Le groupe Avanzemu s’oppose fermement à la suspension des sessions de l’Assemblée de Corse pour une durée de trois mois, décision récemment validée par la majorité territoriale. En cause : l’annulation pure et simple des sessions de février et mars, officiellement justifiée par la proximité des élections municipales à Bastia.
Selon Avanzemu, cette décision constitue une rupture inédite dans le fonctionnement de l’institution. « Jamais une campagne électorale, hors Territoriales, n’a conduit l’Assemblée de Corse à interrompre ses travaux en plus de quarante ans », rappelle le groupe, qui affirme s’être opposé, seul, à cette mesure lors de la conférence des présidents.
La majorité invoque des dispositifs de substitution, comme la tenue de réunions de la commission permanente. Une réponse jugée largement insuffisante par Avanzemu : « Les mesures annoncées pour compenser cet état de fait sont très éloignées de l’objectif affiché », estime le groupe, qui y voit une paralysie de fait du débat démocratique.
Derrière cette suspension, Avanzemu dénonce une stratégie politique assumée. « La manœuvre est malheureusement limpide. Après avoir fragilisé nos institutions par la candidature, à des élections locales, du président du Conseil exécutif, le groupe majoritaire suspend leur fonctionnement afin de dégager du temps de campagne », accuse-t-il.
Le groupe va plus loin en évoquant une atteinte symbolique et politique à la collectivité. « Subordonner l’incarnation de la première Collectivité de Corse à une municipale était déjà une initiative singulière ; demander que ses sessions soient littéralement suspendues en est une autre, particulièrement grave », souligne
Avanzemu, qui évoque une institution mise « au rythme de l’agenda d’une formation politique en fin de cycle ».
Pour Avanzemu, l’enjeu dépasse le cadre partisan. « L’intérêt de notr...
La majorité invoque des dispositifs de substitution, comme la tenue de réunions de la commission permanente. Une réponse jugée largement insuffisante par Avanzemu : « Les mesures annoncées pour compenser cet état de fait sont très éloignées de l’objectif affiché », estime le groupe, qui y voit une paralysie de fait du débat démocratique.
Derrière cette suspension, Avanzemu dénonce une stratégie politique assumée. « La manœuvre est malheureusement limpide. Après avoir fragilisé nos institutions par la candidature, à des élections locales, du président du Conseil exécutif, le groupe majoritaire suspend leur fonctionnement afin de dégager du temps de campagne », accuse-t-il.
Le groupe va plus loin en évoquant une atteinte symbolique et politique à la collectivité. « Subordonner l’incarnation de la première Collectivité de Corse à une municipale était déjà une initiative singulière ; demander que ses sessions soient littéralement suspendues en est une autre, particulièrement grave », souligne
Avanzemu, qui évoque une institution mise « au rythme de l’agenda d’une formation politique en fin de cycle ».
Pour Avanzemu, l’enjeu dépasse le cadre partisan. « L’intérêt de notr...
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