<p>Pour beaucoup de familles, remplir le chariot chez <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/29-32-articles-minute-pourquoi-caissieres-lidl-aldi-scannent-produits-vite-1227475.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown"><strong>Aldi</strong></a>, c’est la garantie de finir le mois sans se ruiner. Alors quand une rumeur annonce que l’enseigne discount allemande pourrait vendre ses quelque 1 300 magasins français, l’inquiétude grimpe d’un coup.</p> <p>Selon le média spécialisé La Lettre, Aldi aurait confié à <strong>Deutsche Bank</strong> une mission pour étudier un scénario de cession de sa filiale en France, où l’enseigne est implantée depuis 1988 et pèse autour de 3 % du marché. Avec plus d’un milliard d’euros injectés fin 2023 et des pertes répétées, certains imaginent déjà un départ de l’Hexagone : Aldi, c’est bientôt fini ?</p> <h2>Pourquoi certains voient Aldi quitter la France</h2> <p>Le contexte financier alimente ces rumeurs : entre 2019 et 2023, les pertes cumulées en France auraient atteint <strong>1,3 milliard d’euros</strong>, malgré une rénovation massive des magasins. "Ce scénario sanctionnerait l'échec sur la durée d'Aldi", analyse Franck Rosenthal, expert de la grande distribution, cité par <a href="https://www.leparisien.fr/economie/un-echec-sur-la-duree-pourquoi-aldi-pourrait-quitter-la-france-15-01-2026-F75VCPTY2VA6NK5XENVOUN6ZAY.php?at_variant=link&#038;at_creation=Le%20Parisien&#038;at_campaign=Partage%20Twitter%20CM&#038;at_medium=Social%20media&#038;utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Le Parisien</a>. En 2020, le rachat de Leader Price au groupe Casino pour plus de 700 millions d’euros devait propulser l’enseigne à 3,8 % de parts de marché ; elle tourne aujourd’hui autour de 3,1 %.</p> <p>L’intégration de Leader Price a surtout fait fuir une partie de la clientèle. "Alors que dans les Leader Price, ils avaient 4 500 références, ils n’en ont plus que 2 500 dans les nouveaux Aldi. Un certain nombre de consommateurs sont donc allés voir ailleurs". Le match avec Lidl, à plus de 8 % de parts de marché, semble perdu. Franck Rosenthal évoque même l’idée d’un retrait "afin d’investir davantage aux États-Unis, où il possède déjà 2 500 magasins et où la croissance du commerce est nettement plus forte qu’en France".</p> <h2>Ce que répond officiellement Aldi Nord</h2> <p>Face à ces rumeurs, la maison mère allemande a réagi fermement. "Les informations au sujet d’une éventuelle vente d’Aldi France sont fausses", a réagi Aldi Nord, sollicitée par l’AFP, qui assure aussi : "Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français". Le groupe juge les "spéculations" au "sujet d’un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" "sans fondement".</p> <p>Aldi rappelle aussi sa stratégie : "Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", avec une approche "clairement axée sur l’optimisation et la croissance en France". "L’évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", assure encore le discounter. En 2022, Aldi a réalisé 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France (+17 %), tout en creusant sa perte nette à 397 millions d’euros contre près de 291 millions un an plus tôt.</p> <h2>Entre pertes, pub massive et appétit des concurrents</h2> <p>Aldi, comme <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/lidl-condamne-pratiques-commerciales-trompeuses-pourquoi-verrez-plus-pub-supermarche-tele-francaise-1235502.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Lidl</a>, n’a pas vraiment profité de la forte inflation alimentaire, quand Leclerc gagnait du terrain. Les investissements marketing ont, eux, explosé. "Après avoir décidé de ne pas faire de pub, ce discounter a changé son fusil d’épaule, et a investi proportionnellement au moins trois fois plus que son poids en termes de parts de marché. Avec de telles dépenses, si les résultats commerciaux ne sont pas au rendez-vous, cela devient compliqué", souffle Franck Rosenthal.</p> <p>Si Aldi décidait un jour de se désengager, les candidats au rachat ne manqueraient pas : Lidl, le groupe <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/convictions-tres-fortes-gerant-carrefour-propose-alternative-audacieuse-monnaie-pour-payer-courses-1236368.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Carrefour</a>, mais aussi des acteurs comme <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/pub-noel-intermarche-incroyable-tour-monde-pubs-geniales-pepite-1226770.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Intermarché</a> ou Coopérative U. "Mais même Intermarché et Coopérative U pourraient être sur les rangs", juge Franck Rosenthal, pour qui "3 % de parts de marché en plus, cela ne se refuse pas". Selon le spécialiste Olivier Dauvers, cité en ligne, l’enseigne Action figurerait aussi parmi les intéressés en cas de vente.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/aldi-cest-fini-pourquoi-lenseigne-discount-pourrait-bientot-disparaitre-et-quitter-la-france-1236568.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/aldi-cest-fini-pourquoi-lenseigne-discount-pourrait-bientot-disparaitre-et-quitter-la-france-1236568.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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