<p>General Motors commence l'année en faisant le ménage dans ses comptes avec une dépréciation d'actifs vertigineuse liée à son activité électrique. Pris en étau entre la suppression des aides fédérales par l'administration Trump et une demande en berne, le groupe revoit sa copie. Cette marche arrière contraste toutefois avec la panique observée chez le rival Ford.</p> <h2>La politique siffle la fin de la récréation</h2> <p>Il y a des chiffres qui font l'effet d'une douche froide, et les résultats du quatrième trimestre 2025 de <a href="https://www.autoplus.fr/marque/general-motors?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">General Motors</a> sont de ceux-là. Mary Barra et son équipe ont dû passer un mauvais quart d'heure face aux actionnaires en annonçant <strong>une charge exceptionnelle de 6 milliards de dollars sur leur division électrique</strong>. Pour le dire différemment, GM a brûlé du cash sur des projets qui ne valent plus, aux yeux du marché actuel, ce qu'ils ont coûté. À cela s'ajoute une ardoise de 1,1 milliard pour tenter de sauver ce qui peut l'être en Chine, où le constructeur américain se fait malmener par la concurrence locale.</p> <p><strong>Ces pertes sont la conséquence directe du changement de climat politique à Washington.</strong> Depuis que Donald Trump a repris les manettes, l'environnement a radicalement changé. La suppression du crédit d'impôt de 7500 dollars, qui servait de béquille aux ventes de voitures à batterie, a coupé les jambes du marché.</p> <p>L'usine d'Orion de GM, dans le Michigan, devait être le joyau de l’électrique d'où sortiraient des milliers de pick-ups zéro émission. <strong>Changement de cap complet, elle sera finalement convertie pour assembler des SUV et des pick-ups thermiques</strong>. Ce retour au vieux monde est complètement assumé car il génère du profit immédiat. Est-ce un aveu d’échec ? Certainement ! Mais c’est aussi une décision de bon sens pour la survie financière à court terme. On ne peut pas produire des voitures que les gens n'achètent pas, surtout quand l'État ne subventionne plus la différence de prix.</p> <h2>Un repli tactique</h2> <p>Si GM recule, il ne déserte pas le champ de bataille, contrairement à son voisin <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/ford-recule-sur-lelectrique-et-relance-les-vehicules-thermiques-1414328.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Ford</a> qui semble en pleine déroute. <strong>Pour rappel, la marque à l'ovale bleu a annoncé en décembre des dépréciations apocalyptiques de près de 19,5 milliards de dollars et a purement et simplement annulé la version électrique de son best-seller, le F-150</strong>. À côté, la manœuvre de GM ressemble plus à un ajustement qu'à un naufrage. Le groupe maintient son offre actuelle avec les <a href="https://www.chevrolet.com/electric/equinox-ev?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Chevrolet Equinox EV</a>, Cadillac Lyriq et autres GMC Hummer qui restent au catalogue. Pour alléger son bilan, GM a aussi pris la décision de vendre ses parts dans l'usine de batteries Ultium de Lansing à son partenaire LG Energy Solution.</p> <p>L'espoir de relance repose désormais sur une vieille connaissance avec la bonne vieille <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/chevrolet-bolt-les-premieres-images-de-la-seconde-generation-1392474.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Chevrolet Bolt</a>. <strong>La nouvelle génération de cette compacte est attendue comme le messie.</strong> Elle doit incarner l'électrique abordable et rentable, loin des monstres de 4 tonnes qui peinent à trouver leur public sans subvention. Enfin, GM garde un œil sur l'Europe. <strong>Il est d’ailleurs assez drôle de voir Cadillac tenter de percer sur le Vieux Continent avec ses modèles électriques au moment même où la maison mère réduit la voilure aux États-Unis</strong>. Cela montre au moins que le groupe veut garder plusieurs fers au feu. En somme, GM encaisse le choc, réduit ses ambitions de grandeur, mais reste dans la course. L'année 2026 sera probablement celle de la raison. Le groupe doit vendre ce qui se vend (du thermique aux USA), et tenter de placer de l'électrique là où c'est encore pertinent, sans se ruiner, bien évidemment.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/pourquoi-la-voiture-electrique-coute-aujourdhui-des-milliards-a-general-motors-1419457.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/pourquoi-la-voiture-electrique-coute-aujourdhui-des-milliards-a-general-motors-1419457.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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