<p>Les <strong>petits SUV</strong> occupent nos routes, nos parkings de supermarchés et les catalogues des constructeurs. En Europe, ce type de carrosserie a dépassé les 2 millions d’unités vendues sur onze mois de l'année 2025, selon Dataforce. Bien que sa croissance soit restée modeste, à +0,8 %. Un succès discret mais massif, au point que les SUV, petits et compacts réunis, pèsent désormais près de 40 % des immatriculations de voitures particulières neuves sur le Vieux Continent.</p> <p>Sur le terrain de l’électrique, en revanche, ce segment clé joue les retardataires. Les modèles 100 % électriques n’ont compté que pour 6,9 % des ventes de petits SUV en 2025, très loin des 19 % de part de marché des <strong>BEV</strong> sur l’ensemble du marché européen sur la même période. Et pourtant, une vague de nouveaux <strong>SUV urbains électriques</strong> arrive dès 2026, portée par Volkswagen, Skoda, Kia, Ford, Nissan ou encore des marques chinoises. De quoi faire basculer ce segment encore très thermique.</p> <h2>Petits SUV : un géant du marché encore très thermique</h2> <p>Le SUV de segment B, c’est-à-dire le <strong>petit SUV urbain</strong>, reste une affaire très européenne. L’Italie est le premier marché pour cette catégorie, avec 18 % des ventes de petits SUV en Europe, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne (15 % chacun), puis la France (14 %) et l’Espagne (12 %), toujours selon les données Dataforce (sur onze mois de 2025). Des modèles comme le <a href="https://www.autoplus.fr/pratique/entretien-fiabilite/volkswagen-t-roc-est-ce-un-modele-fiable-ou-a-eviter-1393332.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Volkswagen T-Roc</a> et le <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-hybride/faut-il-choisir-toyota-yaris-cross-moins-chere-voici-ce-que-vaut-vraiment-entree-de-gamme-1361447.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Toyota Yaris Cross</a> ont dominé le classement, même si le T-Roc doit être reclassé chez les SUV compacts dans sa prochaine génération, ce qui laissera la voie libre au Yaris Cross pour devenir le petit SUV le plus vendu en Europe.</p> <p>Côté motorisations, les acheteurs de petits SUV ont, jusqu’ici, surtout misé sur <strong>l’essence et l’hybride</strong>. Les véhicules 100 % électriques ne représentent que <strong>6,9 % des ventes de la catégorie</strong>, contre 19 % pour les BEV sur l’ensemble du marché européen. Les hybrides, eux, ont fait un bond de plus d’un quart en 2025 et pèsent désormais <strong>22 % du segment</strong>, tirés par le succès du Toyota Yaris Cross, écoulé à <strong>174 080 exemplaires hybrides</strong>, et par le <strong>MG ZS hybride</strong>, qui a même dépassé le <a href="https://www.autoplus.fr/pratique/que-vaut-le-nouveau-volkswagen-t-roc-hybride-face-aux-renault-captur-et-peugeot-2008-1418883.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Renault Captur</a> et le Dacia Duster hybride.</p> <p>Les <strong>marques chinoises</strong> ont déjà pris 6,6 % du segment des petits SUV, notamment avec le MG ZS, le BYD Atto 2 ou <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/nouveau-jaecoo-5-2026-un-suv-chinois-a-la-sauce-anglaise-1413691.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">le Jaecoo 5</a>, tandis que le Royaume-Uni est devenu le premier marché pour les petits SUV électriques, avec le Hyundai Kona et le Ford Puma en tête. Un contraste net avec d’autres segments, comme les SUV compacts, où la croissance vient déjà surtout des électriques et des hybrides rechargeables.</p> <h2>2026 : l’année où le SUV urbain électrique change de dimension</h2> <p>Ce paysage commence pourtant à se transformer. Dès 2026, une série de lancements doit faire grimper la part de l’<strong>SUV urbain électrique en Europe</strong>. Chez Volkswagen, <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/volkswagen-id-cross-le-cousin-electrique-du-t-cross-se-devoile-1396877.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"><strong>le futur ID Cross</strong></a>, un <strong>petit SUV 100 % électrique</strong> basé sur une nouvelle version traction avant de la plateforme MEB et produit en Espagne, doit offrir environ <strong>420 km d’autonomie</strong>, avec un prix annoncé proche de celui de ses équivalents thermiques. Il sera accompagné par le <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/skoda-epiq-voici-a-quoi-va-ressembler-le-rival-de-la-renault-4-e-tech-1397036.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"><strong>Skoda Epiq</strong></a>, jumeau technique qui vise la même autonomie d’environ 420 km et une politique tarifaire calée sur les versions essence et hybrides. Kia prépare aussi son offensive avec le tout nouveau <strong>EV2</strong>, un B-SUV électrique dédié à l’Europe, produit en Slovaquie, avec une autonomie allant jusqu’à environ 448 km et un objectif de l’ordre de 100 000 unités par an. À côté, le <strong>Ford Puma électrique</strong>, lancé fin 2024, le futur Nissan Juke 100 % électrique et le Leapmotor B03X, petit SUV chinois qui sera commercialisé en Europe via Stellantis, complètent cette nouvelle vague.</p> <p>Pour les constructeurs, le mouvement ne tient pas qu’à la mode. Il est aussi dicté par Bruxelles. Entre 2019 et 2024, les <strong>émissions moyennes de CO₂</strong> des voitures neuves en Europe ont déjà reculé d’environ 28 %, principalement sous l’effet de la montée des véhicules zéro émission, qui représentaient 14,5 % des nouvelles immatriculations dans l’Union européenne (plus la Norvège et l’Islande) en 2024. La trajectoire européenne prévoit une baisse de 100 % des émissions à l’échappement pour les voitures neuves à l’horizon 2035, avec une proposition récente d’objectif de -90 % assorti de mécanismes de compensation.</p> <p>Dans ce cadre, <a href="https://european-union.europa.eu/index_fr?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">l’Union</a> met en avant <strong>des "super-crédits"</strong> pour les <strong>petites voitures électriques abordables produites dans l’UE</strong>, destinés à pousser les constructeurs à lancer davantage de modèles compacts et de petits SUV électriques assemblés sur le sol européen. Ajoutez à cela la pression des marques chinoises, déjà à 6,6 % du segment, et l’ascension de groupes comme Stellantis, appelé à devenir le numéro un des petits SUV après le reclassement du T-Roc, avec des modèles comme les Peugeot 2008 et e-2008, Fiat 600 et 600e, Jeep Avenger ou Opel Frontera, et l’on comprend pourquoi, sur ce segment, le tout-électrique s’apprête enfin à changer d’échelle.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/le-marche-est-en-train-de-basculer-pourquoi-lelectrique-simpose-sur-un-segment-cle-en-europe-1419015.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/le-marche-est-en-train-de-basculer-pourquoi-lelectrique-simpose-sur-un-segment-cle-en-europe-1419015.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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