Le Stade Toulousain voyage décidément très mal cette saison. Nouvelle illustration le week-end dernier avec le revers concédé sur la pelouse des Saracens. Une défaite 20-14 marquée par dix minutes d’absence juste avant la pause au cours desquelles les Anglais ont inscrit leurs trois essais.
Et cette défaite est d’autant plus symptomatique des difficultés des Rouge et Noir qu’elle fait suite à celle enregistrée à Glasgow en décembre après avoir pourtant mené 21-0 à la pause. Depuis le début de saison, les champions de France, également battus à Perpignan ou Montpellier, ont perdu six fois en neuf déplacements.
De l’aveu même d’Ugo Mola, Toulouse serait redevenu « un peu ordinaire ». Une vision à laquelle ne souscrit pas Benjamin Kayser. « N’enterrons pas trop vite Toulouse, ils restent dans les trois favoris pour remporter la Champions Cup et dans les deux principaux prétendants au titre en Top 14 cette saison », a-t-il ainsi confié dans des propos relayés par Rugbypass.
« C’est une perte majeure »
« Résumer en disant que Bordeaux est en feu et Toulouse en panne, c’est réducteur. Perdre de six points chez les Saracens, sous des trombes d’eau et face à une équipe composée de six Lions britanniques et irlandais, c’est un avertissement, pas une déroute, surtout quand on compte sept absents de poids », a-t-il poursuivi.
Car pour l’ancien avant, les nombreuses blessures avec lesquelles doit composer le Stade Toulousain sont pour beaucoup dans l’inconstance des Toulousains. Juan Cruz Mallia, Kalvin Gourgues, Ange Capuozzo, Romain Ntamack, François Cros, Cyrille Baille ou Pierre-Louis Barassi manquaient ainsi à l’appel face aux Saracens.
Benjamin Kayser estime notamment que l’absence de Juan Cruz Mallia est un rude coup pour les club haut-garonnais. « L’effectif toulousain a été décimé, ils sont tombés comme des mouches, notamment derrière. La blessure de Juan Cruz Mallia est un vrai coup dur, a-t-il expliqué. Pendant le Tournoi, il est toujours présent pour le club, c’est un joueur-liant, un ciment d’équipe. C’est une perte majeure. »

