Jean-Marc Morandini, animateur et producteur de télévision, a été définitivement condamné ce mercredi 14 janvier 2026 par la Cour de cassation pour corruption de mineurs. La haute juridiction a rejeté son pourvoi, confirmant une peine de deux ans de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 20 000 euros. Cette décision met fin à toutes les voies de recours pour l’animateur, connu pour ses émissions sur CNews et pour sa carrière médiatique commencée sur le web.L’affaire remonte à plusieurs années et concerne des faits de corruption de mineurs dans le cadre d’activités liées à ses productions télévisuelles. Jean-Marc Morandini avait déjà été jugé en première instance et en appel, et la Cour de cassation a désormais confirmé les verdicts antérieurs. L’animateur avait contesté sa condamnation, invoquant différents moyens de défense, mais aucun n’a été retenu par la plus haute juridiction française.Cette condamnation marque un tournant majeur dans la carrière du journaliste qui officie aujourd'hui sur CNEWS, dont l’image publique a été fortement affectée par l’affaire et le long processus judiciaire qui l’a accompagnée.

La condamnation et ses conséquences judiciaires

La Cour de cassation a confirmé la peine prononcée en appel : deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Ces sanctions concernent des faits de corruption de mineurs, considérés comme graves au regard de la législation française. L’animateur reste, malgré sa condamnation avec sursis, sous le coup d’une surveillance judiciaire et de potentielles restrictions liées à son activité professionnelle.Nos confrères du Parisien rappellent que, dans cette affaire, on lui reprochait d’avoir envoyé des messages à deux jeunes de 15 ans, en 2013 et 2015-2016, qui "consistaient pour l’un à évoquer des scénarios sexuels et, pour le second, à lui demander d’envoyer une photo de lui dénudé". De plus, Jean-Marc Morandini a également été reconnu coupable d’avoir demandé en 2009 à un adolescent de 16 ans de "se dénuder et de se masturber lors d’une audition pour le remake d’un film qui n’a jamais vu le jour".Jean-Marc Morandini n’a pas encore été entendu sur d’éventuelles mesures complémentaires qui pourraient découler de cette condamnation. Aucun détail n’a été communiqué sur d’éventuelles procédures civiles ou actions en responsabilité supplémentaires initiées par les victimes présumées.

Jean-Marc Morandini bientôt évincé de CNEWS ?

Depuis l’annonce de la condamnation, CNews et le groupe Canal+ ont indiqué à l'AFP que le journaliste restait à l'antenne de CNEWS et qu'il envisageait même de saisir la justice européenne. Cependant, le journaliste Julien Pernici a fait remarquer qu'un courrier datant de 2016, envoyé par le groupe Canal+ lors de son arrivée sur iTELE (ancien nom de la chaîne CNEWS:ndlr), précisait qu'"en cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTELE ont d’ores et déjà prévu qu’il quitterait le groupe sans indemnité".Ce document stipulait également, à l’époque, que son intégration dans la chaîne se ferait dans le respect du principe de présomption d’innocence et que l’animateur devait préparer sa défense avant le début de son émission. Compte tenu de cette correspondance et de la condamnation définitive aujourd’hui prononcée, si le groupe s'en tient à ses écrits de 2016, Jean-Marc Morandini pourrait quitter CNews ou toute autre chaîne du groupe Canal+, conformément aux accords établis à l’époque. Mais le groupe a visiblement déjà pris la décision de maintenir son animateur jusqu'à une éventuelle décision de la justice européenne si le principal intéressé la saisit.Cette décision judiciaire met fin à un long processus pour l’animateur et pourrait avoir des conséquences directes sur sa carrière dans les médias. La question de sa présence à l’antenne et de ses collaborations futures dépendra désormais des choix de ses employeurs et de l’application des dispositions prévues par le groupe Canal+.

C'était donc la dernière de Jean-Marc Morandini sur CNEWS ce matin, puisqu'il avait été convenu entre Canal+ et l'animateur une rupture de contrat sans indemnité en cas de condamnation.Reste à savoir si CNEWS respectera cet engagement. https://t.co/fQBqCv1lB7 pic.twitter.com/6brS2I6YqB

— Julien Pernici (@JulienPernici) January 14, 2026
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