<p>Ancien double champion olympique de natation, <strong>Yannick Agnel</strong> voit désormais son nom autant associé aux bassins qu’aux prétoires. Depuis plusieurs années, une information judiciaire vise le Français pour des faits graves survenus alors qu’il était hébergé chez son entraîneur, dans le Haut-Rhin, au milieu des années 2010.</p> <p>Jeudi 15 janvier 2026, la <strong>cour d'appel de Colmar</strong> a confirmé son renvoi en procès, rejetant le recours qu’il avait formé contre cette décision. L’ex-nageur de 33 ans sera jugé devant la <strong>cour criminelle départementale du Haut-Rhin</strong> pour viol aggravé et agression sexuelle aggravée sur mineure de moins de 15 ans, des faits reprochés en lien avec la fille de son entraîneur, alors âgée de 13 ans.</p> <h2>Décision de la cour d'appel de Colmar dans l'affaire Yannick Agnel</h2> <p>La chambre de l’instruction a estimé qu’il existait des charges suffisantes contre le champion retiré des bassins. Elle a donc confirmé son renvoi devant la juridiction criminelle pour des faits qualifiés de viol aggravé et d’agression sexuelle aggravée sur une mineure de moins de 15 ans. L’ancien nageur, qui reste présumé innocent, demeure placé sous contrôle judiciaire.</p> <p>Côté partie civile, l’avocat de la jeune femme, Me Thomas Wetterer, se dit "satisfait pour [s]a cliente". "Le reste sera débattu devant de la cour criminelle départementale", a-t-il ajouté à <em>Le Figaro</em>. Yannick Agnel a désormais cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cette confirmation de renvoi en procès.</p> <h2>Les accusations de viol sur mineure visant Yannick Agnel</h2> <p>Les juges reprochent à l’ancien champion d’avoir entretenu en 2016 une relation sexuelle avec la fille de son entraîneur de l’époque, alors âgée de 13 ans, alors que lui en avait 23. Selon l’ordonnance de renvoi, les faits se seraient déroulés entre le 31 décembre 2015 et le 31 août 2016, à Mulhouse, dans la commune voisine de Riedisheim, mais aussi lors de déplacements en Thaïlande et en Espagne, à Ténérife et en Sierra Nevada.</p> <p>Durant l’instruction, la plaignante a livré un récit constant de relations sexuelles imposées de manière "insidieuses" pendant environ six mois en 2016. Face à ces accusations, Yannick Agnel a toujours évoqué une relation consentie et amoureuse, une simple "amourette" selon ses mots ; il affirme "Je ne suis pas un violeur, je ne suis pas un monstre ou un prédateur sexuel", estimant que la jeune fille, en raison de sa maturité, aurait pu dire non.</p> <h2>Chronologie de l’enquête et propos de Yannick Agnel</h2> <p>Interpellé puis placé en garde à vue en décembre 2021, l’ex-nageur a livré des versions évolutives. Il a d’abord reconnu seulement des "câlins, bisous", avant d’invoquer des problèmes de mémoire puis d’admettre à demi-mot une tentative de pénétration. Il parle d’un "conflit intérieur" autour de cet "amour impossible" et explique que, selon lui, la jeune fille voulait faire "plus adulte qu’elle n’était".</p> <p>L’affaire, qui a débouché sur une mise en examen puis une ordonnance de renvoi, a aussi conduit à un non-lieu pour des accusations d’agressions sexuelles sur mineur de plus de 15 ans visant une autre personne. Malgré ce renvoi en procès, le double médaillé d’or olympique reste présumé innocent tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.</p> <meta name="original-source" content="https://www.closermag.fr/people/yannick-agnel-sera-juge-pour-viol-sur-mineure-une-decision-judiciaire-qui-marque-un-tournant-3612187" /><meta name="syndication-source" content="https://www.closermag.fr/people/yannick-agnel-sera-juge-pour-viol-sur-mineure-une-decision-judiciaire-qui-marque-un-tournant-3612187" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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