<p>Un bébé en poussette dans les couloirs du Palais-Bourbon, une députée qui se filme en train de pointer, puis qui tourne les talons. En quelques heures, la vidéo de <strong>Mathilde Hignet</strong>, élue LFI d'Ille-et-Vilaine, a enflammé les réseaux sociaux dans un pays déjà très méfiant envers ses élus.</p> <p>Fin de congé maternité, absence de nounou, obligation de présence en commission : la séquence montre l'élue arrivant à l'Assemblée avec son nourrisson, signant la <strong>feuille de présence</strong>, puis repartant aussitôt. Entre vie de mère et règles du Parlement, la scène interroge le rapport des Français à leurs élus. Le malaise, lui, est bien réel.</p> <h2>La vidéo de Mathilde Hignet à l'Assemblée avec son bébé</h2> <p>Dans sa vidéo publiée le 10 janvier 2026, la députée raconte : "Pour revenir en douceur, je suis retournée à l'Assemblée nationale avec mon bébé", puis : "J'ai fait un saut en commission des affaires économiques, je suis allée signer parce que tous les mercredis matins, on a une commission obligatoire et on doit signer pour montrer qu'on était présent", explique-t-elle.</p> <p>Elle détaille : "Et comme je n'ai plus de congé maternité, je suis en train de reprendre, il fallait que je vienne signer et comme je suis avec ma petite parce que je n'ai pas encore de nounou, je suis allée signer et je suis repartie parce qu'en plus elle pleurait", avant d'ajouter : "Vous comprenez bien que je ne vais pas aller en commission avec la petite qui pleure", poursuit-elle, évoquant son absence de mode de garde.</p> <h2>Réactions en chaîne et accusation de fraude</h2> <p>Sur X, la vidéo déclenche immédiatement un flot de messages outrés. "On appelle ça une fraude, dans le privé", s'indigne un internaute, quand un autre ironise : "Il faut faire l’appel comme à l’école…". Sur le plateau de <em>Les Grandes Gueules</em> sur RMC, la sophrologue Laura Warton-Martinez s'emporte : "On va nous parler de défiance politique après? Qu'est-ce qu'elle vient chercher? 'Regardez moi avec votre argent je viens juste badger et je m'en vais'".</p> <p>Elle rappelle aussi le quotidien de nombreuses salariées : "Pleins de mères n'ont pas trouvé de nounous et ont dû se mettre en congé parental et ont perdu 90% de leur salaire. A deux mois, j'ai dû payer une assistante maternelle une fortune", puis elle résume le ressentiment d'une partie du public : "Elle est pépère chez elle, elle se la coule douce pendant que moi je bosse pour elle, elle se fout de nous", dit-elle. Le droit commun prévoit 16 semaines de congé maternité pour un premier enfant, 25 jours de congé paternité et, dès juin 2026, deux mois de congé parental indemnisé à 70% puis 60% du salaire.</p> <h2>Des règles parlementaires loin du quotidien des parents</h2> <p>La séquence souligne une règle : la présence en commission conditionne l'indemnité et, au-delà de deux réunions obligatoires manquées, une retenue de 25% est décidée sur simple signature de la feuille. Le chef Yves Camdeborde, invité de <em>Les Grandes Gueules</em>, y voit un signal sur les difficultés de garde d'enfants et la place des parents au foyer : "Aujourd'hui, il faut que le père ou la mère qui reste à la maison pour garder les enfants, il puisse continuer à jouir d'un salaire décent", estime-t-il.</p> <meta name="original-source" content="https://www.closermag.fr/actualites/assemblee-nationale-une-deputee-lfi-pointe-puis-repart-soccuper-de-son-bebe-je-suis-allee-signer-et-je-suis-repartie-3611957" /><meta name="syndication-source" content="https://www.closermag.fr/actualites/assemblee-nationale-une-deputee-lfi-pointe-puis-repart-soccuper-de-son-bebe-je-suis-allee-signer-et-je-suis-repartie-3611957" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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