<p>Sur une moto, beaucoup ont appris à jouer de l’embrayage à chaque feu rouge. Et pourtant, les leviers commencent à disparaître sur certains guidons. Entre confort en ville, envie de voyager relax et nouvelles aides électroniques, la <strong>moto boîte automatique</strong> n’est plus une curiosité.</p> <p>Honda, BMW, Yamaha, Kawasaki, KTM ou encore Can-Am proposent aujourd’hui plusieurs systèmes, du simple embrayage automatisé à la boîte double embrayage en passant par des transmissions hybrides. Tout ça avec des surcoûts qui restent encadrés et, souvent, un entretien proche d’une moto classique. Reste à savoir quelle <strong>boîte automatique moto</strong> se cache derrière chaque sigle, et quels modèles en profitent vraiment.</p> <h2>Moto à boîte automatique : un marché qui s’est vraiment réveillé</h2> <p>Longtemps, Honda a tenu presque seule le terrain avec sa transmission <strong>DCT</strong> (Dual Clutch Transmission), arrivée en 2010. Cette boîte à double embrayage gère les rapports impairs d’un côté, les pairs de l’autre, pour enchaîner les vitesses sans coupure. Elle propose un mode D entièrement automatique, un mode S plus sportif et un mode manuel via palettes au guidon. Après 14 ans de commercialisation, les retours font état d’une fiabilité qualifiée d’exemplaire, avec un entretien calé tous les 16 000 à 24 000 km et un surcoût d’environ 1 000 euros ou plus selon les modèles.</p> <p>Depuis, les Européens ont répliqué. BMW a lancé son système <strong>ASA</strong> (Automated Shift Assistant) sur la R 1300 GS, <a href="https://www.autoplus.fr/deux-roues/un-vrai-scooter-electrique-a-moins-de-1-000-e-le-pari-surprenant-de-yamaha-1419045.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Yamaha propose la boîte robotisée <strong>Y‑AMT</strong></a> sur ses MT-09, MT-07 et Tracer 9, KTM prépare son <strong>AMT</strong>, et Honda a même développé un embrayage automatique plus simple, l’<strong>E‑Clutch</strong>. Kawasaki mise de son côté sur des motos hybrides à transmission automatisée, quand Can-Am équipe ses trois-roues Spyder d’une boîte semi-auto avec marche arrière électrique. Autant dire que l’offre s’est bien diversifiée.</p> <h2>Les grandes familles de boîtes automatiques moto et les modèles concernés</h2> <p>Derrière l’étiquette "automatique", on trouve plusieurs technologies assez différentes, déjà présentes en série :</p> <ul> <li><strong>Honda DCT</strong> : double embrayage intégral (Africa Twin, NT1100, Gold Wing, NC750X, X‑ADV, Forza 750, Rebel 1100…)</li> <li><strong>Boîtes manuelles robotisées</strong> : BMW ASA, Yamaha Y‑AMT, KTM AMT (R 1300 GS, MT‑09, MT‑07, Tracer 9, Super Adventure 1390 S…)</li> <li><strong>Honda E‑Clutch</strong> : embrayage automatisé sur gammes 500, 650 et 750</li> <li><strong>Hybride Kawasaki</strong> : Ninja 7 Hybrid et Z 7 Hybrid à transmission auto 6 rapports</li> <li><strong>Boîte semi‑auto Can‑Am SE</strong> : sur Spyder RT Limited et F3 Limited</li> </ul> <p>Le DCT Honda reste le système le plus abouti : deux embrayages, six rapports, plusieurs modes et des passages imperceptibles. En face, les boîtes manuelles robotisées type <strong>Y‑AMT</strong>, <strong>ASA</strong> ou <strong>AMT</strong> conservent une boîte séquentielle classique, mais confiée à des actionneurs électro‑hydrauliques. L’ASA de BMW passe les rapports en 120 millisecondes et reste facturé 1 900 euros (Pack Dynamic) sur la R 1300 GS, sans entretien spécifique par rapport à la version manuelle. Le Y‑AMT de Yamaha annonce des passages en 200 millisecondes en mode sport, pour un surcoût d’environ 500 euros, avec un entretien identique à celui d’une boîte standard, seuls les actionneurs étant contrôlés en révision. Chez KTM, l’AMT ajoute environ 2,5 kg et permet des changements ultra‑rapides autour de 50 millisecondes sur la Super Adventure 1390 S, sans utiliser de levier d’embrayage.</p> <h2>Quelles technologies pour quels usages en moto automatique ?</h2> <p>L’<strong>E‑Clutch Honda</strong> occupe une place à part. Il garde la boîte séquentielle manuelle et le levier d’embrayage, mais permet de s’en passer au quotidien, grâce à un petit actionneur électro‑hydraulique qui gère démarrages, arrêts et passages de rapports. Le pilote continue à choisir ses vitesses au sélecteur, avec des performances et un entretien identiques à la version classique, pour un surcoût de 500 euros et moins d’un kilo de masse supplémentaire. Une solution pensée pour "simplifier la prise en main sans basculer vers l’automatisation complète", sur les gammes 500, 650 et 750.</p> <p>Pour ceux qui veulent une expérience encore plus assistée, les Ninja 7 Hybrid et Z 7 Hybrid de Kawasaki combinent un bicylindre de 451 cm³ (42 ch à 9 000 tr/min) et un moteur‑générateur électrique de 9 kW, avec six vitesses gérées électroniquement. Trois modes de conduite (Eco, Road, Sport) déterminent la répartition de puissance et l’intervention de la partie électrique, la batterie lithium‑ion 48 V de 0,9 kWh se rechargeant en roulage. Là encore, aucun entretien spécifique de transmission n’est annoncé, le moteur thermique suivant un plan classique, pour un poids de 208 kg (Ninja) et 204 kg (Z), soit 15 kg de plus qu’une version thermique.</p> <h4>Et encore d'autres ...</h4> <p>Sur un autre créneau, Can‑Am équipe ses Spyder RT Limited et F3 Limited d’une boîte 6 rapports avec convertisseur de couple hydraulique, pilotée en mode séquentiel au guidon ou en mode D automatique. Ces trois-roues ajoutent une marche arrière électrique et un mode Parking automatique qui bloque la boîte moteur coupé, avec une cible très claire : des utilisateurs en quête de stabilité et de confort, avec une consommation jugée raisonnable.</p> <p>En parallèle, le marché garde aussi des solutions "automatiques" plus classiques <a href="https://www.autoplus.fr/pratique/bva-cvt-dsg-eat-quelle-technologie-de-boite-auto-est-la-plus-fiable-dans-le-temps-1388265.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">comme les transmissions à variation continue (CVT)</a> de certains maxi‑scooters, ou les motos et scooters électriques à transmission directe, qui offrent eux aussi une conduite sans embrayage ni changement de rapport, mais avec des architectures différentes de celles des boîtes automatiques moto décrites ici.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/boite-automatiques-pour-moto-quels-sont-les-technologies-et-modeles-du-marche-1419489.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/boite-automatiques-pour-moto-quels-sont-les-technologies-et-modeles-du-marche-1419489.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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