<p>Stellantis continue ses investissements au Maghreb. L'annonce de Florian Huettl, le directeur général d'Opel, sur <a href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7416773542681309184/?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">LinkedIn le 13 janvier dernier</a> vient en quelque sorte confirmer cette tendance car, pour la première fois, <strong>la marque au blitz implantera une usine hors du Vieux Continent</strong>. Et c'est l'Algérie qui décroche la mise. Un choix qui s'inscrit dans la lignée de Fiat, déjà présente à Oran depuis décembre 2023, et qui devrait bientôt être rejointe par Alfa Romeo.</p> <p>Stellantis multiplie les déclarations sur <em>"l'intégration industrielle"</em> et <em>"l'investissement à long terme"</em>, des formules séduisantes sur le papier. Mais derrière ce discours lisse, on peut légitimement s'interroger : le marché algérien justifie-t-il vraiment une telle concentration de marques ? Opel, Fiat, et potentiellement Alfa Romeo sur un même territoire, cela ressemble davantage à une stratégie tous azimuts qu'à une approche ciblée.</p> <h2>L'Algérie, tête de pont africaine</h2> <p>Samir Cherfan, directeur d'exploitation pour la région Afrique-Moyen-Orient, vante les mérites d'une production locale destinée non seulement aux clients algériens, mais à l'ensemble de la zone. L'argument tient la route : avec des usines déjà présentes au Maroc, en Égypte et un projet en Afrique du Sud, <strong>Stellantis tisse sa toile méthodiquement sur le continent africain</strong>.</p> <p>L'objectif affiché de 22 % de parts de marché d'ici 2030 dans la région est ambitieux. Encore faut-il que l'infrastructure locale suive, que les coûts de production restent compétitifs et que la demande soit au rendez-vous. Car produire localement ne garantit pas le succès commercial, surtout face à la concurrence asiatique qui grignote progressivement des parts de marché.</p> <p>Rappelons qu'Opel est revenu sur le marché algérien en 2023, six ans après que le gouvernement de l'époque a imposé une interdiction d'importation de véhicules neufs. Le constructeur allemand y commercialise aujourd’hui trois de ses modèles : le Mokka, l’Astra et le Grandland.</p> <h2>Des promesses à confirmer sur le terrain</h2> <p>Cette annonce intervient dans un contexte où l'industrie automobile mondiale traverse une période de turbulences : transition électrique, bouleversements des chaînes d'approvisionnement, inflation. Stellantis semble parier sur une Algérie en développement, mais les détails concrets manquent : combien d'emplois créés ? Quels modèles seront assemblés ? Quel calendrier de mise en production ? D'après les premières rumeurs, l'<a href="https://www.autoplus.fr/environnement/nouvel-opel-frontera-hybride-136-ch-a-26-000-euros-tient-il-ses-promesses-1362590.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Opel Frontera</a> devrait être le premier véhicule a être assemblé au sein de cette usine.</p> <p>Au-delà des effets d'annonce et des poignées de main protocolaires, c'est sur le terrain que se jouera la crédibilité de cette stratégie africaine. En attendant, Opel ajoute son nom à la liste déjà longue des constructeurs qui voient dans le continent un nouvel eldorado. À confirmer.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/stellantis-mise-sur-lalgerie-sa-marque-allemande-sinstalle-au-maghreb-1419512.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/stellantis-mise-sur-lalgerie-sa-marque-allemande-sinstalle-au-maghreb-1419512.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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