la presse de gauche pendant la guerre d’Espagne, membre active de la Résistance, au sein de laquelle elle fonde, avec Jean Paulhan et Claude Morgan, le Comité national des écrivains, elle adhère au Parti communiste en 1942 ; elle le quittera en 1949. Historienne et féministe, elle publie Les Femmes de 1848, avant d’enquêter sur le rôle des révoltées pendant la Commune. D’où son livre fameux Les « Pétroleuses » (1963). L’une d’elles, qui assume carrément ce terme injurieux infligé par les Versaillais, était Louise Michel, devenue une figure emblématique de l’insurrection parisienne de 1871. Dans cette biographie célèbre, jamais remplacée, Édith Thomas retrace la vie de cette femme hors du commun, avec sympathie mais aussi avec la rigueur qu’impose le métier d’historien, servie par une écriture de romancière. Comment la modeste institutrice Louise, qui s’essaie à la poésie et entretient une correspondance affectueuse avec Victor Hugo, est-elle devenue une combattante de la Commune ? Comment, après sa déportation en Nouvelle-Calédonie, s’est-elle lancée dans une infatigable campagne en faveur du socialisme anarchiste ? Édith Thomas raconte cette vie exaltée dans un ouvrage pionnier à tant [...]

Michel Winock, La Commune. La guerre civile des Français (18 mars 1871)
Le 18 mars 1871 sonne comme une date ineffaçable, glorieuse pour les uns, maudite pour les autres. Ce jour-là Paris s’insurge. Après avoir subi le siège des Prussiens, la ville refuse d’être désarmée par le gouvernement de M. Thiers. S’ensuit l’instauration de la Commune, qui se maintiendra soixante-douze jours avant d’être écrasée par l’armée versaillaise au terme d’une « Semaine sanglante ». Michel Winock retrace ici cette journée dramatique. Il met au jour les déchirements de la nation, la genèse de la révolution qui prendra le caractère d’une guerre civile dont il s’efforce de sonder les ressorts. Qu’est-ce que la Commune ? D’où vient-elle ? Que veut-elle ? Comment expliquer ses origines et sa résonance jusqu’à nous ? Malaimée de l’histoire scolaire, célébrée par les prophètes de la société sans classes, elle fut d’abord une tragédie dans laquelle, aux côtés des victimes de la guerre intestine, un autre vaincu de taille se découvre : le camp des pacificateurs, des conciliateurs, des républicains, qui, tels Clemenceau et Victor Hugo, ont échoué dans leur œuvre de paix face à l’intransigeance des hommes d’ordre impitoyables et des insurgés ivres de leur liberté. Parfois sublime, parfois médiocre, cet événement s’inscrit dans la longue durée [...]

