<p>&Agrave; deux mois du premier tour, le PCF a choisi de s&#39;expliquer sur l&rsquo;attelage qu&#39;il forme d&eacute;sormais avec Philippe Broche. Pressenti de longue date, ce fait politique confirme la division de la gauche bagnolaise, entre les listes de Michel Cegielski, sur laquelle on devrait voir des socialistes, celle de J&eacute;r&ocirc;me Jackel, class&eacute;e plus &agrave; gauche mais d&eacute;sormais soutenue par Christian Roux, membre du PRG (m&ecirc;me si le PRG d&eacute;savoue sa prise de position), et donc celle de Philippe Broche.</p> <p><em>&laquo; Le PCF est un chaud partisan d&rsquo;une liste de large union pour contrecarrer le RN</em>, commence Elian Cellier. <em>L&rsquo;opposition au RN ne fait pas un programme, mais c&#39;est un postulat de d&eacute;part. &raquo;</em> Une large union qui n&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; pas &eacute;t&eacute; possible en 2020, et donc pas plus six ans plus tard, malgr&eacute; un appel de plusieurs forces de gauche lanc&eacute; en juin dernier et une piq&ucirc;re de rappel des communistes fin novembre. La faute, selon le PCF, &agrave; la candidature pr&eacute;coce de J&eacute;r&ocirc;me Jackel, mais aussi et surtout &agrave; l&rsquo;attitude du PS, qui a d&eacute;sign&eacute; l&rsquo;ancien &eacute;lu de la majorit&eacute; Chapelet Sylvain Hille pour n&eacute;gocier. <em>&laquo; Je n&#39;ai pas eu de ses nouvelles, il ne m&#39;a jamais appel&eacute; &raquo;</em>, regrette Elian Cellier, qui affirme que Sylvain Hille <em>&laquo; est depuis le d&eacute;but dans le plan de Michel Cegielski &raquo;. </em>Il y a &eacute;t&eacute; aper&ccedil;u lors de l&rsquo;inauguration du local de campagne de l&rsquo;ex-adjoint au maire, du reste.</p> <h2>&laquo;&nbsp;Dans un second tour Bordes-Chapelet, Chapelet sera battu&nbsp;&raquo;</h2> <p>Bref, <em>&laquo; l&rsquo;union a du plomb dans l&rsquo;aile &raquo;</em>, euph&eacute;mise Elian Cellier, qui ne croit pas dans les chances de Michel Cegielski ni de J&eacute;r&ocirc;me Jackel. <em>&laquo; L&rsquo;&eacute;quipe de Philippe Broche est la plus cr&eacute;dible, la seule qui pourra contrer s&eacute;rieusement Pascale Bordes (candidate RN, NDLR). Dans un second tour Bordes-Chapelet, Chapelet sera battu &raquo;</em>, pronostique le communiste. La seule chance serait donc l&rsquo;&eacute;quipe Broche, dans laquelle <em>&laquo; nous avons trouv&eacute; des comp&eacute;tences, ce qui est pour nous un &eacute;l&eacute;ment essentiel. &raquo;</em></p> <p>Liste pour laquelle le PCF <em>&laquo; met &agrave; disposition &raquo;</em> trois candidats : Elian Cellier lui-m&ecirc;me, qui fut &eacute;lu d&rsquo;opposition &agrave; Laudun-l&rsquo;Ardoise et plusieurs fois candidat &agrave; des &eacute;lections, la derni&egrave;re fois en 2020 sur la liste Alliance citoyenne, avec entre autres un certain J&eacute;r&ocirc;me Jackel ; Marielle Yzerd-Tortey, retrait&eacute;e de la fonction publique territoriale, jamais &eacute;lue, et Corinne Cancel, enseignante retrait&eacute;e, &eacute;lue &agrave; Bagnols entre 2010 et 2011, lorsque le PCF faisait liste commune avec Jean-Christian Rey, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque au PS. Elle est aussi membre du conseil de d&eacute;veloppement de l&rsquo;Agglom&eacute;ration, une instance <em>&laquo; pas &eacute;cout&eacute;e &raquo;</em> par l&rsquo;ex&eacute;cutif intercommunal, affirme-t-elle.</p> <p>Trois candidats impliqu&eacute;s aussi dans la vie associative bagnolaise, qui veulent <em>&laquo; faire changer la ville, la retrouver plus dynamique et prosp&egrave;re &raquo;</em>, affirme Marielle Yzerd-Tortey, pour <em>&laquo; mettre un frein &agrave; cette peau de chagrin qu&rsquo;est en train de devenir Bagnols &raquo;</em>, rajoute Corinne Cancel. <em>&laquo; Nous mettons nos comp&eacute;tences au service de la ville &raquo;</em>, rajoute Elian Cellier, qui pr&eacute;cise que les communistes <em>&laquo; travaillent en confiance, nous n&rsquo;avons rien n&eacute;goci&eacute; &raquo;</em>, avec Philippe Broche.</p> <h2>Les communistes sortent les dossiers</h2> <p>Pour parler comp&eacute;tences, Elian Cellier revient sur l&rsquo;analyse alarmante des finances de l&rsquo;Agglom&eacute;ration r&eacute;alis&eacute;e par les communistes en fin d&rsquo;ann&eacute;e, <em>&laquo; que personne n&rsquo;a relev&eacute;e chez les &eacute;lus, c&rsquo;est surr&eacute;aliste &raquo;</em>, mais sur laquelle ils <em>&laquo; persistent et signent &raquo;</em> en y rajoutant un autre dossier. Celui des bisbilles entre l&rsquo;Agglom&eacute;ration et le Syndicat mixte des eaux Gard-Ard&egrave;che (SMEGA), qui fournit l&rsquo;eau potable &agrave; trois communes de l&rsquo;Agglo, Issarac, Le Garn et Montclus. Le syndicat, pr&eacute;sid&eacute; par le maire communiste de Barjac Edouard Chaulet, doit conventionner avec l&rsquo;Agglo, qui a r&eacute;cup&eacute;r&eacute; la comp&eacute;tence en 2020, convention toujours pas sign&eacute;e car les deux instances ne sont pas d&rsquo;accord sur le prix du m&egrave;tre cube.</p> <p>Un vieux dossier, qui voit aujourd&rsquo;hui <em>&laquo; le SMEGA toujours fournir l&rsquo;eau aux usagers de ces communes, continuer &agrave; investir sur les r&eacute;seaux et &agrave; les entretenir, par contre, la facturation aux habitants est faite par l&rsquo;Agglo qui encaisse les factures &raquo;</em>, affirme Elian Cellier, qui accuse l&rsquo;Agglo de <em>&laquo; se faire de la tr&eacute;sorerie sur le dos du syndicat &raquo;.</em> Un dossier sur lequel l&rsquo;Agglom&eacute;ration renvoie la balle au syndicat.</p> <p>Dans la m&ecirc;me veine, Marielle Yzerd-Tortey indique avoir analys&eacute; les comptes de gestion 2023 et 2024 de la ville de Bagnols, qu&rsquo;elle dit <em>&laquo; avoir eu beaucoup de mal &agrave; obtenir &raquo;</em>, mais qui montrent <em>&laquo; une situation financi&egrave;re qui se d&eacute;grade &raquo;</em>, avec <em>&laquo; un trou financier estim&eacute; &agrave; 3,5 millions d&rsquo;euros &raquo;</em> en 2024 et <em>&laquo; une d&eacute;pendance &agrave; l&rsquo;endettement qui p&eacute;nalise la ville &raquo;. &laquo; Et nous n&rsquo;avons m&ecirc;me pas parl&eacute; des Halles, pour lesquelles nous sommes caution solidaire, &ccedil;a fait beaucoup &raquo;</em>, rajoute Elian Cellier, <em>&laquo; et les 4 millions d&rsquo;euros de la passerelle &raquo;</em>, glisse Corinne Cancel.</p> Corinne Cancel, Marielle Yzerd-Tortey et Elian Cellier, hier &agrave; Bagnols
Espace publicitaire · 300×250