Publiée au début de l’année 2026, une vaste enquête sur la banque et ses tarifs, menée par CCLV (Consommation Logement Cadre de Vie) dresse un état des lieux précis des établissements les moins chers et des plus coûteux. Dans un contexte économique marqué par l’inflation persistante et par une concurrence accrue, ces résultats offrent un éclairage essentiel sur la structure des frais bancaires en France et sur les choix auxquels sont confrontés les particuliers.

La banque à l’épreuve de l’enquête tarifaire 2026

La banque se retrouve une nouvelle fois au centre d’une enquête très attendue par les consommateurs. Selon l’étude menée par l’association de consommateurs CLCV, les tarifs bancaires ont continué de progresser en 2026, confirmant une tendance installée depuis plusieurs années. Ainsi, au 1er février 2026, le coût moyen des paniers de services bancaires a augmenté d’environ 3 % en métropole, selon les calculs publiés par l’association. Cette hausse globale masque cependant de fortes disparités entre les établissements, ce qui renforce l’intérêt d’une enquête comparative sur la banque.

Dans le détail, l’enquête souligne que les petits consommateurs voient leurs frais progresser de près de 2,98 %, tandis que les profils dits moyens subissent une hausse plus marquée, atteignant 3,77 %, selon la CLCV en janvier 2026. Par ailleurs, certains postes pèsent davantage sur la facture finale. Les frais de tenue de compte enregistrent une augmentation notable de 6,39 %, toujours selon la même source, alors que les cotisations de cartes bancaires progressent de 2,07 % à 2,29 % selon les gammes. Comme l’explique Anna Meylacq, spécialiste de la tarification bancaire, « les tarifs bancaires augmentent régulièrement, en particulier sur certaines lignes comme les frais de tenue de compte et la cotisation des cartes bancaires ».

Les établissements les moins chers sous la loupe

L’enquête sur la banque ne se contente pas de mesurer la hausse moyenne des tarifs. Elle établit également un classement précis des établissements les moins chers, révélant une domination nette des banques en ligne. Selon les résultats relayés par le comparateur MoneyVox et analysés par RTL, ces acteurs affichent des frais annuels significativement inférieurs à ceux des réseaux traditionnels. Cette enquête met en avant une différence structurelle de modèle économique, qui se traduit directement sur la facture des clients.

Ainsi, au 1er janvier 2026, certaines banques en ligne affichent des frais annuels autour de 90 euros pour un profil standard. L’exemple le plus cité reste Hello bank!, dont les frais moyens s’élèvent à 91,26 euros par an, selon MoneyVox en décembre 2025. Ce niveau de prix contraste fortement avec celui de nombreuses banques traditionnelles, où les frais dépassent fréquemment les 150 euros annuels pour des services comparables. Comme le résume l’analyse de RTL, « les banques traditionnelles s’avèrent bien moins compétitives que celles en ligne ».

Au-delà du classement national, l’enquête sur la banque intègre également une dimension régionale. MoneyVox a ainsi publié plusieurs études régionales, notamment dans le Grand-Est et dans les Hauts-de-France, montrant que certaines banques mutualistes ou régionales peuvent se positionner parmi les moins chères selon les profils. Toutefois, même dans ces cas, les banques en ligne conservent souvent un avantage tarifaire structurel, en raison de frais de fonctionnement plus faibles et d’une offre largement dématérialisée.

Banques les plus chères : ce que révèle l’enquête banque

Si l’enquête sur la banque met en avant les établissements les plus compétitifs, elle pointe également ceux dont les tarifs figurent parmi les plus élevés. Les banques traditionnelles, en particulier les grands réseaux nationaux, concentrent l’essentiel des critiques. Selon les données compilées par la CLCV, ces établissements cumulent souvent des frais de tenue de compte élevés, des cartes bancaires plus coûteuses et des commissions additionnelles sur les incidents ou les opérations spécifiques.

Cette situation s’explique en partie par la densité du réseau d’agences et par le maintien de services physiques, qui génèrent des coûts importants. Toutefois, l’enquête souligne que ces arguments peinent à convaincre les clients, de plus en plus sensibles au prix et à la transparence. Comme l’indique un commentaire d’analyse diffusé par RTL, « si vous avez des envies de changement d’établissement, une typologie de banques se distingue, et de loin », une allusion claire aux banques en ligne face aux acteurs historiques.

L’enquête banque 2026 met également en évidence une relative inertie tarifaire chez certains établissements les plus chers. Malgré la concurrence accrue, les hausses de frais se poursuivent, parfois sans amélioration notable des services perçus par les clients. Selon la CLCV, la progression de 6,39 % des frais de tenue de compte constitue un signal préoccupant pour les ménages modestes, pour lesquels ces coûts fixes représentent une charge incompressible. Dans ce contexte, l’enquête joue un rôle d’outil d’information, permettant aux consommateurs de comparer et, le cas échéant, de changer de banque afin de réduire leur budget annuel.

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