Dassault Aviation s’envole
En 2025, Dassault Aviation devrait atteindre 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (les résultats définitifs seront dévoilés le 4 mars), contre 6,2 milliards un an plus tôt. L’année dernière, 26 Rafale (21 en 2024) ont été livrés : 15 à l’export et 11 en France. Les prévisions tablaient sur 25 appareils. À noter qu’en octobre, le 300e exemplaire du Rafale – « une pierre angulaire de la souveraineté industrielle et militaire du pays », qui fédère 400 entreprises françaises, rappelle le groupe – a été livré. Petite déception, en revanche, sur les Falcon, avec une livraison de 37 exemplaires contre 40 prévus mais ce chiffre est à relativiser.
Déjà parce qu’il est supérieur aux 31 de 2024. Surtout, parce que l’avionneur a donné la priorité au militaire : il est en ligne pour atteindre son objectif “cadence 3” (3 Rafale qui sortent des lignes de production chaque mois sur onze mois) qu’il s’était fixé pour 2026 et “cadence 4” en 2028-2029. Une performance compte tenu des difficultés rencontrées par tous les avionneurs avec leur chaîne d’approvisionnement. En 2025, 26 Rafale export et 31 Falcon ont été commandés. Au 31 décembre, le carnet de commandes de Dassault Aviation comportait 220 Rafale (175 destinés à l’export et 45 pour la France). Le même nombre d’appareils qu’en 2024 à ceci près que 164 étaient pour l’export et 56 pour l’armée française. Le nombre de Falcon a légèrement diminué, passant de 79 en 2024 à 73 en 2025.
>> Retrouvez toutes les coulisses de l’éco
Défaillances, un (bien triste) record
La France a enregistré 68 500 défaillances d’entreprises en 2025, un chiffre en augmentation de 3,4 % en un an (et de 23 % par rapport à la période pré-Covid), selon Allianz Trade. C’est la quatrième année consécutive de hausse. Parmi les secteurs qui paient le plus lourd tribut : transports et entreposage (+ 61 %), information-communication (+ 42 %), commerce automobile (+ 40 %) et hôtellerie-restauration (+ 34 %). Au total, ce sont 33 milliards d’euros de chiffre d’affaires qui vont disparaître de l’économie. « 2026 ne s’annonce guère plusclémente », anticipe Maxime Lemerle, responsable des recherches défaillances chez Allianz Trade, qui pointe du doigt « croissance molle, instabilité politique et fiscale persistante, conditions de financement dégradées, tensions géopolitiques, guerre commerciale et réorganisation des chaînes d’approvisionnement ». Le nombre devrait toutefois baisser de 2,5 %.
Les Français et l’épargne
Dans une de ses toutes dernières notes publiées, la Direction générale du Trésor s’est intéressée au bas de laine des ménages. À la fin de juin 2025, leur patrimoine financier s’élevait à 6,6 milliards d’euros, alimenté par un flux d’épargne représentant 10,5 % du revenu disponible. Cette direction du ministère de l’Économie et des Finances constate que la répartition est équitable entre dépôts bancaires, produits d’assurance vie et titres : « Cela reflète l’appétence traditionnelle des ménages pour la garantie et la liquidité », explique-t-elle. La Direction du Trésor s’est livrée à un calcul : sur 10 euros de patrimoine financier des Français, 4 sont investis en actions d’entreprises, 3 en obligations (dont un euro en obligations des administrations publiques) et 2 servent à financer des prêts.
Prix Vauban : la Nouvelle Guerre des monnaies, de Christian de Boissieu et Marc Schwartz
Un travail de référence qui éclaire avec une grande rigueur intellectuelle les enjeux monétaires contemporains, désormais au cœur des rapports de puissance, de la souveraineté économique et des stratégies d’influence. Le 7 janvier, l’économiste Christian de Boissieu et le directeur général de la Monnaie de Paris, Marc Schwartz, ont reçu des mains du général Hervé de Courrèges, directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), le prix Vauban pour leur ouvrage la Nouvelle Guerre des monnaies (Odile Jacob, 300 pages, 24,90 euros). Citant le général de Gaulle : « Un État, c’est un pays, une armée et une monnaie », Christian de Boissieu a souligné combien, dans un contexte géopolitique marqué par la contestation de la puissance américaine, « on ne peut pas séparer la guerre commerciale de la guerre des monnaies ». Et de rappeler la volonté de Donald Trump de faire pression sur la Réserve fédérale pour diminuer les taux d’intérêt américains dans l’objectif de faire baisser le dollar.
L’article Dassault Aviation va bien, un record de défaillances d’entreprises… Les coulisses de l’éco de la semaine est apparu en premier sur Valeurs actuelles.

