<p>La lettre envoyée par la direction aux représentants syndicaux fait l'effet d'une bombe. Officiellement, <strong>Stellantis évoque une réduction de 320 postes de travail</strong>. Mais les organisations syndicales, elles, voient la réalité en face : en comptabilisant les contrats temporaires non renouvelés et les intérimaires remerciés, on atteint le chiffre vertigineux de <strong>740 suppressions d'emplois</strong>. Soit près d'un tiers des 2 378 salariés que comptait le site fin 2025.</p> <p>Pour faire passer la pilule, le constructeur propose son habituel "Programme de Départ Volontaire", agrémenté d'incitations financières. Une méthode éprouvée qui permet d'habiller en "choix" ce qui ressemble fort à une contrainte. Les licenciements interviendront une fois les formalités administratives bouclées, mais pas au-delà du 30 avril prochain. Le calendrier est donc déjà bien calé.</p> <h2>Les raisons d'un naufrage annoncé</h2> <p>Bolesław Klimczak, président du syndicat Metalowcy, pointe du doigt plusieurs facteurs explicatifs. Premier coupable : la flambée des coûts énergétiques qui plombe la compétitivité de l'usine et se répercute directement sur le prix final des véhicules. Difficile dans ces conditions de rester attractif face à la concurrence asiatique.</p> <p>Mais le véritable poison se trouve ailleurs : <strong>l'incertitude totale qui règne autour de l'avenir des motorisations</strong>. Les annonces contradictoires sur la fin programmée du thermique ont tétanisé les clients, qui préfèrent reporter leurs achats plutôt que de se tromper de technologie. Cette paralysie du marché frappe de plein fouet l'usine de Tychy, qui produit pourtant trois modèles électriques importants pour Stellantis : le <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/leasing-social-2025-la-jeep-avenger-est-elle-vraiment-accessible-aux-foyers-modestes-1399755.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Jeep Avenger</a>, la <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/fiat-600-sport-quapporte-vraiment-cette-nouvelle-finition-1409057.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Fiat 600</a> et l'<a href="https://www.autojournal.fr/essai/alfa-romeo-junior-2025-suv-urbain-essai-test-386053.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown#item=1" target="_blank" rel="noopener">Alfa Romeo Junior</a>.</p> <h2>Symptôme d'une crise européenne généralisée</h2> <p>Tychy n'est malheureusement que l'arbre qui cache la forêt. Les difficultés de Stellantis en Europe sont abyssales. En Italie, berceau historique de Fiat, la production automobile a atteint en 2025 son niveau le plus bas depuis 1954.</p> <p>À l'échelle continentale, Stellantis a produit 1,54 million de véhicules l'an passé, <strong>en recul de 5,5% par rapport à 2024</strong>. Pour un groupe qui se voulait champion européen de la mobilité décarbonée, le bilan est cruel. Entre transition énergétique mal calibrée, stratégie commerciale floue et contexte économique morose, le quatrième constructeur mondial navigue à vue.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/stellantis-va-licencier-plus-de-700-personnes-dans-lune-de-ses-usines-europeennes-1419026.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/stellantis-va-licencier-plus-de-700-personnes-dans-lune-de-ses-usines-europeennes-1419026.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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