

On a longtemps pensé que l’élection municipale, à Senlis, allait se jouer entre les deux derniers maires : Pascale Loiseleur et Jean-Christophe Canter. Mais c’était compter sans Maximilien Ménand-Chambon et Pascale Mathiault.
La plus à gauche des candidats sans étiquette avait, semble-t-il, pris sa retraite politique au lendemain de son retrait, entre les deux tours, de l’élection de 2020. Pendant cinq ans, plus de son, plus d’image. Mais cet automne, elle a fait son retour sur le devant de la scène. «Son seul objectif est de faire battre Canter», assurent des proches de l’ancien maire. Il est certain que Pascale Mathiault est la plus à même de rassembler les électeurs de gauche. Et de les offrir ensuite sur un plateau à Pascale Loiseleur ? «C’est une évidence», répètent les supporters de Canter, le plus à droite des candidats sans étiquette.
L’ancien maire, justement, est celui qui effectue pour l’heure le meilleur début de campagne, bien qu’un brin agressive, selon l’équipe de Pascale Loiseleur, la plus macroniste des candidats sans étiquette. Sa dernière proposition, qui consiste à créer un cimetière pour animaux, en plein centre de Senlis, a semble-t-il fait mouche. «Vous avez gagné ma voix», lui écrit ainsi une électrice sur Facebook. De quoi renforcer la confiance dont fait preuve Jean-Christophe Canter. Il est vrai que chaque mini-sondage réalisé via les réseaux sociaux le donne largement gagnant…
La maire sortante accusée de bétonnage
Ces sondages n’inquiètent pas Pascale Loiseleur, la maire sortante. «Elle a son bilan pour elle, jugent ses sympathisants. Et elles maîtrisent parfaitement ses dossiers.» Elle doit cependant faire face à la colère de nombreux Senlisiens qui estiment que la maire sortante est la reine de bétonnage. Elle vient d’ailleurs de retirer un programme immobilier programmé dans le quartier de Villevert devant la levée de boucliers suscitée…
Reste le cas du candidat du Rassemblement national (RN), sorti de nulle part. «Qui est donc ce parfait inconnu, qui n’habite pas Senlis, présente un CV approximatif et prétend pourtant vouloir devenir maire de la ville ?», peut-on lire sur l’une des pages Facebook consacrée à la vie de la cité. «J’habite Senlis depuis plus de deux ans, précise Maximilien Ménand-Chambon. Mais je travaille sur Paris et je sors peu… Cependant, j’aime courir sur la voie verte et j’ai activement participé à la campagne des législatives, en 2024, aux côtés de Mathieu Grimpret, le candidat du RN sur Senlis/Chantilly.» En ville, il se dit cependant que Maximilien Ménand-Chambon est encore loin d’avoir bouclé sa liste…
L’article Série Municipales dans les 20 plus grandes villes de l’Oise (16/20). Senlis : les deux derniers maires vont devoir composer avec Pascale Mathiault et le candidat du RN est apparu en premier sur Oise Hebdo.








