Ce 13 janvier 2025, Paris Première consacre une soirée entière à Jean-Paul Belmondo. La chaîne rend hommage à l’icône du cinéma français avec la diffusion du film Le Solitaire, suivie d'un autre de ses grands succès, Le Marginal. Deux films emblématiques d’une carrière hors normes, qui rappellent la puissance de jeu, le charisme et la popularité intacte de Bébel. Mais derrière la légende, la vie privée de l’acteur a parfois été traversée par des zones d’ombre, notamment une affaire judiciaire très médiatisée impliquant son ex-compagne, Barbara Gandolfi.

Sa relation avec Barbara Gandolfi

Jean-Paul Belmondo et Barbara Gandolfi ont vécu une relation de 2008 à 2012. À l’époque, leur couple intrigue autant qu’il fascine. Elle est belge, ancienne mannequin, ex-playmate de Playboy et finaliste de Miss Belgique. Lui est une star internationale, affaiblie physiquement depuis son AVC de 2001 mais toujours immensément populaire. Malgré la différence d’âge et les critiques, l’acteur assume cette relation qu’il dit heureuse. Pourtant, après leur séparation en 2012, cette idylle va laisser place à un long feuilleton judiciaire.

En janvier 2017, la justice belge se penche sur une affaire d’escroquerie impliquant Barbara Gandolfi et son ex-mari et associé, Frédéric Vanderwilt. Les deux sont accusés de ne pas avoir remboursé un prêt de 200 000 euros consenti par Jean-Paul Belmondo. Selon l’accusation, l’argent devait être remboursé ; selon la défense, il s’agissait d’un don consenti librement par l’acteur.

Une histoire d'argent

Le tribunal correctionnel de Bruges tranche : Barbara Gandolfi est reconnue coupable d’escroquerie et condamnée à neuf mois de prison avec sursis et 5 500 euros d’amende. Frédéric Vanderwilt écope, lui, de 18 mois de prison ferme et de la même amende. Les juges estiment que les éléments du dossier démontrent clairement l’existence d’une tromperie.

Fait notable : Jean-Paul Belmondo ne se constitue pas partie civile. Par la voix de son avocat, il affirme ne plus vouloir "entendre parler de cette histoire ancienne". L’acteur n’assiste pas au procès et ne récupérera jamais la somme prêtée.

L’affaire ne s’arrête pas là. En 2018, la cour d’appel de Gand annule la condamnation, notamment en raison de la présence d’écoutes jugées illégales dans le dossier. Barbara Gandolfi clame alors son innocence et rejette l’image de "chasseuse de diamants" qui lui colle à la peau. Dans plusieurs interviews, elle affirme avoir apporté "de belles choses" à Jean-Paul Belmondo et nie toute intention frauduleuse. Malgré cette annulation judiciaire, l’épisode laisse une trace durable dans l’opinion publique.

Après Jean-Paul Belmondo, une autre affaire

En mars 2024, le nom de Barbara Gandolfi refait brutalement surface. Selon 20 Minutes, RTL Info et la presse flamande, l’ex-compagne de Belmondo est interpellée en Belgique. On la place en détention provisoire dans le cadre d’une vaste enquête pour exploitation sexuelle et prostitution de jeunes femmes hongroises. On la soupçonne d’avoir joué un rôle actif dans l’organisation du réseau, notamment en publiant des annonces en ligne.

L’enquête permet la libération de plusieurs victimes présumées et la saisie d’importantes sommes d’argent, de biens de valeur et de véhicules de luxe. Barbara Gandolfi nie fermement les faits par l’intermédiaire de son avocat, tandis que l’instruction est toujours en cours.

Jean-Paul Belmondo, décédé le 6 septembre 2021, aura toujours choisi la discrétion face à cette affaire. En 2012 déjà, lors de leur rupture, son avocat expliquait que l’acteur avait "passé de belles années" avec Barbara Gandolfi mais qu’il avait décidé de mettre un terme à cette relation, en toute liberté.

Alors que Paris Première célèbre aujourd’hui le monstre sacré du cinéma, cette affaire rappelle que derrière le sourire de Bébel et ses rôles de dur au cœur tendre, se cachait aussi une vie privée complexe. Elle a aussi été marquée par la confiance, la désillusion… et une escroquerie qui aura longtemps fait parler.

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