<p>Vous avez choisi un beau <strong>griffoir</strong>, parfaitement assorti au salon, convaincu d’avoir enfin sauvé votre <strong>canapé</strong>… et votre chat continue à lacérer l’accoudoir, l’air très satisfait. La scène se répète, au point de vous faire douter de l’utilité du fameux accessoire.</p> <p>Quand les journées raccourcissent et que toute la famille se regroupe dans le salon, le canapé devient le cœur du territoire, donc aussi celui des griffes. Pour comprendre pourquoi <strong>mon chat griffe le canapé</strong> malgré le griffoir, il faut d’abord voir ce geste comme un besoin, pas comme une provocation.</p> <h2>Griffer, un besoin vital avant d’être une bêtise</h2> <p>Les griffes servent au chat à chasser, se défendre, grimper, garder son équilibre et marquer son <strong>territoire</strong>. Elles sont rétractées quand il marche, puis se déploient dès qu’il joue les acrobates ou qu’il se sent menacé. Faire ses griffes entretient leur état, enlève les couches mortes, permet un bon étirement du dos et des membres.</p> <p>À chaque passage de griffes, le félin laisse un marquage visuel et olfactif grâce aux coussinets. Ce geste l’aide aussi à évacuer un trop-plein de <strong>stress</strong>, surtout s’il vit en intérieur, s’ennuie ou subit des changements à la maison. Un seul griffoir mal adapté ne peut pas, à lui seul, combler tous ces besoins.</p> <h2>Pourquoi le canapé l’emporte sur le griffoir</h2> <p>Le canapé coche souvent toutes les cases : surface large, stable, angles verticaux où le chat peut s’étirer de tout son long, tissu qui accroche bien les griffes et odeur très familière de son groupe social. À côté, un griffoir trop bas, léger, coincé dans un coin de passage discret ou couvert d’une texture qui ne lui plaît pas a peu de chance de rivaliser.</p> <p>Une fois les premières traces posées, le marquage se renforce : même endroit, même odeur, même rituel. Sans nettoyage en profondeur, le félin revient naturellement sur ce point précis. Si ces griffades s’accompagnent soudainement de miaulements insistants, d’isolement, d’agressivité ou de boiterie, une consultation vétérinaire s’impose pour écarter douleur ou maladie.</p> <h2>Rendre le griffoir irrésistible et protéger le canapé</h2> <p>La parade consiste à proposer plusieurs supports : colonnes d’au moins 90 cm, <strong>arbre à chat</strong> solide, griffoirs horizontaux et tapis à gratter. On varie les textures, entre sisal rugueux, carton alvéolé ou bois, et on les place là où le chat aime déjà se poser : près du canapé, de son panier ou d’une baie vitrée. Pour les rendre vraiment attractifs, on peut utiliser herbe à chat, cataire, quelques gouttes d’eau de cuisson de crevettes et des jouets suspendus, puis récompenser chaque utilisation par une friandise ou des caresses.</p> <p>En parallèle, on protège le meuble : housses ou plaids épais, films transparents, rubans adhésifs spéciaux anti-griffures et répulsifs naturels non toxiques sur les zones sensibles. Les anciennes marques sont nettoyées à l’eau savonneuse, sans javel, pour effacer le marquage. Les cris, la punition ou la prise de force augmentent l’anxiété et les griffades, tandis que le <strong>dégriffage</strong> chirurgical est proscrit en France depuis 1987. Si malgré ces aménagements le chat reste très nerveux, l’avis d’un vétérinaire ou d’un comportementaliste félin aide à ajuster l’environnement et les rituels du quotidien.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/animaux/votre-chat-a-un-griffoir-mais-detruit-le-canape-cette-erreur-courante-abime-vos-meubles-en-silence-1235376.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/animaux/votre-chat-a-un-griffoir-mais-detruit-le-canape-cette-erreur-courante-abime-vos-meubles-en-silence-1235376.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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