En pleine digitalisation, le monde bancaire évolue vite. Le projet Cash Services, lancé par la Société des Services Fiduciaires (2SF), veut changer l’accès au libre-service bancaire en créant un réseau d’automates innovants. L’idée : remplacer progressivement les distributeurs automatiques de billets (DAB) classiques par des automates siglés Cash Services partout en France, aussi bien en zones urbaines qu’rurales. L’objectif est de conserver un point central du service bancaire, auquel les Français tiennent, tout en rendant l’exploitation et la gestion des ressources bancaires plus efficaces.
Un gros projet bien cadré
Selon les informations de Presse Citron, le projet Cash Services est porté par trois grandes banques françaises : BNP Paribas, Société Générale et Crédit Mutuel Alliance Fédérale (propriétaire du réseau CIC). Elles ont choisi de mutualiser leurs efforts pour faire avancer la transformation. Selon Olivier Fournier, président de 2SF, mettre en commun les DAB va permettre d’assurer un service continu et de qualité, tout en diminuant les coûts d’entretien et d’exploitation.
Les chiffres sont parlants : près de 7 000 automates Cash Services doivent être déployés sur tout le territoire d’ici la fin 2026. Le déploiement se fera par étapes :
- 1 000 sites d’ici juin 2025,
- 3 000 sites d’ici la fin 2025.
Le début des opérations est fixé à la fin 2023, avec une attention particulière aux automates situés en agences dès septembre 2024.
Ce que ça change pour les clients
Pour les usagers, les avantages sont nombreux. Ils auront accès à plus de points de retrait gratuits, ce qui réduit le risque d’être facturé pour un « retrait déplacé ». Une nouveauté importante : l’interface personnalisée. « Dès que l’on introduit sa carte, c’est l’environnement de sa banque qui apparaît à l’écran », explique Olivier Fournier. Cette fonctionnalité renforce la continuité et la familiarité du service pour les clients.
Les automates Cash Services proposeront non seulement le retrait, mais aussi le dépôt de billets et de chèques, illustrant l’évolution vers des automates multi-services. L’ensemble montre la volonté des banques partenaires de maintenir un service complet tout en optimisant leur infrastructure.
Pour les banques et les communes, quels enjeux ?
Pour les banques, mutualiser les automates permet de réduire fortement les coûts opérationnels via une gestion centralisée de l’infrastructure. L’offre « Collectivités locales », qui sera lancée dès le deuxième trimestre 2025, vise à faciliter l’accès aux services bancaires dans les communes très peuplées ou dépourvues d’agences locales. D’après Olivier Fournier, il faudra analyser, cas par cas, le flux potentiel pour chaque automate afin de voir où l’installation est économiquement viable : « Il faut analyser au cas par cas le flux potentiel d’un tel automate ».
Pour les communes où l’activité de l’automate est significative, aucune contribution financière ne sera demandée, ce qui constitue un avantage important pour les municipalités intéressées, en particulier celles disposant de moins de ressources. « Si un automate a une activité significative, la municipalité n’aura pas à financer une partie du coût », confirme Olivier Fournier.
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