
Trop ou pas assez, c’est selon. Le projet de logements sur la friche Rabourdin à Mouy, et l’avenir incertain de la maison de maître encore existante, deviennent un vrai sujet de campagne, à l’approche des élections municipales. Le groupe «Mouy à votre écoute», de Katia Breton, a récemment relaté les derniers développements donnés au cours d’une réunion entre élus plus des membres de l’OPAC, de Oise Habitat et de l’EPFLO, tenue en mairie au début du mois de janvier. En substance, la municipalité n’a pas d’autre choix que d’accueillir sur place des logements sociaux.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les pouvoirs publics ont déjà mis la main à la poche – et pas qu’un peux – pour cette opération. «L’Etat a financé la dépollution du site à hauteur de 1,172 million d’euros, dans un cadre réservé aux projets de logements sociaux.»
Un coût réel à un million d’euros
Et donc, pas question de transférer ce projet à des bailleurs privés. «Il n’a pas le droit à des subventions d’Etat», poursuit le groupe «Mouy à votre écoute». «Sans subvention, le terrain coûterait plus d’un million d’euros HT. » Contre 500.000 euros dans la configuration validée avec les bailleurs sociaux.
Autre hypothèse envisagée : le rachat du site par la commune. Mais là encore, ce serait au profit fort…
«C’est un choix politique !»
L’analyse de Franck Deruem, qui a assisté à la même réunion, est bien différente. Pour lui, Mouy n’a pas l’obligation de construire autant de logements sociaux sur son territoire. «Mouy n’est pas concernée par la loi SRU, qui impose des quotas de logements sociaux à certaines communes», explique-t-il. «C’est un choix politique ! Un choix politique guidé soit par l’idéologie soit par des visées électoralistes.»
«Cela implique de créer de nouveaux services, au détriment des populations déjà existantes», poursuit Franck Deruem. «Au risque de devoir augmenter les impôts. Le conseiller municipal d’opposition, candidat en mars, à même lancé une pétition «contre l’augmentation du nombre de logements sociaux à Mouy».
La maison Rabourdin toujours menacée
Le projet actuellement validé sur la friche Rabourdin de Mouy prévoit la réalisation de 101 logements dont 11 pavillons. A cela devait s’ajouter la reprise de la maison de maître par un opérateur privé. A cela devait s’ajouter la création d’un restaurant.
Devait, car l’investisseur a officialisé son désengagement en décembre. Du coup, un temps menacée, puis sauvée, la maison est de nouveau menacée d’une démolition. Ce, en raison de son mauvais état général. Si la ville de Mouy devait racheter le bâtiment, cela coûterait 60.000 euros. Plus des travaux de rénovation, estimés à un million d’euros. La question devrait faire l’objet – encore – d’âpres débats lors du prochain conseil municipal en février.
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