Le Journal

Europe, n° 1157-1158 : "Colette"

Mercato LOSC : 20 M€, gros coup de massue pour Létang à Lille !
Et si ce mercato hivernal prenait finalement une toute autre tournure pour Olivier Létang du côté du LOSC ? Après avoir officiellement envoyé le jeune Ugo Raghouber en prêt à Levante, où il y a retrouvé son ancien coach Luis Castro, Matias Fernandez-Pardo pourrait à son tour quitter Lille e...

Il vend une voiture inexistante et empoche plus de 13 000€… Il finit par rembourser beaucoup plus

Flashé en grand excès de vitesse à plus de 100 km/h au dessus de la limitation, sa mini en fourrière

Le champ artistique marocain (1950-2026) : récits, acteurs et publics (Fès, Maroc)
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Dhar El Mahraz Laboratoire de recherche "Cultures, Représentations, Esthétiques, Didactique et Ingénierie de Formation- CREDIF " Equipe de Recherche "Didactiques, Arts et Littératures - DALI" Colloque international « Le champ artistique marocain (1950-2026) : récits, acteurs et publics » 25 et 26 novembre 2026 Coordonné par Hicham Belhaj Le Maroc, à l'instar de nombreuses nations ayant connu une période coloniale, a vu l'émergence et le développement de son champ artistique moderne dans un dialogue complexe avec les influences occidentales. Cette émergence invite toutefois à interroger les conditions sociales, institutionnelles et symboliques de constitution de ce champ, ainsi que son degré d’autonomie à différentes périodes. De la genèse sous le Protectorat (français et espagnol) aux dynamiques contemporaines, l'art marocain des années 1950 à nos jours constitue un terrain d'investigation riche et multidimensionnel, où se croisent questions d'identité, de discours critique et de structures institutionnelles. Ce colloque se propose d'explorer cette trajectoire singulière, en articulant une réflexion approfondie sur l'histoire, les fondements de la critique et les interactions sociétales qui ont façonné ce champ, en tenant compte des tensions, des continuités et des reconfigurations qui l’ont traversé. L'histoire [...]

Valentine de Saint-Point, Poèmes d'orgueil

L’expert et le profane : postures et enjeux, circulation des savoirs et des légitimités (revue Limes)

Gabriela Zapolska internationale : Pologne, Autriche, Ukraine, France.La langue et la culture polonaises entre polonais langue étrangère, féminin et transculturel

Le Vernis de l’ancien
« Le méchant goût du siècle en cela me fait peur ;Nos pères, tout grossiers, l’avaient beaucoup meilleur,Et je prise bien moins tout ce que l’on admire,Qu’une vieille chanson que je m’en vais vous dire. »Molière, Le Misanthrope (1666) Michel Zink est un médiéviste qui a enseigné à l’université, à l’École normale supérieure et au Collège de France. Le Moyen Âge et ses chansons. Un passé en trompe-l’œil est un bref essai issu composé de deux parties : « Leçon inaugurale de la chaire de Littératures de la France médiévale au Collège de France prononcée le 24 mars 1995 suivi du cours donné en mai 1995 ». L’auteur signale un décalage notamment stylistique entre les deux parties qui sont d’un volume inégal : Ce petit livre, publié une première fois en 1996 aux Éditions de Fallois, contient la leçon inaugurale de la chaire Littératures de la France médiévale au Collège de France, prononcée le 24 mars 1995, et le cours qui l’a prolongée en mai de la même année. On ne s’étonnera donc pas qu’au ton plus soutenu de la leçon inaugurale succèdent le propos sans apprêt et les sinuosités d’un cours reproduit ici à peu près tel qu’il a été donné il y a trente ans. (p. 9). Les raisons de cette réédition ne sont pas mentionnées. Dans l’ouvrage, Michel Zink propose une analyse de la chanson médiévale et de ses résonances à travers les siècles. Pour rendre compte de notre lecture, nous proposons de revenir sur la façon dont l’auteur définit son objet de recherche dans sa généralité, à savoir la littérature médiévale, puis son objet de recherche particulier, à savoir les vieilles chansons, et montre l’intersection entre les deux, c’est-à-dire la façon dont la littérature médiévale en général et les chansons en particulier, traversent les siècles pour nous rejoindre. Dans Le Moyen Âge et ses chansons, Michel Zink commence donc par préciser quel sens il donne à ce que l’on appelle la littérature du Moyen Age, conformément au nom de la chaire qu’il occupe au Collège de France entre 1994 et 2016 : Certes, le mot litteratura désigne soit la grammaire soit la lecture commentée des auteurs et la connaissance qu’elle procure, mais non l’ensemble des œuvres. Certes, les langues vulgaires ne possèdent aucun terme générique de l’activité ou de l’œuvre littéraires. Mais il existe bien cependant au Moyen Age une conscience d’une telle activité et d’un corpus des œuvres. Sur le versant de la latinité, le mot litterae au sens de culture littéraire, la réflexion continue appliquée à la natur

True crime américain à la française : les paradoxes de La Disparition de Chandra Levy d’Hélène Coutard (2024)
Contexte Les récits littéraires de faits divers criminels Les faits divers comme titre de rubrique se répandent dans la presse au début des années 1830, et surtout à partir de 1835-18361. L’expression fait divers désigne à la fois le fait, l’événement, et le texte journalistique qui en rend compte : l’événement reconfiguré par son format médiatique2. Le livre que je présente, La Disparition de Chandra Levy est écrit par une journaliste, Hélène Coutard, sur un fait divers criminel américain de 2001, et s’inscrit dans une collection de récits écrits sur le même format. Au sujet des parutions sérielles, il est important de rappeler avec Matthieu Letourneux que « l’œuvre se pense non dans son unicité, mais dans sa relation à un ensemble plus vaste : série de livres, collections, genres, personnages et univers de fiction récurrents3… » Le critique parle ici de fiction, mais le livre de Coutard raconte une histoire — ou plutôt des histoires, une infinité d’histoires —, déjà mises en série à l’époque dans une affaire à rebondissements, fortement médiatisée ; et il forme une série avec d’autres ouvrages du même type dans une collection éditoriale. Or cette collection se construit aussi en relation avec l’écriture journalistique du reportage, le roman policier, l’écriture littéraire de la non-fiction criminelle, et l’univers du true crime. J’aimerais donc en introduction replacer la Disparition de Chandra Levy dans cette situation éditoriale, littéraire et journalistique. Je ne m’attarde pas sur le roman policier : on pourra simplement se souvenir que le roman de procédure (procedural novel) en est un sous-genre, qui s’attache à montrer avec réalisme le quotidien de l’enquête, les détails de la vie d’un commissariat. Un auteur comme Ed McBain, qui crée la série des romans du 87e district dans les années 1950, insère parfois des documents d’enquête dans le récit : relevé dentaire, fiche d’empreintes digitales, PV d’arrestation… Dans une œuvre fictionnelle, ces documents de procédure donnent une teinte réaliste au récit, et le rapprochent dans ses marges du reportage. Sur le plan littéraire, les années 2000-2020 en France ont été riches en non-fictions criminelles4 : L’Adversaire d’Emmanuel Carrère traite de l’affaire Jean-Claude Romand et paraît d’abord chez P.O.L. en 2000, puis dans la collection blanche « Folio » de Gallimard l’année d’après. Sur le plan éditorial, rien n’indique non plus la filiation avec l’écriture médiatique du fait divers pour La Serpe, de Ph

La Théorie du roman : retraduire un classique. Entretien avec Pierre Rusch
Léo Texier — La traduction de La Théorie du roman de Georg Lukács que vous proposez intervient plus d’un siècle après la première parution du texte en 1916, et presque exactement 60 ans après la première, et jusqu’alors unique, traduction française de Jean Clairevoye — dont l’identité quelque peu mystérieuse a pu laisser penser qu’il s’agissait d’un pseudonyme — parue chez Denoël/Gonthier en 1963, puis rééditée par Gallimard en 1989. Pourquoi avoir entrepris cette nouvelle traduction ? Ce projet est-il né de la constatation de lacunes particulières dont souffrait la version qu’en avait proposé Clairevoye ? Pierre Rusch — Je donnerai d’abord une réponse de principe : tout ouvrage consistant mérite d’être traduit plusieurs fois. Chaque nouvelle traduction en révèle des aspects différents, augmente ses chances de faire sens et d’être entendu. Puis une réponse presque anecdotique : la présence de quelques contresens spectaculaires avait terni la réputation de la première traduction. Ma motivation personnelle pour m’engager dans une nouvelle traduction de ce texte est moins univoque. Elle naît surtout, me semble-t-il, d’une frustration stylistique. La traduction de Jean Clairevoye est généralement assez pertinente, il a très bien compris le texte et s’efforce de le restituer en français aussi précisément que possible. Mais on ne se rend pas toujours compte, à la lire, de la qualité littéraire de l’œuvre, de sa virtuosité, voire d’une certaine préciosité. L’auteur vise ici à fondre une pensée de la totalité dans une forme belle, à susciter l’émotion autant que la réflexion. Il s’agissait pour moi de rendre au texte français cette épaisseur charnelle, qui le rapproche de son objet (l’épos) et rende justice à la tension signalée par son titre. Léo Texier — Ces dernières années ont vu la parution de nombreuses traductions de textes de Lukács jusqu’alors indisponibles en langue française, appartenant aussi bien à ses premiers écrits marxistes (tel son essai de 1924 sur Lénine1 rédigé dans la continuité des textes d’Histoire et conscience de classe) qu’aux travaux de la maturité, avec la traduction récente de sa grande Esthétique2 de 1963 par Jean-Pierre Morbois et Guillaume Fondu, en passant par certains textes de théorie littéraire des années 19303. Il semble que l’on assiste enfin, en France, depuis quelques années, à l’émergence d’un intérêt pour l’œuvre de Lukács débordant la sphère des spécialistes. Vous-même avez activement contribué à la réception de cette œu

