Le Tour de France Femmes n’en finit plus de s’exporter. Après Rotterdam en 2024 et Lausanne l’été prochain, Leed accueillera en effet le départ du Tour 2027. Un grand départ 2027 qui s’inspirera de celui du Tour masculin en 2014.
« C’est super de se dire que les femmes vont pouvoir bénéficier de ce qui avait été formidable en 2014 », a souligné Marion Rousse après avoir été dévoilé les trois premières étapes de cette Grande Boucle 2027.
« Leeds, c’était le grand départ du Tour hommes en 2014. J’étais devant ma télé, c’était extraordinaire, a insisté la directrice du Tour de France femmes. On a l’habitude de voir du monde sur les routes du Tour, mais là, c’était encore un niveau au-dessus. C’était la folie. Il y avait une atmosphère très particulière, la beauté des paysages et les parcours. On a, d’ores et déjà, tous les ingrédients pour que ce soit un grand départ réussi. »
Si la première étape entre Leeds et Manchester semble promise à une sprinteuse, la deuxième entre Manchester et Sheffield, « un remake de ce qu’on a connu lors du Tour 2014 avec Vincenzo Nibali », devrait sourire à une puncheuse, voire une grimpeuse. Pauline Ferrand-Prévot, irrésistible l’été dernier, sera déjà attendue.
« Je ne vois plus de différences entre les hommes et les femmes »
A en croire Marion Rousse, le sacre de la Tricolore a d’ailleurs fait entrer le Tour Femmes dans une autre dimension. « Même Christian (Prudhomme), qui était souvent avec moi, m’a dit : ‘’Je ne vois plus de différences entre les hommes et les femmes. C’est le Tour de France.’’ Nous sommes entrés dans une sphère totalement différente », a confié l’ancienne championne de France.
« Le succès de Pauline nous a aidés. Nous, Français, on attendait tellement un successeur et un nouveau porteur de maillot jaune français qu’elle a concrétisé nos attentes. Cet hiver, beaucoup de médias ont repassé des images de la saison sportive et il y avait toujours le Tour de France femmes, a-t-elle poursuivi. Cela montre vraiment que ça a été un événement marquant dans l’histoire du sport. Pas uniquement dans le sport féminin mais dans le sport en règle générale. Et on le voit aussi avec le nombre de candidatures qui affluent qu’on a pris notre place. Pourtant, ce n’était que la quatrième édition et on partait pratiquement de zéro. Et voilà, la jeune génération qui va commencer le vélo n’aura pas à passer par les difficultés que moi-même, j’ai pu connaître. »

