
Le chef de file des socialistes, Olivier Faure, a prévenu ce dimanche sur BFMTV que son groupe voterait la censure du gouvernement à l’Assemblée si sa copie sur le budget est « mauvaise » mais a exclu un soutien aux deux motions déposées par LFI et le RN, examinées ce mercredi.
« Il n’y aura pas de pacte de non-censure, a-t-il martelé. Sur chaque texte, Sébastien Lecornu sera obligé de négocier, de discuter parce qu’il n’a pas de majorité et que nous n’en avons pas davantage. »
Budget: "Si c'est mauvais, nous voterons la censure", assure Olivier Faure (PS) pic.twitter.com/RMgkBcVZQZ
— BFM (@BFMTV) January 11, 2026
À la question de savoir si le PS voterait une motion de censure déposée par les insoumis, le chef des socialistes a répondu : « Tout dépendra de ce qui est posé par le gouvernement. Quelle que soit la voie qu’il utilisera, il sera à un moment contraint de mettre sur la table sa propre copie et à ce moment-là nous jugerons sur la copie elle-même. Si elle est passable, nous nous abstiendrons, si elle est mauvaise nous voterons éventuellement une motion de censure ».
Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement est menacé par deux motions de censure déposées par le RN et LFI sur le traité UE Mercosur qui doivent être examinées mercredi à l’Assemblée nationale.
Olivier Faure a jugé qu’il serait « absurde » de voter la censure sur ce sujet alors qu’Emmanuel Macron a dit « non » à l’accord avec le Mercosur. « Ce que l’on peut reprocher à Emmanuel Macron, c’est d’avoir beaucoup varié sur la question. (...) Mais à la fin, il dit non. Et donc au moment où il dit non (...) et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours (...), ce serait absurde de dire que (...) nous censurons le gouvernement », a affirmé le député de Seine-et-Marne.
Les socialistes n’ont « pas peur » d’une dissolution
Vendredi, l’exécutif avait brandi la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement. « La motion de censure enverrait un signal dramatique au moment où on cherche le compromis et un message encore plus dramatique au vu de la situation politique internationale », a prévenu Sébastien Lecornu samedi dans nos colonnes.
Olivier Faure a affirmé ce dimanche ne pas avoir « peur » de ces éventuelles élections législatives anticipées. « Il n’est pas illogique que le gouvernement, s’il est censuré, repasse devant les urnes et ça ne fait peur à personne », a-t-il assuré. Le socialiste a tout de même rappelé qu’il ne « souhaitait pas la censure mais le compromis ».
Le gouvernement a convoqué les partis « qui souhaitent sortir de l’impasse budgétaire » ce lundi à Bercy pour tenter justement de trouver un compromis sur le budget 2026. « Il y a aujourd’hui des forces qui sont prêtes à discuter, a estimé Olivier Faure. Nous verrons demain celles et ceux qui se rendent à cette réunion à Bercy et ensuite, le gouvernement en tirera les conclusions nécessaires. »








