<p>Dans l’imaginaire collectif, <a href="https://www.aufeminin.com/news-societe/votre-enfant-harcele-ses-camarades-voici-la-sanction-qu-il-encourt-s4068152.html" target="_blank" rel="noopener">une sanction scolaire</a> rime encore souvent avec retenue, exclusion temporaire ou rapport disciplinaire. Pourtant, certains établissements cherchent aujourd’hui à sortir de ce schéma punitif jugé parfois inefficace. Voire contre-productif dans certains cas. C’est le cas du collège de l’Europe, situé à Bourg-de-Péage, qui a fait le choix d’expérimenter une autre approche à partir de 2026. Dans ce collège, la direction a décidé de donner une <a href="https://www.aufeminin.com/enfant/enfants-non-scolarises-dans-quels-cas-peut-on-etre-puni-par-la-loi-s4106255.html" target="_blank" rel="noopener">nouvelle dimension aux sanctions</a> disciplinaires. L’objectif n’est plus seulement de punir, mais de transformer l’erreur en expérience éducative.</p> <p>Une réflexion menée de longue date par l’équipe pédagogique, qui souhaitait proposer une réponse plus constructive aux comportements inadaptés. Notamment lorsque les exclusions temporaires ne produisent aucun effet durable. Cette initiative s’inscrit dans un cadre pourtant déjà existant. Depuis 2011, les <a href="https://www.aufeminin.com/news-societe/affaire-betharram-interdiction-d-aller-aux-toilettes-punitions-un-rapport-de-l-education-nationale-accablant-s4110749.html" target="_blank" rel="noopener">établissements scolaires</a> peuvent mettre en place ce que l’Éducation nationale appelle des <em>« mesures de responsabilisation »</em>. Ces sanctions alternatives doivent figurer dans les règlements intérieurs, mais restent malheureusement encore très peu utilisées.</p> <h2>Une sanction éducative pour responsabiliser les élèves d'un collège : donner de sa personne</h2> <p>À Bourg-de-Péage, <a href="https://www.ledauphine.com/education/2026/01/14/signature-d-une-convention-de-responsabilisation-entre-le-college-de-l-europe-et-les-restos-du-coeur" target="_blank" rel="nofollow noopener">la solution a pris forme</a> grâce à un partenariat local. Le collège a signé une convention avec le centre des Restos du Cœur de Romans-sur-Isère, permettant à certains élèves sanctionnés de s’y rendre hors temps scolaire. Que cela soit en soirée ou le week-end. Une alternative aux heures de colle qui vise avant tout à responsabiliser les adolescents. <em>« L’objectif est de renforcer la dimension éducative de la sanction »</em>, explique le principal de l’établissement. Selon lui, cette démarche permet de « faire réfléchir l’élève, le faire se responsabiliser, qu’il soit un peu plus mature ».</p> <p>Une approche qui tranche avec les exclusions temporaires, souvent perçues comme n’ayant aucun impact réel sur les comportements futurs. Cette mesure concerne notamment les élèves menacés d’exclusion. Plutôt que de les renvoyer chez eux, le collège leur propose de découvrir un autre univers, celui de la solidarité et de l’engagement associatif.<em> « Un élève sous la menace d’une exclusion pourra aller aux Restos du Cœur pour découvrir, donner un coup de main aux bénévoles »</em>, précise le chef d’établissement. Du côté de l’association, l’accueil est positif. Le responsable du centre de Romans-sur-Isère voit dans cette convention la continuité d’une démarche déjà engagée : «<em> On accueille régulièrement des collégiens, des lycéens qui viennent faire des stages »</em>.</p> <p><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-2693318"><img loading="lazy" decoding="async" itemprop="thumbnailUrl" class="alignnone size-large wp-image-2693318 img-responsive " src="https://sf.afcdn.com/wp-content/uploads/aufeminin/2026/01/design-sans-titre-2026-01-15t191004.825-1024x496.jpg" alt=""Très rarement mise en place" : fini les heures de colle et les exclusions, ce collège mise sur une sanction inattendue" width="1024" height="496" /></span></p> <h2>Une initiative saluée… mais qui interroge</h2> <p>Pour l’association, ce partenariat permet aussi de sensibiliser les jeunes à la réalité de la précarité. Tout en apportant un soutien concret aux équipes bénévoles. Si cette nouvelle forme de sanction suscite de l’intérêt, elle ne fait pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, certains internautes s’interrogent sur le sens de la démarche. Pour eux, associer une action solidaire à une punition pourrait brouiller le message. Aider une association caritative ne devrait pas être perçu comme une contrainte ou une tâche ingrate. D’autres estiment au contraire que tout dépend de l’accompagnement.</p> <p>Plusieurs commentaires insistent sur la nécessité d’expliquer clairement aux élèves ce qu’implique le bénévolat et les valeurs portées par les Restos du Cœur. Sans ce travail pédagogique, le risque serait que les jeunes voient cette expérience uniquement comme une sanction, et non comme une opportunité de découverte et d’engagement citoyen. Au sein du collège, cette dimension est justement au cœur du projet. Les équipes éducatives comptent encadrer les élèves avant et après leur passage dans l’association. Le but est de donner du sens à la démarche. L’idée n’est pas de stigmatiser, mais d’amener les adolescents à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Un moyen également de les confronter à des réalités souvent éloignées de leur quotidien.</p> <meta name="original-source" content="https://www.aufeminin.com/societe/actualites/les-restos-du-coeur/tres-rarement-mise-en-place-fini-les-heures-de-colle-et-les-exclusions-ce-college-mise-sur-une-sanction-inattendue-2693312.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.aufeminin.com/societe/actualites/les-restos-du-coeur/tres-rarement-mise-en-place-fini-les-heures-de-colle-et-les-exclusions-ce-college-mise-sur-une-sanction-inattendue-2693312.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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