La cinquième étape de la Coupe du monde de biathlon a débuté ce mercredi en Allemagne du côté de Ruhpolding. Une première journée dédiée au relais femmes, qui n’a pas vraiment souri aux Bleues. Bien placées pendant une bonne partie de l’épreuve, les Françaises ont finalement échoué au pied du podium après le quatrième relais emmené par Julia Simon. Malgré son 10/10 au tir, cette dernière a craqué physiquement sur ses skis. De quoi faire dire à certains qu’un changement de stratégie pourrait être envisagé.

Champion olympique de poursuite en 2006, Vincent Defranes a livré son avis d’expert sur ce qu’il a pu voir mercredi. « C’était un peu compliqué, même si avec la victoire c’était un peu ‘je t’aime, moi non plus’, parce qu’on était en tête, on est repassé derrière. C’était un peu ça tout le long de la course. Il en a manqué à la fin pour la forme de Julia (Simon). »

Pour le consultant de la chaîne L’Équipe, le choix de Julia Simon en dernière relayeuse n’a pas vraiment été le bon, notamment à cause du profil de l’épreuve. « C’est vrai qu’à Ruhpolding, sur ce site qui va très vite, qui est nerveux, qui fait peu d’écart entre les skieuses, le profil de la course et la rapidité de la neige font que quand on est un peu moins bien, on peut arriver à tenir, sauf dans un emballage final comme aujourd’hui (mercredi). […] Il aurait mieux valu avoir quelqu’un de vraiment saignant, de vraiment prête physiquement pour cet emballage final. »

Julia Simon replacée dans le relais ?

Pour autant, Vincent Defranes a rappelé que cette composition du relais tricolore avait très bien fonctionné à Oberhof la semaine passée et qu’en vu des Jeux olympiques de Milan-Cortina, c’était une bonne nouvelle. Mais il a aussi ajouté qu’il faudrait peut-être prendre une décision forte concernant la place de Julia Simon dans le relais : « Si on anticipe qu’il y aura un emballage final sur les prochains relais, il faudra vraiment faire le choix d’une relayeuse qui sera vraiment en jambes. […] Chez les filles, ce serait Justine (Braisaz-Bouchet) ou Lou (Jeanmonnot) parce qu’elle sait aller très vite dans les finishs. »

Victorieuse du relais d’Östersund (Suède) fin novembre pour la première étape de la saison, puis à Oberhof début janvier, l’équipe de France n’a pas d’inquiétude à avoir. En revanche, elle se servira de ce rappel à l’ordre de Ruhpolding pour anticiper et se préparer au mieux pour les JO et le relais femmes prévu le mercredi 18 février (14h45).

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