<p>À Ilulissat, sur la côte ouest du <a href="https://www.mariefrance.fr/evasion/groenland-voici-le-prix-hallucinant-dun-simple-pack-de-yaourts-chez-les-inuit-1236455.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown"><strong>Groenland</strong></a>, le soleil reste visible 24 heures sur 24, environ du 21 mai au 24 juillet. À 23 heures, le ciel ressemble à un début d’après-midi, des enfants jouent encore au football sous une lumière dorée, et les touristes se demandent comment les habitants réussissent à dormir dans cette clarté permanente.</p> <p>Ce <strong>soleil de minuit</strong>, typique des régions au nord du cercle polaire arctique, bouleverse les repères classiques jour/nuit. Sans obscurité naturelle, le cerveau perd son signal principal pour passer en mode repos. Pourtant, les Groenlandais et <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/vous-avez-froid-a-2c-voici-le-secret-de-la-graisse-brune-des-inuits-du-groenland-un-chauffage-interne-pour-resister-au-grand-froid-1236498.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Inuits</a> continuent à mener une vie quasiment normale. Leur secret ne tient pas qu’à des rideaux très épais.</p> <h2>Quand le soleil ne se couche jamais, l’horloge interne se déboussole</h2> <p>Les chercheurs en chronobiologie, comme ceux du <a href="https://www.chronobiology.ch/wp-content/uploads/publications/2003_08.pdf?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Centre for Chronobiology de l’Université de Bâle</a>, parlent de "zeitgebers", des donneurs de temps qui règlent notre <strong>rythme circadien</strong>. Le plus puissant reste le cycle lumière/obscurité. Une exposition continue à la lumière du jour, en particulier à la lumière bleue, peut réduire la production nocturne de <strong>mélatonine</strong> de plus de 50 %.</p> <p>Le noyau suprachiasmatique, petite zone de l’hypothalamus qui sert d’horloge maîtresse, se cale d’ordinaire sur l’alternance jour/nuit. Quand la lumière devient constante et donc peu informative, l’organisme se comporte comme en décalage horaire permanent : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, fatigue. C’est là que les Groenlandais activent un autre jeu de signaux.</p> <p><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-1236569"><img loading="lazy" decoding="async" itemprop="thumbnailUrl" class="alignnone size-full wp-image-1236569 img-responsive " src="https://sf.mariefrance.fr/wp-content/uploads/sites/5/2026/01/graisse-brune-inuits-groenland.jpg" alt="Le secret du "chauffage interne" des Inuits enfin décodé par la science pour résister au grand froid" width="1280" height="853" /></span></p> <h2>L’astuce surprenante des Groenlandais : décider socialement de la nuit</h2> <p>Quand la lumière ne dit plus l’heure, ce sont les <strong>zeitgebers sociaux</strong> qui prennent le relais. Au Groenland, le travail et l’école suivent des horaires stricts, typiquement 8 h–16 h, même en plein jour polaire. Les repas, surtout le dîner, sont pris à heure fixe ; le corps associe ce moment régulier à la fin de la période d’activité.</p> <p>À partir d’une certaine heure, souvent autour de 22 h, un véritable "couvre-feu" social s’installe : les activités extérieures cessent, le bruit tombe d’un coup, les familles rentrent chez elles et baissent volontairement l’intensité lumineuse à l’intérieur. Pour résumer cette nuit fabriquée :</p> <ul> <li>horaires de travail et d’école inflexibles,</li> <li>repas du soir toujours à la même heure,</li> <li>rues qui se vident à heure fixe,</li> <li>lumières domestiques adoucies et rideaux tirés.</li> </ul> <h2>Ce que cette méthode change pour les voyageurs… et pour nous</h2> <p>Les nouveaux arrivants commettent presque toujours la même erreur : compter seulement sur un masque de sommeil ou des rideaux occultants. Sans routines sociales et alimentaires rigides, leur horloge interne se dérègle, avec une sensation de "jet-lag" permanent, insomnie et épuisement. Les habitants, eux, calquent leur sommeil sur l’horloge murale, pas sur le ciel.</p> <p>Un voyageur qui adopte dès le premier jour des horaires fixes de lever, de repas et de coucher, limite les sorties tardives même s’il fait grand jour, réduit les écrans lumineux en soirée et tamise la lumière intérieure reproduit la stratégie groenlandaise. Cette idée vaut aussi sous nos latitudes l’été : décider collectivement quand commence la nuit, puis faire en sorte que tout, dans la maison et dans la routine, raconte la même histoire au cerveau.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/insolite/comment-font-les-groenlandais-pour-dormir-quand-le-soleil-ne-se-couche-jamais-leur-astuce-est-surprenante-1236496.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/insolite/comment-font-les-groenlandais-pour-dormir-quand-le-soleil-ne-se-couche-jamais-leur-astuce-est-surprenante-1236496.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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