Médée, encore. Le mythe, qui a pu servir de caution à des discours essentialistes sur les ruses d’une figure de magicienne maléfique définie comme l’étrangère venue d’Orient, fait l’objet de relectures multiples où l’imaginaire de l’altérité se trouve déployé sous de nouvelles catégories : c’est la permanence politique de cette figure, perméable aux reconfigurations successives, qui se trouve mise en question depuis l’âge classique jusqu’à nos jours où elle est interrogée à nouveau à la lumière du féminisme et des approches postcoloniales (Dea Loher, Christa Wolf, Werewere-Linking, Miyagi Satoshi, Ninagawa Yukio, etc.). Sommaire en ligne via OpenEdition… Maxime Pierre et Marie Saint Martin Introduction : de qui Médée est-elle l’autre ? Claire Canto-Roger L’exil ou la fuite : vers une réévaluation de la fuga dans la Médée de Sénèque Laurence Sieuzac Réécrire la Médée de Sénèque aux siècles classiques : figer l’archétype par la parodie ? Cassandre Martigny « Ton nom est Médée. Ça signifie quelque chose » : dialogue avec la tradition d’interprétation du personnage dans Manhattan Medea de Dea Loher Zoé Schweitzer Corinthe/Manhattan aller-et-retour. Écrire, interpréter, représenter Médée Marie Saint Martin Les corps spectaculaires de Médée face au chœur des Corinthiennes : troubler les assignations de genre, de la Colchide au Kérala en passant par Tôkyô Maxime Pierre [...]
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