Elle a terminé en souffrance, 57e du sprint d’Oberhof, avec un 7/10 au tir. Mais ce n’est pas cette performance qui a provoqué les larmes d’Ingrid Tandrevold dans l’aire d’arrivée. C’est l’émotion vécue un peu plus tôt, avec l’hommage rendu à son compatriote Sivert Bakken, décédé le 23 décembre.

« Cette journée de compétition a été très particulière pour chacun d’entre nous, a confié la Norvégienne à VG. Elle a été riche en émotions et en solidarité. J’apprécie vraiment l’esprit de famille et d’équipe qui règne au sein du biathlon. »

Ingrid Tandrevold, après le sprint d’Oberhof.

« C’était très triste, mais aussi très beau, ajoute Tandrevold, les yeux embués. Le fait qu’il y ait une minute d’applaudissements et non une minute de silence en dit long sur la famille du biathlon. Nous voulons rendre hommage à Sivert. Et même si nous avons eu cette commémoration aujourd’hui, ce n’est pas fini. Sivert restera toujours dans nos cœurs. »

Julia Simon: « C’est difficile pour tout le monde »

Ingrid Tandrevold parlait de la solidarité dans le petit monde du biathlon. Le symbole, c’est ce beau geste de Julia Simon, venue réconforter son amie après la course.

« C’est toujours difficile de voir une amie…, a commenté la Française au près de NRK, sans finir sa phrase. Ce que je lui ai dit ? Rien, juste que c’était normal de pleurer. Je pense que c’est difficile pour tout le monde. C’est difficile pour l’équipe norvégienne et pour tous ceux qui le connaissaient bien. »

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