Le Journal

Entre l’"Orient" et l’"Occident". Représentations en miroir (Paris)

Sport, corps et discours à destination de l’enfance et de la jeunesse (revue Strenæ)

Littérature et morale à l’Âge classique (ENS Paris)

Autour de Limites de l'empathie de Dominique Rabaté (Nanterre)

Après Airbnb, HomeExchange s'impose comme nouveau modèle d'hébergement touristique
Avec une hausse de croissance d’activité de 43% en 2025, la plateforme HomeExchange a le vent en poupe. En proposant un modèle non-marchand dans un secteur ultra concurrentiel, le leader mondial de l'échange de maisons réinvente le voyage.Une maison à échanger située à Punterenas, au Costa Rica.Avec sa nouvelle baseline - « Une toute autre façon de voir le monde » - HomeExchange plante le décor. En proposant un modèle non-marchand dans le secteur de l'hébergement touristique, la plate-forme se distingue de ses concurrents. Et notamment d'Airbnb, qui a révolutionné le tourisme pour le meilleur et pour le pire depuis son implantation en France en 2012.Chez HomeExchange, les valeurs de partage et de confiance sont clairement mises en avant. Sur la page d'accueil du site, l'accroche est explicite : « Échangez votre maison et explorez le monde autrement. Séjournez dans des maisons authentiques dans 155 pays et rejoignez une communauté mondiale fondée sur la confiance ». HomeExchange prend aussi le contre-pied des boîtes à clé et des meublés touristiques sans âme en affichant : « Explorez plus de 440 000 maisons pleines de vie ».Un modèle fondé sur la confiance et le lien humainPlus que jamais, les deux fondateurs de HomeExchange, Emmanuel Arnaud et Charles-Edouard Girard sont convaincus qu'à l'avenir, l’échange de maisons deviendra une "norme de voyage". Et pour cause. En 2025, HomeExchange, leader mondial de l’échange de maisons, a enregistré une croissance de 43% du nombre d’échanges, soit plus de 600 000 séjours et plus de 10 millions de nuitées dans le monde, confirmant la forte adhésion à un modèle fondé sur la coopération et le lien humain. Une maison à échanger située à New-York.La plate-forme fonctionne sur la base d'une adhésion annuelle de 175 € donnant accès à un nombre d'échanges de maisons illimités. Grâce à un système de points, 80 % des échanges sont "différés", permettant d'utiliser la maison d'un autre membre dans le lieu et aux dates recherchées. Le dynamisme du marché français Aujourd'hui, HomeExchange compte 270 000 membres actifs dont 90 000 en France, qui constitue l'un des marchés les plus dynamiques depuis la fusion en 2018 avec GuesttoGuest. Les membres résident en France ont réalisé plus de 230 000 séjours, dont 65% sur le territoire national. Les régions les plus plébiscitées sont l'Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, la Normandie et la Bourgogne-Franche-Comté.L'intérieur d'un chalet à Manigod, en Haute-Savoie.Au cours des quatre dernières années, l'usage de la plate-forme d'échanges de maisons a triplé - un succès dû essentiellement au bouche à oreille. HomeExchange emploie plus de 70 personnes dans ses bureaux à Paris, Zagreb et Cambridge, dans le Massachusetts. « Dans un monde dont l'évolution fait un peu peur et suscite une méfiance croissante, les consommateurs aspirent à des modèles plus authentiques, humains et dignes de confiance - des valeurs rares aujourd’hui, estiment Emmanuel Arnaud et Charles-Edouard Girard. Nous essayons de développer une vision du monde où on se fait confiance et où on s'accueille les uns les autres."L’échange de maisons offre de nombreux bénéfices : il permet des expériences plus humaines, il renforce l’ancrage local et contribue à un meilleur équilibre des flux touristiques.Selon Emmanuel Arnaud, le PDG de la plate-forme, "l’échange de maisons offre de nombreux bénéfices : non seulement il permet des expériences plus humaines, mais il renforce l’ancrage local et contribue aussi à un meilleur équilibre des flux touristiques ». Comme il repose sur un modèle non marchand composé à 80% de résidences principales , il n'exerce pas de pression supplémentaire sur le logement ou les infrastructures. En outre, 74% des logements inscrits sur la plate-forme se situent hors des agglomérations de plus 150 000 habitants.Une maison au bord de l'eau en Afrique du Sud.A noter que les maisons ou appartements échangés ne sont pas forcément de même taille et de…

Apports des Corpus Linguistiques (Univ. en ligne eCampus)

Avec 19 millions de visiteurs/an, ce monument est en tête du tourisme mondial (et ce n'est pas la tour Eiffel)

Comment le narratif environnemental a-t-il influencé notre perception de la transition écologique en France ?
L'imaginaire formé autour de la transition écologique en France s'est formé au fil du temps, depuis les années 1980. Une étude publiée par l'Ademe fin 2025 montre comment la linguistique peut transformer une pensée en véritable levier et faire évoluer les mentalités.Entre 1980 et 2020, le récit sur la transition écologique a permis de faire grandir les territoires français. Au fil des années, la question écologique a pris de plus en plus de place dans les discussions, les discours politiques, la communication des entreprises, les engagements associatifs, etc... allant parfois jusqu'au "narrative washing", une technique de récit qui, par l'utilisation d'un storytelling bien ficelé, revient à masquer l’inaction climatique d'une organisation.Article connexeUne année "historiquement peu orageuse" : pourquoi les éclairs ont-ils déserté l'Europe et la France en 2025 ?L'étude de l'Ademe publiée en octobre 2025 montre « que les récits jouent un rôle pivot dans les initiatives de transition écologique en France », comme l'explique Albin Wagner, professeur en analyse de discours et communication, qui a coordonné l'étude. Que dit l'analyse linguistique du récit écologique ?Le professeur explique avoir dans un premier temps réalisé un corpus de textes, autrement dit « rassemblé des textes portant sur des initiatives de transition écologique », et les avoir ensuite analysés avec un prisme statistique, en relevant le nombre d’occurrences, le sens des mots, etc... afin de cerner les grands thèmes qui les traversent. Ce corpus a porté sur une sélection de 559 initiatives menées entre 1980 et 2020, sur tout le territoire, y compris dans les outre-mers. L'analyse a aussi porté sur « comment les acteurs parlent d’eux-mêmes, comment leurs partenaires en parlent, comment les médias et comment les citoyens les diffusent. »Des récits emblématiques en fonction des territoiresL'étude montre que le récit est influencé par plusieurs facteurs, notamment la structure qui le diffuse (entreprises, associations, collectivités, etc.), les secteurs d’activité, mais aussi les territoires.Carte de France hexagonale en fonction du nombre de récits emblématiques identifiés. Ademe, 2025, Fourni par l'auteur.En France, les territoires qui regroupent le plus d’initiatives emblématiques sont repartis selon trois axes : Des territoires avec de grandes villes fortement engagées comme Rennes, Nantes ou Toulouse.Des territoires ayant connu des crises socio-économiques fortes comme le Nord et le Pas-de-Calais.Des territoires ayant un fort attachement linguistique et culturel comme le Pays basque, la Corse, la Bretagne ou encore Mayotte, la Réunion ou la Guyane.Article connexeVague de froid : a-t-elle suffit à éradiquer certains nuisibles comme le moustique tigre et le frelon asiatique ?L'étude montre aussi que les initiatives sélectionnées ont fait ressortir 11 thématiques, également reliées aux territoires et aux domaines d’activité socioprofessionnel. On note notamment l'éducation, l'engagement, l'insertion, l'alimentation ou le réemploi.Trois grands piliers de la transition écologique en FranceGrâce à l'étude, on apprend que les récits de transition écologique en France reposent sur trois piliers : L’attachement au territoire et à ses réalités locales.Le besoin de liens sociaux pour créer de l’engagement convivial et désirable autour de la transition.La stimulation d’une véritable transformation culturelle des modes de vie et des comportements.L'étude rappelle enfin comme ces récits sont « précieux pour inciter à l’optimisme en ces temps de backlash écologique » et conclue par une question ouverte sur le reste du monde avec l'idée qu'une « approche comparative entre différents pays permettrait d’identifier les leviers communs sur lesquels s’appuyer en priorité. »Références de l'article : The Conservation, Parler d’écologie en France : que révèle l’analyse linguistique des récits de la transition ?ADEME, Les récits : leviers d'action pour la transition sociale et…

Rencontre exceptionnelle avec l'éditeur Jean-Michel Place

Les Presses universitaires de Rouen et du Havre, 60 ans d'innovation

Poelitics of Resistance in Contemporary Francophone Literatures and Arts from Africa and the Caribbean

