Sur place, les policiers se sont rendu compte que c’était devant le domicile d’un adjoint de Villers-Saint-Paul qu’un véhicule était incendié, visiblement volontairement. Photo : archives obs-oh

A l’heure où les violences contre les élus font l’objet d’une attention particulière de l’État et sont marquées par une inquiétude quasi quotidienne de l’association des maires de France, un nouvel exemple est survenu dans l’Oise et plus particulièrement à Villers-Saint-Paul, au soir du mercredi 14 janvier dernier.

Khalid Charki est adjoint à la tranquillité publique, un proche du maire Villersois, Gérard Weyn.

Un cocktail molotov a explosé sur un véhicule stationné devant son domicile.

En effet, le 14 janvier, en fin de soirée, les effectifs du commissariat de police de Creil sont intervenus pour un feu de véhicule. Sur place, les policiers ont constaté que l’incendie était dû à un acte volontaire.

Le véhicule visé était stationné devant le domicile d’un élu municipal.

«Une enquête de flagrance contre X pour destruction volontaire par moyen dangereux a été ouverte et confiée par le parquet au service local de police judiciaire de Creil», précise le procureur de la République, Loïc Abrial.

Le propriétaire du véhicule détruit a déposé plainte, mais «il ne s’agit pas de l’élu municipal», souligne le procureur.

A ce stade, aucune hypothèse n’est écartée.

Pour le premier magistrat, «il n’y pas de hasard.» Gérard Weyn enfonce le clou : «tous les jours, nous nous battons pour rendre notre ville plus sûre et nos actions les dérangent et l’engagement total de M. Charki pour sa commune en premier lieu.»

Le maire affirme qu’il «sera toujours au côté de son élu pour le soutenir dans sa mission, quelles qu’en soient les circonstances.»

Si l’idée est de déstabiliser le travail d’une équipe, c’est l’effet inverse qui semble se produire. «Défendre la tranquillité de tous. C’est un combat quotidien, pas toujours visible de la population», conclut le premier magistrat.

Même si à ce stade, toutes les hypothèses sont examinées, les élus Villersois en sont convaincus, c’est bel et bien la fonction de l’adjoint qui était ainsi visée.

Le préfet semble d’ailleurs aller dans ce sens puisqu’il a très rapidement mis en place dans la nuit même, toutes les mesures nécessaires à la protection renforcée d’un élu de la République et a mobilisé ses services pour retrouver les auteurs de cet acte.

Et le maire de conclure : «honte à ceux qui en chercheraient encore le motif pourtant évident : notre bataille acharnée contre l’insécurité.»

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