<p data-pm-slice="0 0 []">Quand on évoque Pirelli, on pense immédiatement aux circuits de Formule 1, aux voitures de sport et à cette excellence technique synonyme de performance. La marque au logo jaune et rouge incarne le savoir-faire transalpin en la matière depuis des décennies. Pourtant, derrière cette vitrine 100% italienne se cache une vérité moins romantique : Sinochem, conglomérat contrôlé par l'État chinois, <strong>possède 34% du capital de l'entreprise</strong>.</p> <p>Cette participation, longtemps considérée comme un atout financier, <strong>vire désormais au cauchemar stratégique</strong>. Les États-Unis préparent <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/les-mesures-fortes-prises-par-les-etats-unis-pour-sortir-son-industrie-automobile-de-sa-dependance-a-la-chine-1362811.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">une réglementation visant spécifiquement les technologies embarquées dans les véhicules lorsqu'elles sont liées à des intérêts chinois</a>. Et Pirelli, qui ne vend pas de simples pneus mais des produits bourrés d'électronique, se trouve directement dans le viseur de Washington.</p> <p>Les dirigeants du groupe milanais ont bien tenté d'explorer des pistes pour réduire l'influence de leur actionnaire encombrant, allant jusqu'à discuter d'un rachat de la participation. Mais pour l'instant, aucune solution concrète n'a émergé. Le temps presse, et la situation devient inconfortable.</p> <h2>L'Italie sort discrètement les outils législatifs</h2> <p>Face à l'urgence (les restrictions américaines entreront en vigueur dès mars), le gouvernement italien se positionne en médiateur... et en filet de sécurité. Ce n'est pas la première fois que Rome doit intervenir. En 2023 déjà, l'Italie avait utilisé ses "pouvoirs dorés" pour limiter le partage d'informations sensibles entre Pirelli et Sinochem, tout en durcissant les règles de vote au conseil d'administration.</p> <p>Cette législation permet à l'État de protéger <em>"les entreprises jugées stratégiques contre les influences étrangères jugées problématiques"</em>. Si les négociations actuelles n'aboutissent pas, Rome pourrait aller encore plus loin en gelant purement et simplement les droits de vote de l'actionnaire chinois. Une option radicale que personne ne souhaite vraiment, mais qui reste sur la table.</p> <p>L'équilibre est délicat : il s'agit de préserver l'autonomie de Pirelli <strong>sans provoquer de crise diplomatique avec Pékin</strong>, partenaire commercial important pour l'Italie.</p> <h2>Un marché américain impossible à sacrifier</h2> <p>Voilà le nœud du problème : <strong>les États-Unis représentent environ 1/5 du chiffre d'affaires de Pirelli</strong>. Ce n'est pas seulement une question de volume, mais aussi de positionnement. Le marché nord-américain est l'un des rares où les <a href="https://www.autojournal.fr/pratique/pneu/pneus-voiture-quel-type-choisir-362980.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">pneumatiques haut de gamme</a> trouvent vraiment leur public, avec des marges confortables et une clientèle prête à payer pour la technologie et la performance.</p> <p>Perdre ce débouché reviendrait à amputer sérieusement la rentabilité du groupe, mais aussi à ternir son image de leader technologique mondial. Car dans l'univers du pneu premium, être exclu du marché américain envoie un signal désastreux. C'est précisément ce qui rend la situation si urgente pour toutes les parties prenantes. Entre l'arbre chinois et l'écorce américaine, Pirelli cherche encore sa voie, avec l'Italie qui attend en coulisses, prête à intervenir si nécessaire.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/pourquoi-pirelli-se-retrouve-pris-en-etau-entre-les-etats-unis-et-la-chine-1419483.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/pourquoi-pirelli-se-retrouve-pris-en-etau-entre-les-etats-unis-et-la-chine-1419483.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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