<p>L'année 2025 laissera un goût amer à Mercedes-Benz. Pourtant, au milieu de ce marasme, le Classe G affiche une santé insolente avec un volume de ventes jamais atteint depuis 1979. Contre toute attente, la version électrique G580 aurait largement participé à ce succès. Fort de cette dynamique, Mercedes prépare déjà la suite, capitalisant à outrance sur sa nouvelle poule aux œufs d'or.</p> <h2>Mercedes Classe G : le cœur avant la raison</h2> <p>Il faut parfois se pincer pour y croire. <a href="https://www.autoplus.fr/marque/mercedes?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Mercedes-Benz</a>, le constructeur qui a passé la dernière décennie à nous expliquer l’importance des lignes fluides, des coefficients de traînée record, des berlines électriques en forme de galet (regardez l'EQS), <strong>se retrouve aujourd'hui sauvé par... une brique</strong>. Il faut dire que les ventes globales de la marque à l’étoile ont dévissé de 9 % en 2025, passant péniblement la barre des 1,8 million de véhicules.<br /> L'ambiance ne doit pas être à la fête à Stuttgart, mais à quelques centaines de kilomètres de là, dans l'usine autrichienne de Graz où Magna Steyr assemble le mythe, le champagne coule à flots. Le <a href="https://www.autoplus.fr/marque/classe-g?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Classe G</a>, dont la conception remonte à l'époque où le mur de Berlin était encore debout, <strong>vient de signer sa meilleure année</strong>. Près de 50 000 clients (49 700 pour être précis) ont signé un chèque souvent supérieur à 150 000 euros pour s'offrir ce morceau d'histoire. Ce que le marché nous dit, c'est qu'à l'heure de l'aseptisation automobile, le caractère, le vrai, n'a pas de prix. On achète un G pour le bruit de fermeture des portières (ce claquement métallique inimitable), pour son pare-brise plat comme une vitrine de magasin et pour cette sensation de dominer la route, <strong>pas pour son efficience énergétique</strong>.</p> <p>D'ailleurs, parlons-en de l'énergie. Le point le plus controversé concerne la version électrique, le G580 avec technologie EQ. <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/un-echec-total-ce-dirigeant-ne-mache-pas-ses-mots-envers-ce-modele-electrique-1382676.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Vous avez sans doute entendu dire que ce modèle était un flop</a>. Et pourtant, Mercedes nous sort un tour de passe-passe dans son bilan, affirmant que le modèle électrique a <em>"substantiellement contribué"</em> à ce record (mais on ne sait pas à quelle proportion). Si les puristes boudent la version à piles, une nouvelle clientèle, plus urbaine, plus tech, et peut-être moins attachée à la mécanique noble, a pu se laisser séduire par la promesse d'un G capable de faire un tour sur lui-même pour épater la galerie devant le casino de Monaco. C'est un succès d'image autant que commercial. Mercedes réussit le tour de force de vendre l'engin le moins écologique du monde, converti à l'électron, qui devient le sauveur de l'année.</p> <h2>Comment presser le citron jusqu'au zeste ?</h2> <p>Face à cet engouement qui ne se dément pas (le 600 000e exemplaire du Classe G est sorti des chaînes cette année), Mercedes a décidé de passer à la vitesse supérieure. <strong>On ne parle plus juste d'un modèle, mais d'une marque dans la marque</strong>. La direction a compris qu'elle tenait là une icône capable de transcender les segments. Le projet qui fait le plus jaser, c'est évidemment le <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/malgre-les-vents-contraires-mercedes-confirme-larrivee-dun-bebe-classe-g-1368828.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Baby G</a>. Attention, terrain glissant. L'idée est de proposer un modèle plus compact, plus abordable, pour surfer sur l'image du grand frère sans imposer son gabarit de déménageur ni son tarif prohibitif. <strong>Mais Mercedes marche sur des œufs</strong>. Si c'est pour nous sortir un énième SUV, la sanction des aficionados sera immédiate. Heureusement, les premières infos rassurent. Ce petit frère conservera un châssis échelle. Cela signifie qu'il sera un vrai franchisseur, capable de croiser les ponts. Il aura ses propres motorisations, thermiques et électriques, attendues pour 2027.</p> <p><a href="https://media.mercedes-benz.be/fr/serie-limitee-mercedes-maybach-g-650-landaulet/?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown"><strong>On note aussi le retour confirmé du cabriolet</strong></a><strong>.</strong> C'est la cerise sur le gâteau pour les collectionneurs. Le G Cabriolet a toujours été une bizarrerie géniale, un engin de plage pour milliardaires. Le relancer, c'est assumer totalement le côté <em>lifestyle </em>du véhicule. Car ne nous mentons pas, la clientèle a changé. Le G n'est plus l'outil des forestiers ou des militaires. <strong>C'est devenu le symbole de la réussite</strong>, l'accessoire indispensable de l'influenceur ou du footballeur. En multipliant les déclinaisons, Mercedes ne fait que répondre à une demande de distinction sociale. Cependant, il y a un risque à trop tirer sur la corde. À force de décliner le G à toutes les sauces, ne risque-t-on pas de diluer le mythe ? La rareté fait partie du prestige. Si demain, on croise des “Baby G" à tous les coins de rue, le grand G conservera-t-il son aura ? Pour l'instant, les acheteurs s'en moquent. Ils veulent du G, peu importe la taille ou le moteur. Et tant que Mercedes continuera à proposer des versions thermiques, la machine à cash continuera de tourner à plein régime.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/apres-une-annee-record-le-classe-g-confirme-son-statut-a-part-chez-mercedes-benz-1419481.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/apres-une-annee-record-le-classe-g-confirme-son-statut-a-part-chez-mercedes-benz-1419481.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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